Bienvenue sur le Site du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon (91 – Essonne)!

Chers(es) visiteurs(ses) et passionnés(es) de radio et de sciences,

Le Radio-Club F5KEE vous accueille à la Maison des Associations de Viry-Châtillon, au cœur de l’Essonne. Dans ce lieu ouvert et convivial, nous réunissons toutes celles et ceux qui partagent la curiosité des sciences, des techniques et des communications sans fil.

Le radioamateurisme, c’est bien plus qu’un simple hobby :
c’est une passion universelle, où l’on apprend à dialoguer avec le monde entier, à construire ses propres antennes et équipements, à explorer la propagation des ondes, mais aussi à découvrir les technologies numériques et les satellites.

À qui s’adresse le radio-club ?

Le F5KEE s’adresse à tous les publics :

  • les curieux qui veulent découvrir ce qu’est la radio et comment on peut communiquer sans Internet,

  • les jeunes et étudiants attirés par la technique, l’électronique ou l’aéronautique,

  • les futurs radioamateurs qui souhaitent préparer la licence,

  • les opérateurs confirmés qui veulent partager leurs expériences, expérimenter ou participer à des contests,

  • et plus largement, toute personne désireuse d’apprendre, de pratiquer et d’échanger dans un cadre associatif.

Que fait-on au F5KEE ?

Nos activités sont variées et adaptées à tous les niveaux :

  • Découverte et formation : initiation aux bases de la radio, aide à la préparation de la licence radioamateur.

  • Pratique du trafic : contacts en phonie, en CW (morse), en modes numériques (FT8, …), via satellites ou encore à travers le monde en HF.

  • Expérimentations techniques : réalisation et essais d’antennes, utilisation du SDR, projets autour de l’Arduino ou d’interfaces numériques.

  • Activités collectives : organisation de démonstrations publiques, projets éducatifs en lien avec les écoles ou évènements internationaux (ARISS, QO-100, etc.).

  • Vie de club : échanges, entraide, convivialité et partage de connaissances dans une ambiance amicale.

Pourquoi nous rejoindre ?

Adhérer au Radio-Club F5KEE, c’est rejoindre une communauté dynamique et passionnée, c’est apprendre en pratiquant, c’est aussi trouver un lieu où la curiosité technique et la convivialité se conjuguent au quotidien.

C’est également l’occasion d’acquérir des bases solides en électricité et en électronique, compétences précieuses pour comprendre le fonctionnement des équipements mais aussi pour, pourquoi pas, préparer un futur métier dans les domaines techniques, scientifiques ou industriels.

Que vous soyez simple curieux, débutant ou opérateur chevronné, poussez la porte de la Maison des Associations de Viry-Châtillon : F5KEE vous accueille et vous invite à découvrir le monde fascinant du radioamateurisme.

L’équipe du Radio-Club F5KEE de Viry-Châtillon

Actualités radioamateurs du 4 septembre 2026

Banniere Actualites 04/09/2026

F5KEE vous accueille au FAB 2026 de Viry-Châtillon

Le radio-club F5KEE participera samedi 5 septembre à la Fête des associations et des bénévoles de Viry-Châtillon. Les visiteurs pourront rencontrer les membres du club, découvrir le radioamateurisme et échanger autour des communications radio, de l’électronique et des activités proposées tout au long de l’année. Le FAB 2026 se déroulera de 9 h à 17 h au parc des sports Henri-Longuet. Une excellente occasion de découvrir le club ou de se renseigner sur la préparation à l’examen radioamateur. F5KEE

Field Day de F6KRK à Châteaufort

Le radio-club F6KRK de Montigny-le-Bretonneux installera une station de campagne à l’Espace Pégoud de Châteaufort. L’opération commencera samedi 5 septembre à 14 h et se terminera dimanche à 14 h. Fonctionnant pendant 24 heures dans des conditions proches de celles rencontrées lors d’une coupure des infrastructures habituelles, la station tentera de réaliser un maximum de contacts. Après plus de 1 200 QSO avec 80 pays en 2025, l’équipe ambitionne cette année de monter sur le podium européen. L’accès au site est libre. Ville de Châteaufort

Toute l’Europe se retrouve sur 145 MHz

Le concours IARU Région 1 145 MHz se déroulera du samedi 5 septembre à 14 h UTC au dimanche 6 septembre à 14 h UTC. Pendant 24 heures, les stations françaises et européennes tenteront de multiplier les liaisons à longue distance en SSB et en CW sur la bande des 2 mètres. Les participants échangent généralement le report, un numéro de série et leur locator Maidenhead. Stations fixes, portables et équipes installées sur des points hauts profiteront de ce grand rendez-vous annuel pour tester leurs antennes et les conditions de propagation troposphérique. IARU Région 1

F8KHQ au Forum des associations de Clamart

Le radio-club de Clamart F8KHQ sera présent au Forum des associations samedi 5 septembre, de 10 h à 18 h, sur l’esplanade du Panorama. Les visiteurs pourront retrouver les radioamateurs clamartois au stand 142, découvrir leurs activités et obtenir des renseignements sur les communications radio, les modes numériques ou la préparation au certificat d’opérateur. Ce rendez-vous constitue une porte d’entrée idéale pour les habitants qui souhaitent comprendre le fonctionnement d’une station, rejoindre un radio-club ou simplement rencontrer des passionnés de technique et de radio. Informations pratiques

L’ARAM95 présente le radioamateurisme à Domont

L’ARAM95 participera au Forum des associations de Domont samedi 5 septembre. Les membres de l’association présenteront le radioamateurisme, ses différentes pratiques et les activités proposées dans le Val-d’Oise : liaisons locales ou internationales, transmissions numériques, satellites, expérimentations et initiation des jeunes. Le forum se tiendra de 9 h à 16 h au gymnase du lycée, avenue du Lycée à Domont. Les visiteurs pourront rencontrer les bénévoles, poser leurs questions et découvrir comment débuter l’écoute ou préparer l’examen radioamateur. Ville de Domont

Spectrum prêt pour un nouveau départ depuis la Norvège

Une nouvelle fenêtre de tir pourrait s’ouvrir ce 4 septembre pour la mission Onward and Upward d’Isar Aerospace. Le lanceur Spectrum doit décoller du centre spatial d’Andøya, en Norvège, pour son second vol de qualification. Il emportera cinq CubeSats — CyBEEsat, TriSat-S, Platform-6, FramSat-1 et SpaceTeamSat1 — ainsi que l’expérience non largable Let It Go. Développé par l’université norvégienne NTNU, FramSat-1 testera plusieurs technologies en orbite. Après plusieurs reports techniques, l’horaire exact reste soumis à confirmation, aux conditions météorologiques et à la disponibilité de la zone de sécurité. Isar Aerospace

Le Soleil se réveille avec une éruption M3.0

La nouvelle région active AR4524, apparue sur le bord nord-est du Soleil, a produit une éruption de classe M3.0, dont le maximum a été enregistré le 2 septembre vers 19 h 20 UTC. Une éjection de masse coronale a également été observée, mais sa trajectoire semble principalement éloignée de la Terre en raison de la position encore très excentrée de la région. AR4524 mérite néanmoins une surveillance attentive pendant sa rotation vers la face visible. Pour les radioamateurs, de nouvelles éruptions pourraient provoquer des perturbations momentanées de la propagation HF sur la partie éclairée du globe. EarthSky

L’EME sur 2,3 GHz et au-dessus commence demain

La seconde session 2026 du concours international Earth-Moon-Earth de l’ARRL débutera samedi 5 septembre à 00 h 00 UTC et se terminera dimanche 6 septembre à 23 h 59 UTC. Ce week-end est réservé aux bandes 2,3 GHz et supérieures. L’objectif consiste à contacter le plus grand nombre possible de stations en utilisant la Lune comme réflecteur. Les bandes 2,3, 3,4, 5,7, 10 GHz et au-delà devraient ainsi connaître une activité inhabituelle. Même sans station d’émission EME, les radioamateurs équipés pour les hyperfréquences pourront tenter d’écouter ces signaux particulièrement faibles. ARRL

Deux ballons à écouter sur 437,600 MHz

Deux ballons stratosphériques doivent être lâchés demain, samedi 5 septembre, depuis les Pays-Bas. Leurs petites balises transmettront leur télémétrie sur 437,600 MHz en modulation numérique 4FSK, probablement au format Horus Binary. La réception s’effectue en USB avec un récepteur ou une clé SDR ; il faudra tenir compte du décalage Doppler pendant le vol. Les trames pourront être décodées avec Horus-GUI puis envoyées vers SondeHub Amateur afin de participer au suivi collaboratif. Selon l’altitude et la trajectoire, les signaux pourraient devenir recevables à plusieurs centaines de kilomètres, éventuellement jusque dans le nord de la France. SondeHub Amateur

AD8307 et AD8318 : mesurer une puissance RF sans wattmètre classique

Découvrez comment les AD8307 et AD8318 mesurent la puissance RF en dBm et en watts, des bandes HF aux micro-ondes, avec atténuateur ou coupleur.

