POTA : du premier CQ au fichier ADIF ! (6/13)

Bannière POTA fichier ADIF

Dans notre précédent article, « POTA en QRP : 5 watts, vraiment suffisants ? », nous avons vu qu’une bonne antenne, quelques watts et un peu de stratégie peuvent suffire pour remplir le log.

Justement, parlons-en, de ce fameux log POTA !

Vous venez de terminer votre activation. Dix, vingt ou peut-être cinquante indicatifs sont inscrits dans le carnet. Mission accomplie ?

Presque ! Il reste une étape essentielle : transformer ces QSO en fichier ADIF et transmettre le log à POTA. C’est lui qui permettra de créditer votre activation… mais également les Hunters qui vous ont contacté.

La vie d'un QSO POTA

La vie d’un QSO POTA : après le contact radio, les informations sont enregistrées dans le log, exportées au format ADIF puis transmises à POTA. Le traitement du fichier permet ensuite de créditer l’Activator, mais aussi les Hunters qui l’ont contacté. D’où l’importance de conserver un log complet et correctement renseigné.

Que faut-il noter pendant le QSO ?

Bonne nouvelle : inutile d’écrire un roman à chaque contact.

Pour traiter correctement les QSO, POTA demande notamment les informations suivantes :

  • votre indicatif de station ou d’opérateur ;
  • l’indicatif du correspondant ;
  • la date UTC ;
  • l’heure UTC ;
  • la bande ;
  • le mode ou sous-mode.

Ce sont les informations essentielles qui devront finalement se retrouver dans le fichier ADIF. POTA accepte également plusieurs champs complémentaires permettant notamment d’identifier votre parc et les contacts Park-to-Park.

Un report, le prénom du correspondant ou quelques commentaires peuvent évidemment être conservés dans votre log personnel, mais ils ne constituent pas les éléments essentiels au traitement d’un QSO POTA.

Papier ou électronique ?

Les deux !

Un smartphone ou une tablette permettent de logger directement sur le terrain et, selon le logiciel choisi, d’exporter ensuite le fichier ADIF.

Un ordinateur apporte encore davantage de possibilités, notamment lorsqu’il est relié au transceiver : fréquence, heure et mode peuvent alors être enregistrés automatiquement.

Mais l’électronique possède un défaut bien connu : elle tombe parfois en panne précisément lorsqu’on en a besoin.

Le carnet et le crayon restent donc d’excellents compagnons. POTA reconnaît parfaitement le logging papier ; il faudra simplement retranscrire les contacts après l’activation dans un logiciel capable de produire un ADIF. Le guide officiel recommande même de photographier les pages du carnet avec son téléphone afin d’en conserver une sauvegarde.

UTC : attention au changement de journée !

Votre montre indique 23 h 30 ?

Avant d’écrire la date dans le log, demandez-vous : 23 h 30 dans quel fuseau ?

POTA utilise la date et l’heure UTC pour les QSO.

En France métropolitaine, l’heure légale est généralement UTC+2 en été et UTC+1 en hiver. Ainsi, 22 h 30 locales en été correspondent à 20 h 30 UTC.

Ce détail devient particulièrement important autour de minuit UTC, puisque les contacts nécessaires à une activation sont comptabilisés par journée UTC.

Le plus simple consiste donc à régler dès le départ l’horloge du logiciel ou de la montre utilisée pour le logging sur UTC.

ADIF : derrière le nom barbare, quelque chose de simple

ADIF signifie Amateur Data Interchange Format.

Il s’agit d’un format standard permettant aux logiciels radioamateurs d’échanger des journaux de trafic.

Une entrée peut ressembler à ceci :

<CALL:5>F1ABC <QSO_DATE:8>20260828 <TIME_ON:4>1423 <BAND:3>20M <MODE:3>SSB <EOR>

Pas besoin de devenir programmeur !

CALL contient l’indicatif, QSO_DATE la date UTC, TIME_ON l’heure UTC, BAND la bande et MODE le mode utilisé.

POTA exige que les logs d’activation soient transmis au format ADIF.

Le logiciel de logging se charge normalement de créer ce fichier pour vous.