Mesurer la puissance d’un émetteur semble normalement exiger un wattmètre RF inséré entre la station et une charge fictive ou une antenne. Pourtant, deux circuits intégrés rendent possible la construction d’un appareil numérique compact couvrant une plage impressionnante : l’AD8307 pour les bandes HF et VHF, et l’AD8318 pour les UHF et les micro-ondes.

Ces composants ne supportent toutefois pas directement les 10, 50 ou 100 W d’un émetteur. Ils mesurent un échantillon fortement atténué du signal RF et produisent une tension continue exploitable par un Arduino, un ESP32 ou un RP2040.

Pourquoi un simple multimètre ne suffit-il pas ?

Un multimètre mesure facilement une tension continue ou un signal alternatif à 50 Hz. Mais à 14 MHz, 144 MHz ou 2,4 GHz, ses circuits d’entrée sont beaucoup trop lents. Il faut d’abord transformer le signal RF en une tension continue représentative de son niveau.

Une diode peut remplir cette fonction, mais sa tension de seuil limite fortement la mesure des petits signaux. Un détecteur logarithmique est beaucoup plus sensible et couvre une dynamique considérable : il peut détecter aussi bien des puissances de quelques nanowatts que des niveaux proches du milliwatt.

Avec un prélèvement correctement calculé, cette plage peut être transposée aux puissances utilisées dans une station radioamateur.

Du watt au dBm

Les détecteurs logarithmiques travaillent naturellement en décibels. La puissance est donc généralement exprimée en dBm, c’est-à-dire en décibels par rapport à 1 mW :

    \[P_{\mathrm{dBm}}=10\log_{10}\left(\frac{P_{\mathrm{W}}}{1\ \mathrm{mW}}\right)\]

Pour revenir aux watts :

    \[P_{\mathrm{W}}=10^{\frac{P_{\mathrm{dBm}}-30}{10}}\]

Quelques valeurs permettent de se repérer :

Puissance Niveau
1 µW −30 dBm
10 µW −20 dBm
100 µW −10 dBm
1 mW 0 dBm
10 mW +10 dBm
100 mW +20 dBm
1 W +30 dBm
10 W +40 dBm
100 W +50 dBm

Cette représentation facilite les calculs. Lorsqu’un atténuateur de 30 dB est placé devant le détecteur, il suffit d’ajouter 30 dB à la puissance mesurée pour retrouver celle présente à son entrée.

Comment fonctionne un détecteur logarithmique ?

L’AD8307 et l’AD8318 contiennent une succession d’étages amplificateurs. Lorsque le signal traverse cette chaîne, les derniers étages atteignent leur saturation avant les premiers. Chaque étage contribue à une détection globale dont la sortie suit approximativement le logarithme de l’amplitude RF.

Le résultat est une tension dite « linéaire en dB » : une variation de puissance de 1 dB provoque une variation presque constante de la tension de sortie.

La relation peut s’écrire sous une forme générale :

    \[V_{\mathrm{OUT}}=S\left(P_{\mathrm{IN}}-P_{\mathrm{INTERCEPT}}\right)\]

    \[<span class="katex">S\]

représente la pente en volts par décibel. Pour ces deux circuits, elle est voisine de 25 mV/dB, mais son sens est différent.

En pratique, on utilisera plutôt une équation obtenue par calibration :

    \[P_{\mathrm{IN}}(\mathrm{dBm})=aV_{\mathrm{OUT}}+b\]

Les coefficients aa et bb sont calculés en appliquant au montage au moins deux puissances RF connues.

L’AD8307 pour les bandes HF et VHF

L’AD8307 fonctionne du continu jusqu’à environ 500 MHz. Analog Devices annonce une dynamique maximale de 92 dB et une très bonne conformité logarithmique aux fréquences inférieures à 100 MHz.

Sa tension de sortie augmente avec la puissance reçue, avec une pente nominale de :

    \[+25\ \mathrm{mV/dB}\]

Il consomme seulement 7,5 mA et accepte une alimentation comprise entre 2,7 et 5,5 V. Il convient particulièrement aux applications suivantes :

  • wattmètre pour les bandes décamétriques ;
  • mesure d’un émetteur QRP ;
  • contrôle d’une balise WSPR ;
  • mesure sur 50 ou 144 MHz ;
  • indicateur de niveau pour générateur HF ;
  • mesure simultanée de la puissance directe et réfléchie.

Son fonctionnement reste possible vers 432 MHz, mais sa précision, sa sensibilité et sa régularité diminuent lorsqu’on approche de sa limite supérieure. Une calibration spécifique à cette bande devient alors indispensable.

L’AD8318 pour les UHF et les micro-ondes

L’AD8318 est destiné aux fréquences plus élevées. Sa conformité logarithmique est spécifiée de 1 MHz à 6 GHz et son fonctionnement reste utile jusqu’à environ 8 GHz.

Il trouve naturellement sa place sur :

  • 432 MHz ;
  • 1 296 MHz ;
  • 2,4 GHz, notamment pour QO-100 ;
  • 5,8 GHz ;
  • les équipements Wi-Fi et les montages micro-ondes expérimentaux.

Sa dynamique pratique se situe autour de 60 à 70 dB selon la fréquence et l’erreur acceptable. Contrairement à l’AD8307, sa tension de sortie diminue lorsque la puissance RF augmente. Sa pente nominale est donc :

    \[-25\ \mathrm{mV/dB}\]

L’AD8318 demande une alimentation de 5 V et consomme environ 68 mA. Son utilisation est également plus exigeante : pistes RF très courtes, plan de masse continu, connecteurs adaptés et découplage soigneux.

Les petits modules AD8318 vendus à bas prix facilitent les essais, mais leurs performances peuvent varier. La qualité du circuit imprimé, du connecteur SMA et des composants d’adaptation influence fortement la mesure, surtout à plusieurs gigahertz.

Comparatif RF AD8307 et AD8318

L’AD8307 privilégie la dynamique en HF/VHF, tandis que l’AD8318 étend la mesure aux bandes UHF et micro-ondes.

Trois façons de prélever la puissance RF

Mesurer directement un petit signal

Un générateur HF de laboratoire ou un oscillateur de quelques milliwatts peut être relié au détecteur, à condition de respecter sa plage d’entrée et l’impédance de 50 Ω.

Cette configuration convient à la mise au point d’oscillateurs, de filtres, d’amplificateurs ou d’atténuateurs. Elle ne doit jamais être raccordée directement à la sortie d’un émetteur de plusieurs watts.

Ajouter un atténuateur

Un atténuateur résistif réduit le niveau appliqué au détecteur. Avec une atténuation de 30 dB, la puissance est divisée par 1 000 :

    \[1\ \mathrm{W}=+30\ \mathrm{dBm}\]

Après une atténuation de 30 dB :

    \[P_{\mathrm{détecteur}}=30-30=0\ \mathrm{dBm}\]

Le détecteur ne reçoit plus que 1 mW. Toutefois, l’atténuateur placé en tête doit pouvoir dissiper presque toute la puissance initiale. Un modèle SMA prévu pour 2 W ne peut pas mesurer directement un émetteur de 100 W, même s’il offre 40 dB d’atténuation.

Mesure RF sûre d’un émetteur 100 W

Un coupleur de −40 dB réduit l’échantillon de 100 W à seulement 10 mW pour protéger le détecteur.

Employer un coupleur directionnel

Pour mesurer un émetteur HF de puissance moyenne ou élevée, le coupleur directionnel constitue la meilleure solution. Il laisse circuler l’essentiel de l’énergie entre l’émetteur et la charge, tout en prélevant une faible fraction du signal.

Prenons un émetteur de 100 W, soit +50 dBm, et un coupleur de 40 dB :

    \[P_{\mathrm{détecteur}}=50-40=+10\ \mathrm{dBm}\]

Le détecteur reçoit 10 mW, tandis que les 100 W circulent dans la ligne principale.

La précision dépend alors du facteur de couplage, de sa variation avec la fréquence et de la directivité du dispositif. Un coupleur réalisé pour les bandes HF ne conservera pas forcément les mêmes caractéristiques sur 144 ou 432 MHz.

Du détecteur à l’affichage numérique

Un wattmètre numérique complet se compose de plusieurs blocs :

  1. un atténuateur ou un coupleur ;
  2. un AD8307 ou un AD8318 ;
  3. un convertisseur analogique-numérique ;
  4. un microcontrôleur ;
  5. un écran ou une interface informatique.

Le microcontrôleur mesure

    \[V_{\mathrm{OUT}}\]

, applique les coefficients de calibration, ajoute l’atténuation du système de prélèvement puis convertit les dBm en watts :

    \[P_{\mathrm{ligne}}(\mathrm{dBm}) = P_{\mathrm{détecteur}}(\mathrm{dBm}) + A_{\mathrm{prélèvement}}(\mathrm{dB})\]

Comme 1 dB ne représente qu’environ 25 mV, la stabilité de l’alimentation et la qualité du convertisseur analogique-numérique sont importantes. Le moyennage de plusieurs mesures permet également de stabiliser l’affichage.

Peut-on se passer complètement d’un wattmètre étalon ?

Une fois calibré, le montage fonctionne sans wattmètre classique. Mais la première calibration exige une référence connue : générateur RF étalonné, analyseur de spectre, wattmètre emprunté au radio-club ou émetteur préalablement mesuré sur charge fictive.

Une calibration à deux points permet de déterminer la pente et le décalage. Pour une meilleure précision, on utilisera plusieurs niveaux et une table de correction différente pour chaque bande.

Cette opération compense :

  • les tolérances du détecteur ;
  • l’atténuation réelle du prélèvement ;
  • les pertes des câbles et connecteurs ;
  • la variation de réponse avec la fréquence ;
  • les erreurs du convertisseur analogique-numérique.

Le titre « sans wattmètre classique » doit donc être compris comme « sans wattmètre classique après calibration ».

Mesurer également le ROS

Avec un coupleur bidirectionnel et deux détecteurs identiques, il devient possible de mesurer séparément la puissance directe

    \[P_D\]

et la puissance réfléchie

    \[P_R\]

.

Architecture d’un wattmètre RF numérique

Deux détecteurs mesurent les puissances directe et réfléchie afin de calculer la puissance RF et le ROS.

Le coefficient de réflexion vaut :

    \[\Gamma|=\sqrt{\frac{P_R}{P_D}}\]

Le ROS est ensuite calculé par :

    \[ROS=\frac{1+|\Gamma|}{1-|\Gamma|}\]

Aux faibles niveaux réfléchis, la précision dépend surtout de la directivité du coupleur et du bruit résiduel des détecteurs. Un appareil affichant un ROS de 1,00 n’est donc pas nécessairement plus précis qu’un modèle indiquant 1,05 !

Attention à la nature du signal

Ces circuits sont généralement caractérisés avec une porteuse sinusoïdale continue. Leur indication est relativement simple à interpréter en CW ou en FM à amplitude constante.

En SSB, en AM ou avec certains modes numériques, l’enveloppe varie rapidement. Le résultat dépend alors du temps de réponse, du filtrage et du moyennage appliqué. Il faut préciser si l’on souhaite afficher :

  • la puissance instantanée ;
  • la puissance moyenne ;
  • la puissance de crête ;
  • la puissance moyenne sur la durée d’une émission.

Un détecteur logarithmique n’est pas un véritable wattmètre RMS thermique. Il additionne également tout ce qu’il reçoit dans sa bande passante : signal utile, bruit, harmoniques et rayonnements parasites. Un filtrage peut donc être nécessaire.

AD8307 ou AD8318 : lequel choisir ?

Pour un wattmètre décamétrique, un mesureur QRP ou un appareil couvrant 1,8 à 144 MHz, l’AD8307 est généralement le meilleur choix. Il est sensible, économique, peu gourmand et relativement facile à mettre en œuvre.

Pour 432 MHz, 1,2 GHz, 2,4 GHz ou 5,8 GHz, l’AD8318 devient préférable. Il demande davantage de précautions de construction, mais permet de couvrir les bandes micro-ondes, notamment pour surveiller la puissance d’un amplificateur QO-100.

Dans les deux cas, le circuit intégré n’est qu’un maillon de la chaîne. La précision finale dépendra autant du coupleur, de l’atténuateur, de l’adaptation 50 Ω et de la calibration que du détecteur lui-même.

Pour aller plus loin

Radioamateurs en Europe : pourquoi la France reste-t-elle à la traîne ?

Banniere Radioamateurs en Europe : où en est la France ?

Lorsque l’on évoque le déclin du radioamateurisme, le Japon constitue un cas spectaculaire : le pays qui a vu naître Icom, Yaesu et Kenwood a perdu une grande partie de ses radioamateurs en quelques décennies. Mais qu’en est-il plus près de chez nous ?

La situation européenne est très contrastée. L’Allemagne et le Royaume-Uni conservent une communauté importante, tandis que la France reste étonnamment peu représentée compte tenu de sa population. Pourtant, les derniers chiffres français apportent une petite surprise : après une longue érosion, la courbe semble enfin se redresser.

En France, une histoire en trois périodes

Les statistiques françaises montrent d’abord une progression importante durant les dernières décennies du XXe siècle.

En 1986, l’administration comptabilisait 13 610 radioamateurs. Le nombre continue ensuite d’augmenter et approche les 20 000 opérateurs à la fin des années 1990.

Puis la tendance s’inverse.

Année Radioamateurs en France
1986 13 610
1998 ≈ 19 540
2000 ≈ 18 000
2005 ≈ 16 100
2008 ≈ 15 300
2010 ≈ 14 800–15 000
2013 ≈ 14 200
2015 ≈ 13 900
2016 ≈ 13 700
2024 15 266

Les séries anciennes présentent quelques différences selon que l’on compte les opérateurs, les licences ou certains indicatifs. La tendance générale est néanmoins très claire.

Une réponse officielle du gouvernement indiquait ainsi 13 610 radioamateurs en 1986 et 14 990 en 2010, tout en reconnaissant que leur nombre était historiquement faible par rapport aux pays européens comparables.

Les statistiques historiques compilées à partir des rapports de l’administration permettent de mieux voir le phénomène : environ 19 500 radioamateurs en 1998, 17 996 en 2000, 15 706 en 2006, 14 963 en 2009 et autour de 13 700 en 2016.

Autrement dit, la France aurait perdu près de 30 % de ses radioamateurs entre la fin des années 1990 et le milieu des années 2010.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Un petit retournement français

Le rapport 2024 de l’ANFR comptabilise 15 266 radioamateurs enregistrés, auxquels s’ajoutent 422 radioclubs actifs. Plus intéressant encore : 413 nouveaux radioamateurs ont été certifiés durant l’année.

Nous sommes donc revenus au niveau du début des années 2000, sans toutefois retrouver le sommet de la fin des années 1990.

Cela pourrait signaler un changement de tendance.

Les modes numériques, FT8, les SDR, les satellites, QO-100, le trafic portable, POTA, SOTA, les microcontrôleurs et les nombreux projets associant radio et informatique ont profondément renouvelé l’image du radioamateurisme.

Il serait donc prématuré d’annoncer sa disparition.

Mais la population française a augmenté

Comparer uniquement le nombre d’indicatifs peut cependant être trompeur.

La France comptait environ 60,5 millions d’habitants en 2000, contre 69,1 millions début 2026.

Il faut donc rapporter le nombre de radioamateurs à la population.

Vers 2000 :

18 000 / 60,5 millions ≈ 30 radioamateurs pour 100 000 habitants.

Avec 15 266 opérateurs et une population d’environ 69 millions :

≈ 22 radioamateurs pour 100 000 habitants.

Évolution des radioamateurs en France

Évolution du nombre de radioamateurs en France et de leur proportion dans la population entre 1998 et 2024.

La remontée récente est donc réelle en valeur absolue, mais la densité de radioamateurs reste nettement inférieure à celle d’il y a un quart de siècle.

Et surtout, elle est faible comparée à certains voisins.

Traversons le Rhin

L’Allemagne constitue probablement le contraste le plus intéressant.

Au 31 décembre 2025, elle comptait 61 105 licences personnelles de radioamateur : 51 155 en classe A, 9 133 en classe E et déjà 817 dans la nouvelle classe N destinée à faciliter l’entrée dans le hobby.

Avec 83,5 millions d’habitants fin 2025, cela représente environ :

73 radioamateurs pour 100 000 habitants.

Contre environ 22 en France.

À population comparable, l’Allemagne possède donc proportionnellement plus de trois fois plus de radioamateurs.

La création récente de la classe N est également intéressante. Elle constitue une licence d’entrée plus accessible permettant aux débutants de découvrir progressivement le radioamateurisme avant éventuellement d’accéder aux classes supérieures.

Le Royaume-Uni : plus de 100 000 licences

Le cas britannique est encore différent.

L’Ofcom indique qu’environ 100 000 licences radioamateurs sont actuellement délivrées au Royaume-Uni.

Avec environ 69,5 millions d’habitants en 2025, cela représente théoriquement près de 144 licences pour 100 000 habitants.

Attention cependant : une licence britannique n’est pas nécessairement équivalente statistiquement à un « radioamateur enregistré » français. C’est précisément pourquoi les comparaisons internationales doivent être considérées comme des ordres de grandeur plutôt que comme un classement au radioamateur près.

Le Royaume-Uni dispose surtout d’un système progressif très intéressant : Foundation, Intermediate et Full. Le débutant peut commencer avec des connaissances relativement accessibles, pratiquer réellement la radio, puis progresser.

En 2024, l’Ofcom a d’ailleurs modernisé les conditions d’utilisation et augmenté certaines puissances autorisées, notamment pour les titulaires de la Foundation Licence.

Espagne et Italie : encore deux modèles différents

L’Espagne compterait aujourd’hui de l’ordre de 30 000 licences radioamateurs, soit approximativement une soixantaine pour 100 000 habitants. Sa population dépassait 49,1 millions d’habitants début 2025.

L’Italie possède elle aussi une importante tradition radioamateur, même si les données publiques facilement comparables sont plus difficiles à homogénéiser. Le système italien repose sur une patente d’opérateur puis une autorisation générale de station, désormais valable dix ans moyennant une contribution forfaitaire.

Cette difficulté statistique nous rappelle une règle essentielle : ne jamais comparer directement des listes d’indicatifs sans vérifier ce qu’elles représentent.

Radioamateurs en Europe : comparaison 2024/2025

Densité de radioamateurs dans plusieurs pays européens : avec environ 22 opérateurs pour 100 000 habitants, la France reste loin derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Pourquoi la France compte-t-elle si peu de radioamateurs ?

La question n’est pas nouvelle.

En 2011, le gouvernement français reconnaissait déjà officiellement que le nombre de radioamateurs était « historiquement faible » par rapport aux pays européens de taille comparable. Il évoquait notamment un examen français relativement sélectif, dont le taux de réussite était alors voisin de 63 %, alors que certains pays européens dépassaient 90 %.

Mais l’examen n’explique probablement pas tout.

La culture associative, la présence des radioclubs, la promotion auprès des jeunes, les liens avec les écoles et universités, la possibilité de commencer avec une licence simplifiée et la visibilité du radioamateurisme dans la société jouent probablement un rôle considérable.

Le modèle allemand est particulièrement instructif : plutôt que d’exiger immédiatement du débutant l’ensemble des connaissances nécessaires à une licence complète, la nouvelle classe N crée une porte d’entrée.

Internet n’a finalement pas tué la radio

Voilà peut-être le résultat le plus intéressant de cette comparaison.

Il y a quinze ans, l’administration française expliquait notamment la diminution des effectifs par « l’attractivité des réseaux Internet et sociaux ».

L’analyse semblait logique à l’époque.

Mais aujourd’hui, Internet est partout… et pourtant de nouveaux radioamateurs continuent d’arriver.

Car la radio offre précisément ce qu’Internet ne propose pas : construire sa propre antenne, comprendre une propagation, décoder un signal venu d’un satellite, contacter une station à 10 000 km avec quelques watts, expérimenter un SDR, lancer un ballon, faire rebondir un signal sur la Lune ou simplement installer une station portable au milieu d’un parc.

Internet n’est même plus nécessairement le concurrent du radioamateurisme : il en est devenu l’un des principaux outils d’apprentissage et de partage.

La France peut-elle remonter la pente ?

Les 15 266 radioamateurs enregistrés en 2024 ne permettent pas encore de parler de renaissance. Mais ils montrent au moins que la longue descente observée entre la fin des années 1990 et les années 2010 n’est pas irréversible.

Et les expériences britannique et allemande posent une question intéressante.

Plutôt que de se demander continuellement « pourquoi les jeunes ne viennent-ils plus à la radio ? », ne faudrait-il pas se demander :

« Comment leur permettre de commencer facilement ? »

Une licence d’initiation, davantage d’activités pratiques dans les radioclubs, des projets Arduino et SDR, des satellites, du FT8, du POTA, de la construction d’antennes et une présence plus importante dans les établissements scolaires pourraient probablement faire davantage pour l’avenir du radioamateurisme qu’une nostalgie permanente de l’époque où les bandes étaient pleines.

Le radioamateurisme européen n’est donc pas mort.

Mais lorsqu’un pays de 69 millions d’habitants compte environ 15 000 radioamateurs tandis que son voisin allemand en compte plus de 61 000, la France a manifestement encore une belle marge de progression.

Pour aller plus loin

POTA côté Hunter : chassez les parcs sans quitter votre shack ! (8/13)

Banniere Hunters POTA

Dans notre précédent article, « POTA : où planter l’antenne sans planter l’activation ? », nous avons vu comment trouver un parc, vérifier ses limites et choisir un emplacement adapté pour installer notre station.

Cette fois, laissez le sac à dos, la batterie et le mât télescopique au placard !

Pour participer à POTA, il n’est absolument pas nécessaire de partir dans un parc. Vous pouvez rester confortablement installé devant votre transceiver et partir à la chasse aux Activators du monde entier.

Bienvenue de l’autre côté du pile-up : vous êtes maintenant Hunter POTA !

Hunter POTA : aucune expédition nécessaire !

Le principe est extrêmement simple.

L’Activator émet depuis une référence POTA. Le Hunter, lui, cherche et contacte cet Activator.

Et contrairement à l’Activator, le Hunter n’a pas besoin de se trouver dans un parc POTA.

Maison, radio-club ou autre emplacement depuis lequel vous êtes autorisé à émettre : peu importe. Il suffit d’établir le contact avec la station activant le parc.

Pas de batterie à porter, pas de mât à monter et aucune inquiétude concernant la pluie…

Enfin une discipline sportive adaptée au fauteuil du shack !

Où se cachent les Activators ?

Direction le site Parks on the Air, dans la rubrique consacrée aux spots.

Vous y trouverez les Activators actuellement signalés avec notamment leur indicatif, la référence du parc, la fréquence, le mode et l’heure du spot.

Par exemple :

F4XXX — F-1234 — 14,260 MHz — SSB

Voilà notre cible !

Il suffit de régler le transceiver sur 14,260 MHz et surtout…

d’écouter.

Un spot indique qu’une station a été signalée sur cette fréquence, mais celle-ci peut avoir changé de fréquence, terminé son activation ou être momentanément inaudible chez vous.

La première règle du Hunter est donc exactement la même que partout ailleurs en radio :

écouter avant d’émettre.

POTA : Trouver un Activator en 30 secondes

Trouver un Activator POTA en quelques secondes : la liste des spots indique l’indicatif de l’Activator, la référence du parc, sa fréquence, son mode et l’heure du dernier signalement. Choisissez une station, réglez votre transceiver sur sa fréquence et surtout écoutez avant d’appeler : un spot peut dater de quelques minutes et l’Activator peut avoir changé de fréquence ou être passé QRT.

Notre premier QSO Hunter

Nous entendons :

« CQ POTA, CQ POTA, F4XXX depuis F-1234… »

Pas besoin de discours compliqué.

Lorsque l’Activator termine son appel, donnez simplement votre indicatif :

« F5KEE »

S’il vous reprend :

« F5KEE, vous êtes 59 »

répondez avec son report :

« Merci, vous êtes également 59. 73 ! »

Et voilà.

Votre premier parc est chassé !

Selon les opérateurs et les conditions, l’échange peut évidemment être un peu plus détaillé. Certains donnent systématiquement leur référence de parc, d’autres la répètent périodiquement.

Le principe reste cependant celui d’un QSO radioamateur normal.

POTA : Votre premier QSO Hunter

Votre premier QSO Hunter POTA : repérez un Activator dans la liste des spots, écoutez sa fréquence puis donnez clairement votre indicatif lorsqu’il appelle. Après l’échange des reports, conservez le QSO dans votre propre log. Le crédit POTA apparaîtra lorsque l’Activator aura envoyé et fait traiter son fichier ADIF : le Hunter n’a aucun log à transmettre à POTA.

Au secours, tout le monde appelle !

Vous venez malheureusement de choisir un Activator très recherché.

Dix indicatifs arrivent simultanément.

Bienvenue dans le pile-up POTA.

La tentation consiste à répéter son indicatif cinq fois avec encore davantage de puissance.

Mauvaise stratégie.

Écoutez plutôt comment travaille l’Activator.

S’il annonce :

« La station F4 seulement… »

et que votre indicatif commence par F5, n’appelez pas.

S’il reprend :

« Station avec Kilo November ? »

laissez répondre la station concernée.

En revanche, si vous reconnaissez une partie de votre propre indicatif, répondez clairement avec votre call complet.

Un pile-up bien géré fonctionne parce que l’Activator dirige le trafic et les Hunters écoutent ses instructions.

POTA : Dans un pile-up : soyez celui qu'on entend !

Dans un pile-up POTA, soyez celui qu’on entend ! Écoutez les consignes de l’Activator, donnez votre indicatif une seule fois, clairement et au bon moment, puis attendez qu’il vous reprenne. Répéter son call sans arrêt ou augmenter inutilement la puissance ne fait souvent qu’ajouter du QRM : en pile-up, l’écoute et la discipline sont les meilleures alliées du Hunter.

Faut-il envoyer notre log à POTA ?

Voilà une particularité importante du programme :

non.

Les Hunters n’envoient pas leurs logs à POTA pour obtenir leurs crédits.

C’est le fichier transmis par l’Activator qui permet au système d’enregistrer les contacts des Hunters.

Cela explique pourquoi, dans notre article précédent consacré à l’ADIF, nous insistions sur un point : même une activation comportant moins de dix QSO doit être envoyée à POTA.

Les Hunters contactés attendent leurs crédits !

Cela ne vous empêche évidemment pas d’enregistrer vos contacts dans votre logiciel habituel. C’est même recommandé pour conserver votre propre historique, envoyer une QSL ou alimenter d’autres services de log.

Mon QSO n’apparaît pas !

Vous venez de contacter un superbe parc à l’autre bout de l’Europe.

Vous ouvrez immédiatement votre compte POTA…

Rien.

Pas de panique.

Le QSO ne peut apparaître qu’après le traitement du log envoyé par l’Activator.

Celui-ci est peut-être encore dans son parc, en train de démonter son dipôle, de rentrer chez lui ou simplement de boire le café qu’il avait oublié pendant son pile-up.

Il peut donc s’écouler un certain temps avant que le contact apparaisse dans vos statistiques.

Si le QSO n’est toujours pas présent après l’envoi du log, une erreur d’indicatif est également possible.

D’où l’intérêt de toujours donner son call clairement et complètement.

Et maintenant… collectionnons les parcs !

Un premier parc en appelle rapidement un deuxième.

Puis un troisième.

Votre tableau de bord POTA commence alors à enregistrer vos activités de Hunter et votre progression.

POTA propose différents awards, qui permettent de transformer la chasse en véritable jeu de collection.

Vous pouvez ainsi chercher à contacter de nouvelles références, multiplier les parcs, travailler différentes zones ou poursuivre certains objectifs particuliers proposés par le programme.

Et contrairement aux diplômes traditionnels nécessitant parfois l’envoi de cartes QSL ou de justificatifs, le système POTA s’appuie directement sur les QSO enregistrés dans sa base.

Petit à petit, la carte se remplit.

Hunter aujourd’hui, Activator demain

Chasser les parcs constitue d’ailleurs un excellent entraînement avant une première activation.

Après quelques dizaines de contacts, vous aurez entendu différentes façons de lancer CQ, de gérer un pile-up, de donner une référence, de demander plusieurs fois un indicatif difficile ou d’annoncer un changement de fréquence.

Vous découvrirez également les petites habitudes qui facilitent énormément la vie de l’Activator.

Un Hunter qui donne son indicatif une seule fois, lentement et clairement est souvent beaucoup plus facile à sortir du bruit qu’une station qui le répète trois fois à toute vitesse.

Lorsque vous passerez vous-même derrière le micro dans un parc, ces expériences deviendront très utiles.

Et si le Hunter est lui-même dans un parc ?

Alors les choses deviennent encore plus intéressantes.

Supposons que vous activiez F-1234 et entendiez un opérateur activant F-5678.

Vous le contactez.

Vous êtes tous les deux Activators et chacun est également Hunter de l’autre parc.

C’est un Park-to-Park, ou P2P.

N’oubliez alors surtout pas d’échanger et de noter les références des deux parcs. Comme nous l’avons vu dans notre article consacré au fichier ADIF, cette information permettra d’identifier correctement le contact P2P.

Un seul QSO peut donc participer simultanément à votre activation, à celle de votre correspondant et à vos statistiques Park-to-Park.

Peut-on chasser sans la liste des spots ?

Bien sûr !

POTA existait dans nos radios avant d’exister sur nos écrans.

Rien ne vous empêche de parcourir les bandes à la recherche d’un :

« CQ POTA… »

Vous pouvez également tomber sur une activation par hasard pendant un QSO ordinaire.

En CW et dans certains modes numériques, des réseaux automatiques comme le Reverse Beacon Network peuvent également aider à repérer l’activité de certaines stations.

Mais la page des spots POTA reste évidemment le moyen le plus simple pour commencer.

Le meilleur équipement du Hunter ?

On pourrait répondre :

une beam, un amplificateur et un superbe SDR.

Mais avant tout cela, il existe un équipement beaucoup moins coûteux :

de bonnes oreilles.

Écoutez l’Activator, respectez son rythme, attendez qu’il termine le QSO précédent et donnez clairement votre indicatif.

Vous augmenterez vos chances d’être entendu tout en facilitant la vie de l’opérateur situé dans le parc.

Et lorsque la propagation est bonne, quelques minutes devant la liste des spots peuvent rapidement vous faire voyager de parc en parc…

sans même avoir besoin de mettre vos chaussures de randonnée !

Pour aller plus loin

Pourquoi le pays qui fabriquait nos Icom, Yaesu et Kenwood perd-il plus de 1 000 stations radioamateurs par mois ?

Banniere Le déclin de la radioamateur japonaise Le déclin de la radioamateur japonaise

Pour plusieurs générations de radioamateurs européens, le Japon est indissociable de notre hobby. Icom, Yaesu, Kenwood : trois noms qui ont peuplé nos shacks avec des appareils devenus parfois mythiques.

Le Japon fut également pendant longtemps l’un des pays comptant le plus grand nombre de stations radioamateurs au monde. Pourtant, un chiffre inquiète aujourd’hui : depuis juin 2025, le pays perd plus de 1 000 stations par mois.

Et cette diminution ne semble pas vouloir ralentir.

De 1,36 million à moins de 330 000 stations

Le sommet historique est atteint en avril 1995 avec 1 364 316 stations radioamateurs enregistrées.

Trente et un ans plus tard, le contraste est spectaculaire.

En janvier 2026, il n’en reste plus que 332 120. Fin mars, le nombre passe sous la barre symbolique des 330 000 avec 329 653 stations, puis 328 288 fin avril.

Entre mars et avril seulement, 1 365 stations supplémentaires ont disparu.

Plus impressionnant encore : d’après les statistiques publiées par le ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications, cette diminution supérieure à 1 000 stations mensuelles se poursuit sans interruption depuis juin 2025.

Il faut cependant préciser ce que nous comptons : il s’agit ici de stations radioamateurs enregistrées, ce qui n’est pas exactement la même chose que le nombre de personnes possédant une qualification d’opérateur.

Mais la tendance, elle, est incontestable.

Est-ce simplement parce que le Japon perd des habitants ?

On pourrait être tenté d’invoquer immédiatement la démographie japonaise.

Le pays vieillit et sa population diminue. Mais les proportions n’ont rien de comparable.

Le Japon comptait environ 125,5 millions d’habitants en 1995. Trente ans plus tard, sa population reste proche de 123 millions.

Pendant que la population diminuait de quelques pourcents, le nombre de stations radioamateurs chutait, lui, d’environ 76 %.

Rapportons les deux valeurs à la population.

En 1995 :

environ 10,9 stations radioamateurs pour 1 000 habitants.

Aujourd’hui :

environ 2,6 stations pour 1 000 habitants.

La densité des stations radioamateurs a donc été divisée par plus de quatre.

Japon : population stable, radios en chute

Depuis 1995, la population japonaise a peu diminué, tandis que le nombre de stations radioamateurs a chuté d’environ 76 %.

La baisse démographique japonaise n’explique clairement pas, à elle seule, la disparition des radioamateurs.

Une communauté qui vieillit

La JARL, l’association nationale japonaise des radioamateurs, ne cache d’ailleurs plus son inquiétude.

En 2026, elle indiquait qu’environ 80 % de ses membres avaient 60 ans ou plus, tandis que les moins de 30 ans ne représentaient qu’environ 1,5 % des adhérents.

Le problème apparaît alors beaucoup plus clairement : les anciens opérateurs cessent progressivement leur activité et ne sont pas remplacés en nombre suffisant par de nouveaux venus.

Et ce phénomène pourrait bien concerner demain de nombreux pays européens.

Le smartphone a changé la signification du DX

Il faut également se souvenir de ce que représentait la radio il y a quarante ou cinquante ans.

Entendre depuis son domicile une station située en Australie ou au Japon était extraordinaire. Quelques watts, une antenne et les propriétés de l’ionosphère permettaient de communiquer à l’autre bout du monde.

Aujourd’hui, un adolescent peut discuter gratuitement en vidéo avec Tokyo depuis son téléphone.

Présenter le radioamateurisme uniquement comme « un moyen de parler très loin » est donc devenu beaucoup moins convaincant.

À cela s’ajoute un autre problème particulièrement sensible au Japon : l’urbanisation. Installer un dipôle de 40 mètres ou une beam sur le toit d’un appartement à Tokyo n’est évidemment pas toujours simple !

Pourtant, le Japon continue de fabriquer nos radios

Voilà tout le paradoxe.

Le marché radioamateur intérieur s’est considérablement contracté, mais l’industrie japonaise reste incontournable.

L’histoire d’Icom illustre parfaitement cette relation. L’entreprise qui deviendra Icom commence notamment par fabriquer du matériel radioamateur et développe très tôt des technologies nouvelles, des transistors aux synthétiseurs PLL.

Les appareils japonais ont ensuite accompagné toutes les grandes évolutions de nos stations.

Ainsi, le pays qui comptait autrefois plus d’un million de stations est progressivement devenu un pays qui fabrique des transceivers pour une communauté radioamateur devenue mondiale.

Deux époques, une même passion

Du transceiver analogique au SDR et aux satellites : les technologies changent, mais l’expérimentation reste au cœur du radioamateurisme.

Le radioamateurisme japonais est-il condamné ?

Pas nécessairement.

La JARL a parfaitement identifié le problème. Elle propose notamment aux moins de 22 ans une première année d’adhésion gratuite et développe les possibilités de découverte de la radio sans imposer immédiatement toutes les démarches traditionnelles.

Elle souhaite également renforcer les activités dans les écoles, les musées scientifiques et accompagner davantage les jeunes depuis la découverte de la radio jusqu’à l’obtention de leur licence.

Le symbole est d’autant plus fort que la JARL fête ses 100 ans en 2026, avant le centenaire du radioamateurisme japonais en 2027.

Et si le Japon nous montrait notre avenir ?

La question dépasse largement les frontières japonaises.

Le radioamateurisme devra probablement évoluer pour attirer une nouvelle génération.

Son avenir n’est peut-être plus seulement le QSO phonie traditionnel. Il se trouve également dans le SDR, les modes numériques, les satellites, les pico-ballons, le POTA, le SOTA, l’EME, les micro-ondes, la radioastronomie, Arduino, ESP32 et l’expérimentation électronique.

SDR, satellites, portable, électronique, EME ou radioastronomie : l’avenir du radioamateurisme passe aussi par de nouvelles façons d’expérimenter.

SDR, satellites, portable, électronique, EME ou radioastronomie : l’avenir du radioamateurisme passe aussi par de nouvelles façons d’expérimenter.

Car le smartphone possède finalement un gros défaut : tout fonctionne sans que son utilisateur comprenne réellement comment.

Le radioamateur fait exactement l’inverse.

Il construit une antenne, mesure son adaptation, expérimente un mode numérique, programme un microcontrôleur, reçoit un satellite ou tente de faire rebondir quelques watts sur la Lune.

C’est peut-être là que se trouve la réponse.

Le radioamateurisme ne doit plus seulement apprendre aux jeunes à communiquer. Il doit leur donner envie de comprendre comment une communication devient possible.

Le Japon ne nous annonce donc peut-être pas la disparition du radioamateurisme.

Il nous prévient simplement que, pour survivre, notre hobby devra savoir se réinventer.

Pour en savoir plus

• JARL – Japan Amateur Radio League : informations, actualités et initiatives de l’association japonaise
https://www.jarl.org/

• Centenaire du radioamateurisme japonais : histoire et manifestations organisées en 2026-2027
https://100th.jarl.org/en/

• Statistiques récentes du nombre de stations radioamateurs japonaises – HamLife.jp
https://www.hamlife.jp/2026/05/08/soumusyo-toukei-202603/

• JARL – Actions en faveur de la prochaine génération de radioamateurs
https://www.jarl.org/Japanese/2_Joho/News2026/2026_news-2.htm

• JARL – Programme d’adhésion destiné aux moins de 22 ans
https://www.jarl.org/campaign/campaign.htm

• Icom – Histoire de l’entreprise et des premiers équipements radioamateurs
https://www.icom.co.jp/corporate/history/

Boîtiers CMS/SMD SOT : dimensions, broches, pas et équivalences

Banniere SMD / CMS SOT

Lorsqu’on récupère un composant CMS sur une carte électronique ou que l’on cherche son empreinte dans un logiciel de CAO, une question revient rapidement : quel est exactement ce boîtier ?

SOT-23, SOT-89, SOT-323, SOT-363, SOT-523, SC-70… Les références sont nombreuses et certains boîtiers semblent presque identiques à l’œil nu.

Pourtant, quelques informations permettent généralement de les différencier : dimensions du corps, encombrement avec les broches, nombre de broches et pas entre celles-ci.

Cette page propose deux tableaux complémentaires :

  • le premier est classé par numéro SOT, pour retrouver rapidement les caractéristiques d’un boîtier connu ;
  • le second est classé par dimensions, pour identifier un boîtier inconnu posé sur l’établi.

Que signifie SOT ?

SOT signifie Small Outline Transistor.

Ces boîtiers ont initialement été développés pour les transistors montés en surface, mais ils accueillent aujourd’hui de nombreux composants :

  • transistors bipolaires ;
  • MOSFET ;
  • diodes ;
  • régulateurs ;
  • amplificateurs opérationnels ;
  • comparateurs ;
  • circuits logiques ;
  • circuits RF ;
  • capteurs ;
  • petits convertisseurs.

Attention : le numéro qui suit SOT n’indique pas la taille du composant. Un SOT-323 est par exemple nettement plus petit qu’un SOT-223.

Tableau 1 — Boîtiers classés par numéro SOT

Ce premier tableau constitue le tableau de référence. Si vous connaissez déjà l’appellation du boîtier, recherchez simplement son numéro.

Boîtier Équivalence / autre nom Broches Corps seul L × l Hors tout L × l approx. Pas Usages courants
SOT-23 TO-236AB 3 ≈ 2,9 × 1,3 mm ≈ 2,9 × 2,4 mm 1,90 mm Transistors, MOSFET, diodes, références
SOT-23-5 SOT-25* 5 ≈ 2,9 × 1,6 mm ≈ 2,9 × 2,8 mm 0,95 mm LDO, AOP, comparateurs, capteurs
SOT-23-6 SOT-26* 6 ≈ 2,9 × 1,6 mm ≈ 2,9 × 2,8 mm 0,95 mm Analogique, RF, DC/DC
SOT-25 SOT-23-5* 5 ≈ 2,9 × 1,6 mm ≈ 2,9 × 2,8 mm 0,95 mm Régulateurs, AOP, petits CI
SOT-26 SOT-23-6* 6 ≈ 2,9 × 1,6 mm ≈ 2,9 × 2,8 mm 0,95 mm Logique, analogique, RF
SOT-89 TO-243 / SC-62 3 ≈ 4,5 × 2,5 mm ≈ 4,5 × 4,0 mm 1,50 mm Régulateurs, transistors moyenne puissance
SOT-143 4 ≈ 2,9 × 1,3 mm ≈ 2,9 × 2,4 mm asymétrique RF, doubles diodes, protections
SOT-223 TO-261 / SC-73 3 + tab ≈ 6,5 × 3,5 mm ≈ 6,5 × 7,0 mm 2,30 mm Régulateurs, transistors et MOSFET de puissance
SOT-323 SC-70 3 ≈ 2,0 × 1,25 mm ≈ 2,0 × 2,1 mm 1,30 mm Transistors, MOSFET, diodes, RF
SOT-343 SC-70-4 / SC-82* 4 ≈ 2,0 × 1,25 mm ≈ 2,0 × 2,1 mm ≈ 0,65 mm RF, doubles composants
SOT-353 SC-70-5 5 ≈ 2,0 × 1,25 mm ≈ 2,0 × 2,1 mm 0,65 mm Logique, AOP, comparateurs
SOT-363 SC-70-6 6 ≈ 2,0 × 1,25 mm ≈ 2,0 × 2,1 mm 0,65 mm Doubles transistors, diodes, RF
SOT-416 SC-75 3 ≈ 1,6 × 0,8 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm ≈ 1,0 mm Transistors et diodes miniatures
SOT-457 SC-74 6 ≈ 3,0 × 1,5 mm ≈ 3,0 × 2,8 mm 0,95 mm Doubles transistors, réseaux de diodes
SOT-523 SC-75A* 3 ≈ 1,6 × 0,8 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm 1,00 mm Transistors, MOSFET, diodes
SOT-553 5 ≈ 1,6 × 1,2 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm 0,50 mm Logique, analogique, petits CI
SOT-563 6 ≈ 1,6 × 1,2 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm 0,50 mm Doubles transistors, diodes, logique
SOT-666 6 ≈ 1,6 × 1,6 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm ≈ 0,50 mm MOSFET doubles, commutation
SOT-723 3 ≈ 1,2 × 0,8 mm ≈ 1,2 × 1,2 mm 0,80 mm Transistors, diodes, RF
SOT-753 5 ≈ 1,2 × 0,8 mm ≈ 1,2 × 1,2 mm ≈ 0,40 mm Logique, petits CI
SOT-763 6 ≈ 1,2 × 0,8 mm ≈ 1,2 × 1,2 mm ≈ 0,40 mm Logique, réseaux, petits CI
SOT-883 DFN1006-3* 3 ≈ 1,0 × 0,6 mm ≈ 1,0 × 0,6–1,0 mm ≈ 0,35–0,40 mm RF, commutation, haute densité
SOT-886 XSON6 / DFN1006-6* 6 ≈ 1,0 × 0,6 mm ≈ 1,0 × 0,6 mm ≈ 0,35 mm Logique, RF, protections
SOT-891 DFN/XSON miniature* variable ≈ 1,0 × 1,0 mm ≈ 1,0 × 1,0 mm variable MOSFET, protections

* Les appellations équivalentes peuvent varier suivant les fabricants. Pour réaliser une empreinte PCB, consultez toujours la datasheet du composant concerné.

Corps, hors tout et pas : de quoi parle-t-on ?

La dimension « corps seul » correspond uniquement à la partie moulée du composant.

La dimension « hors tout » comprend également les terminaisons métalliques.

Le pas, appelé pitch dans les documentations anglophones, est la distance mesurée du centre d’une broche au centre de la broche voisine. Il ne faut donc pas mesurer simplement l’espace vide entre les deux pattes.

Ces trois informations, associées au nombre de broches, constituent une véritable signature mécanique du boîtier.

Guide de mesure d’un boîtier SOT

Comment mesurer les dimensions et le pas des broches d’un boîtier CMS/SMD de type SOT.

Tableau 2 — Identifier un SOT par ses dimensions

Voici maintenant le problème inverse : nous avons un composant inconnu devant nous.

Le tableau est approximativement classé du plus grand au plus petit. Commencez par mesurer le corps, puis comptez les broches.

Corps seul L × l Hors tout approx. Broches Pas Boîtier probable Équivalence
≈ 6,5 × 3,5 mm ≈ 6,5 × 7,0 mm 3 + tab 2,30 mm SOT-223 TO-261 / SC-73
≈ 4,5 × 2,5 mm ≈ 4,5 × 4,0 mm 3 1,50 mm SOT-89 TO-243 / SC-62
≈ 3,0 × 1,5 mm ≈ 3,0 × 2,8 mm 6 0,95 mm SOT-457 SC-74
≈ 2,9 × 1,6 mm ≈ 2,9 × 2,8 mm 5 0,95 mm SOT-23-5 / SOT-25
≈ 2,9 × 1,6 mm ≈ 2,9 × 2,8 mm 6 0,95 mm SOT-23-6 / SOT-26
≈ 2,9 × 1,3 mm ≈ 2,9 × 2,4 mm 3 1,90 mm SOT-23 TO-236AB
≈ 2,9 × 1,3 mm ≈ 2,9 × 2,4 mm 4 asymétrique SOT-143
≈ 2,0 × 1,25 mm ≈ 2,0 × 2,1 mm 3 1,30 mm SOT-323 SC-70
≈ 2,0 × 1,25 mm ≈ 2,0 × 2,1 mm 4 ≈ 0,65 mm SOT-343 SC-70-4*
≈ 2,0 × 1,25 mm ≈ 2,0 × 2,1 mm 5 0,65 mm SOT-353 SC-70-5
≈ 2,0 × 1,25 mm ≈ 2,0 × 2,1 mm 6 0,65 mm SOT-363 SC-70-6
≈ 1,6 × 1,6 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm 6 ≈ 0,50 mm SOT-666
≈ 1,6 × 1,2 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm 5 0,50 mm SOT-553
≈ 1,6 × 1,2 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm 6 0,50 mm SOT-563
≈ 1,6 × 0,8 mm ≈ 1,6 × 1,6 mm 3 ≈ 1,0 mm SOT-416 / SOT-523* SC-75 / SC-75A*
≈ 1,2 × 0,8 mm ≈ 1,2 × 1,2 mm 3 0,80 mm SOT-723
≈ 1,2 × 0,8 mm ≈ 1,2 × 1,2 mm 5 ≈ 0,40 mm SOT-753
≈ 1,2 × 0,8 mm ≈ 1,2 × 1,2 mm 6 ≈ 0,40 mm SOT-763
≈ 1,0 × 1,0 mm ≈ 1,0 × 1,0 mm variable variable SOT-891 DFN/XSON*
≈ 1,0 × 0,6 mm ≈ 1,0 × 0,6–1,0 mm 3 ≈ 0,35–0,40 mm SOT-883 DFN1006-3*
≈ 1,0 × 0,6 mm ≈ 1,0 × 0,6 mm 6 ≈ 0,35 mm SOT-886 XSON6*

* Vérifiez systématiquement le dessin mécanique du fabricant lorsque plusieurs désignations sont possibles.

Exemple pratique d’identification

Imaginons que nous récupérions un minuscule composant sur une carte.

Le pied à coulisse donne environ :

2,0 × 1,25 mm

Nous comptons ensuite ses connexions.

Avec 3 broches, nous nous orientons vers le SOT-323 / SC-70.

Avec 5 broches, le candidat devient le SOT-353 / SC-70-5.

Avec 6 broches, il s’agit probablement d’un SOT-363 / SC-70-6.

On peut donc retenir cette méthode :

dimensions du corps → nombre de broches → pas → dimensions hors tout → datasheet.

Comparaison des boîtiers SOT à l’échelle

Comparaison à la même échelle des principaux boîtiers SOT, du SOT-223 au minuscule SOT-723.

Du SOT-223 au minuscule SOT-723

Pour avoir une idée des dimensions relatives, retenons cette progression :

SOT-223 → SOT-89 → SOT-23 → SOT-323 → SOT-523 → SOT-723

Le SOT-23 reste relativement confortable à souder manuellement. Avec les SOT-523 et surtout SOT-723, une brucelle fine, du flux et une bonne loupe ou un microscope deviennent rapidement indispensables.

Ne pas confondre SOT et SOD

On rencontre également des appellations comme SOD-323, SOD-523 ou SOD-723.

SOD signifie Small Outline Diode. Ces boîtiers possèdent généralement deux terminaisons et sont principalement destinés aux diodes.

Ainsi, malgré la ressemblance des appellations, un SOT-323 et un SOD-323 ne correspondent pas à la même empreinte.

Les équivalences sont à prendre avec précaution

SOT, SC, TO, TSOT, DFN ou XSON appartiennent à différentes nomenclatures. Deux appellations peuvent désigner des enveloppes extrêmement proches sans garantir une interchangeabilité parfaite.

Les dimensions peuvent également varier légèrement suivant le fabricant, la longueur des terminaisons et les tolérances de fabrication.

Ces tableaux sont donc destinés à identifier et comparer les boîtiers, pas à remplacer leur documentation mécanique.

Pour réaliser un PCB :

identifiez le composant → téléchargez sa datasheet → consultez le dessin mécanique → utilisez le “recommended land pattern” du fabricant.

À retenir

Les deux tableaux de cette page s’utilisent donc dans des situations opposées.

Vous connaissez la référence SOT ?
Utilisez le tableau 1, classé numériquement.

Vous avez un composant inconnu sur l’établi ?
Utilisez le tableau 2, classé par dimensions.

Dans ce second cas, quatre informations permettent généralement de trouver rapidement la famille du boîtier :

dimensions du corps + nombre de broches + pas + dimensions hors tout.

Une fois le boîtier identifié, il restera éventuellement une seconde enquête : retrouver la référence exacte du composant à partir du marquage SMD gravé ou imprimé sur son boîtier.

POTA : où planter l’antenne sans planter l’activation ? (7/13)

POTA : Choisir un parc

⚠ Mise à jour — août 2026

La situation des références françaises a évolué après la démission du représentant français POTA.
Avant de préparer votre activation, consultez notre article
« POTA France 2026 : que faire sans coordinateur français ?  9/9»
pour connaître la situation actuelle et la procédure à suivre.

Dans notre précédent article, « POTA : du premier CQ au fichier ADIF ! », nous avons suivi nos contacts depuis le carnet de trafic jusqu’à leur enregistrement dans POTA.

Mais avant de faire le premier QSO, encore faut-il répondre à une question beaucoup plus terre à terre :

où allons-nous installer la station ?

Car un joli coin de verdure n’est pas automatiquement un parc POTA. Et même lorsqu’un parc possède une référence POTA, la petite pastille affichée sur la carte ne signifie pas nécessairement : « plantez votre antenne ici ! »

Voyons donc comment préparer notre prochaine expédition.

Première étape : trouver un vrai parc POTA

Le plus simple consiste à commencer par la carte officielle POTA.

Elle permet de rechercher les parcs disponibles autour d’une région et de consulter leur référence. On peut ainsi repérer plusieurs candidats avant de préparer sa sortie.

Mais attention à une subtilité importante : les coordonnées et points affichés par POTA donnent une localisation approximative du parc.

La documentation officielle précise qu’ils ne doivent pas être utilisés comme référence de navigation ni comme définition exacte des limites du parc.

Autrement dit, voir une pastille POTA sur un parking ne garantit absolument pas que ce parking se trouve à l’intérieur du périmètre autorisé !

comment trouver un parc sur la carte

Trouver son prochain parc POTA : la carte officielle permet de rechercher une région, d’explorer les références disponibles et de consulter la fiche de chaque parc. Attention toutefois : le marqueur affiché donne une localisation indicative. Avant de choisir votre emplacement d’activation, vérifiez toujours les limites réelles du parc auprès de son gestionnaire officiel.

La vraie frontière est celle du gestionnaire

Une fois notre référence POTA choisie, il faut donc rechercher les informations officielles du parc.

Site Internet du gestionnaire, carte officielle, portail cartographique public ou données SIG peuvent permettre de connaître précisément ses limites.

C’est particulièrement important pour les grands espaces naturels où peuvent se trouver des routes, des habitations ou même des terrains privés enclavés.

La règle POTA est pourtant très simple :

l’Activator et l’ensemble de son équipement doivent être à l’intérieur des limites du parc et sur une propriété publique.

Radio, batterie, table, antenne, mât… tout doit donc se trouver du bon côté de la frontière.

Une activation depuis une propriété privée voisine n’est pas valide, même si l’antenne rayonne merveilleusement bien au-dessus du parc.

POTA : dedans ou dehors

Dedans ou dehors ? En POTA, quelques mètres peuvent tout changer ! L’Activator et son équipement doivent se trouver dans les limites officielles du parc, sur une propriété publique. Parking, clairière ou emplacement idéal pour l’antenne : vérifiez toujours le périmètre réel du parc avant de vous installer, car un excellent spot radio situé juste de l’autre côté de la limite ne permet pas une activation valide.

La voiture peut-elle rester la station ?

Oui.

POTA autorise les activations depuis une voiture, un camping-car ou un autre véhicule, à condition que celui-ci soit légalement stationné sur une propriété publique à l’intérieur des limites du parc.

Voilà une excellente solution pour débuter.

On peut utiliser la batterie du matériel portable, rester à l’abri en cas de météo incertaine et installer une antenne légère à proximité.

Mais là encore, attention au parking : certains peuvent être situés juste à l’extérieur de la limite officielle du parc.

Quelques dizaines de mètres peuvent alors faire toute la différence.

Sentiers et rivières : une règle particulière

Certains sites POTA ne sont pas des parcs classiques mais des sentiers ou des rivières référencés comme entités POTA.

Dans ce cas particulier, l’Activator et son matériel doivent se trouver sur une propriété publique à moins de 30,5 mètres — 100 pieds — du bord du sentier ou de la rivière.

Cela peut permettre d’utiliser un parking, une aire aménagée ou un départ de randonnée proche du tracé.

Attention cependant à ne pas appliquer automatiquement cette règle des 30,5 mètres à tous les parcs : elle concerne spécifiquement les entités POTA constituées par un sentier ou une rivière.

Maintenant, cherchons le meilleur emplacement radio

Nous sommes certains d’être dans le parc.

Reste à choisir notre petit coin.

Pour une première activation, recherchons avant tout un endroit simple et accessible : parking autorisé, table de pique-nique, espace dégagé ou zone permettant de monter tranquillement notre station.

Puis viennent les critères radio.

Y a-t-il suffisamment de place pour déployer une EFHW ou un dipôle ?

Peut-on installer le mât sans gêner le passage ?

Le terrain est-il dégagé ?

Sommes-nous loin des lignes électriques, bâtiments techniques et autres sources potentielles de parasites ?

Une belle clairière peut être excellente pour une verticale. Quelques arbres bien placés peuvent faciliter l’installation d’un fil.

En revanche, le meilleur sommet du parc n’est pas forcément le meilleur emplacement si cinquante promeneurs doivent enjamber vos haubans !

Un arbre n’est pas automatiquement un pylône

Nous sommes dans un espace public et parfois dans une zone naturelle protégée.

Il ne faut donc jamais supposer que l’on peut planter des piquets, accrocher des cordes aux arbres, tendre des fils à travers un passage ou installer une grande structure.

Les règlements locaux restent prioritaires sur les habitudes radioamateurs.

Pour une petite station discrète ne nécessitant aucune installation particulière, il n’est généralement pas nécessaire de demander une autorisation spécifique à POTA.

En revanche, si le parc impose un permis, si vous prévoyez une installation importante ou si vous avez un doute sur une restriction locale, renseignez-vous auprès du gestionnaire avant la sortie.

POTA rappelle d’ailleurs que les lois et règlements du site priment toujours sur les règles du programme.

Une reconnaissance virtuelle avant de partir

Internet peut nous éviter quelques kilomètres inutiles.

Après avoir vérifié les limites officielles, une vue satellite ou aérienne permet souvent de repérer :

parkings — chemins — clairières — tables — bâtiments — zones boisées — accès possibles.

La documentation POTA recommande elle-même ce travail préparatoire pour les activations plus difficiles.

Pour une première sortie, choisir un parc déjà régulièrement activé peut également être judicieux. Son historique montre au moins que d’autres radioamateurs ont réussi à y trouver un emplacement utilisable.

Rien n’interdit non plus de faire une reconnaissance sans radio quelques jours auparavant.

Faut-il annoncer notre venue ?

Non.

Une activation POTA n’a pas besoin d’être déclarée à l’avance pour être valide.

Vous pouvez décider le matin même de mettre le transceiver dans la voiture et partir activer un parc.

Mais POTA permet d’enregistrer une Scheduled Activation, autrement dit une activation prévue.

Les Hunters peuvent alors voir qu’un opérateur envisage d’être présent dans tel parc, à telle période.

Il s’agit d’une annonce, pas d’une réservation : votre projet peut parfaitement changer à cause de la météo, d’un accès fermé ou simplement d’une envie de dernière minute.

Planifier n’est pas spotter !

Voilà une distinction importante.

Avant la sortie :

« Demain, je prévois d’activer F-XXXX vers 13 h UTC. »

C’est une activation planifiée.

Une fois installé et réellement sur l’air :

« F4XXX — F-XXXX — 14,260 MHz — SSB »

C’est un spot.

L’auto-spot est autorisé en POTA et constitue l’un des meilleurs moyens de faire savoir aux Hunters que vous êtes réellement opérationnel.

Une activation annoncée la veille ne remplace donc pas le spot du jour.

la différence visuelle entre activation planifiée et spot POTA.

Planifier ou spotter : deux actions différentes et complémentaires. L’activation planifiée annonce à l’avance votre intention d’activer un parc, mais elle reste facultative et ne constitue pas une réservation. Une fois réellement installé et sur l’air, le spot indique aux Hunters votre parc, votre fréquence et votre mode afin qu’ils puissent venir vous chercher.

Et pour la CW ou les modes numériques ?

Planifier son activation présente un avantage supplémentaire.

La documentation POTA indique que les activations planifiées peuvent être associées aux informations provenant de systèmes automatiques comme le Reverse Beacon Network pour les opérations compatibles.

Un Activator détecté automatiquement peut ainsi voir son activité signalée ou mise à jour sans devoir constamment manipuler son téléphone.

Encore une bonne raison de préparer sa sortie lorsque l’on sait déjà où et quand on compte émettre.

Notre checklist avant de tourner la clé

Avant de partir, vérifions donc :

✓ le parc possède bien une référence POTA
✓ ses limites officielles sont identifiées
✓ notre emplacement est sur une propriété publique
✓ l’accès est légal et ouvert
✓ notre station tient entièrement dans le périmètre
✓ le règlement permet notre type d’installation
✓ nous avons suffisamment de place pour l’antenne
✓ la météo et les accès ont été vérifiés
✓ l’activation peut éventuellement être annoncée

Puis seulement :

radio, batterie, antenne… direction le parc !

Car une bonne activation POTA commence finalement bien avant le premier CQ.

Trouver le bon parc, vérifier ses limites et choisir intelligemment son emplacement permet d’éviter la plupart des mauvaises surprises.

Et une fois la station montée au bon endroit, il ne reste plus qu’à se spotter…

et à remplir le log !

Prochain volet : « POTA côté Hunter : chassez les parcs sans quitter votre shack ! (8/13) »

 

 

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