Anatomie d'un fichier ADIF POTA

Anatomie d’un fichier ADIF POTA : chaque QSO est décrit par une série de champs indiquant notamment l’indicatif, la date et l’heure UTC, la bande et le mode. Les champs MY_SIG_INFO et SIG_INFO permettent en plus d’identifier votre parc et, lors d’un contact Park-to-Park, celui de votre correspondant.

Et comment POTA sait-il dans quel parc j’étais ?

Deux champs ADIF sont particulièrement intéressants :

MY_SIG = POTA

et

MY_SIG_INFO = référence de votre parc

Par exemple, MY_SIG_INFO peut contenir la référence POTA du parc que vous activez.

Ces champs sont optionnels, car l’outil d’importation peut vous demander les informations manquantes lors de l’envoi. Il est néanmoins très pratique que le logiciel de logging les renseigne directement.

Vous obtenez alors un fichier beaucoup plus explicite et réutilisable ultérieurement.

P2P : surtout, notez le parc du voisin !

Lors d’un Park-to-Park, vous contactez un autre Activator depuis votre propre parc.

En plus de son indicatif, notez donc sa référence POTA.

Dans l’ADIF, deux champs sont prévus :

SIG = POTA

SIG_INFO = parc du correspondant

POTA recommande fortement de renseigner SIG_INFO pour les P2P. Cela devient particulièrement important lorsque l’un des opérateurs active plusieurs références simultanément ou successivement : une référence SIG_INFO correcte permet au système d’identifier les crédits P2P correspondants.

Lorsque vous entendez :

« Park-to-Park ! »

le réflexe doit donc être :

indicatif + référence du parc.

Vérifiez avant d’envoyer !

L’activation est terminée et votre logiciel vient de produire activation.adi.

Ne cliquez pas immédiatement partout !

Vérifiez au minimum :

indicatifs — date UTC — heure UTC — bande — mode — votre parc — références P2P.

POTA rappelle que l’intégrité du log reste sous la responsabilité de l’Activator et recommande de le contrôler avant l’envoi.

Les doublons ne nécessitent toutefois pas une chasse obsessionnelle : l’outil POTA les détecte et les rejette automatiquement.

Avant d'envoyer : la checklist du log

La checklist avant d’envoyer son log POTA : vérifiez les indicatifs, la date et l’heure UTC, la bande, le mode et la référence du parc, sans oublier SIG_INFO pour les contacts Park-to-Park. Une dernière relecture du fichier ADIF avant son envoi sur POTA évite bien des corrections… et garantit que les Hunters recevront correctement leurs crédits.

Direction POTA !

Une fois connecté à pota.app, ouvrez la rubrique « My Log Uploads ».

Sélectionnez votre fichier ADIF et suivez les étapes proposées par l’outil d’importation. Celui-ci exploite les informations présentes dans le fichier et peut demander certaines précisions lorsqu’elles manquent.

POTA recommande, lorsque c’est possible, de regrouper les contacts d’une même activation dans un seul fichier ADIF, même si ce n’est pas obligatoire. Un fichier peut également contenir plusieurs journées UTC.

J’ai fait seulement 8 QSO : je jette le fichier ?

Surtout pas !

Même si vous n’avez pas atteint les dix contacts nécessaires pour obtenir le crédit d’activation, transmettez votre log.

Pourquoi ?

Parce que les Hunters ne transmettent pas leurs propres logs à POTA. Leurs crédits proviennent des logs envoyés par les Activators.

Vos huit correspondants comptent donc sur vous !

Une erreur après l’envoi ?

Vous découvrez que votre fichier contenait une erreur ?

La procédure actuelle consiste à demander la suppression du log erroné depuis My Log Uploads, avec le bouton de support correspondant. Une fois l’ancien log retiré par le helpdesk, vous pouvez envoyer la version corrigée.

Les bénévoles POTA ne modifient pas individuellement les QSO à votre place.

D’où l’intérêt de notre vérification avant envoi !

Le log : la mémoire de votre activation

Quelques minutes auparavant, votre activation était faite de signaux parfois faibles, d’indicatifs griffonnés et de voix sortant du haut-parleur.

Après l’envoi de l’ADIF, ces contacts alimentent les statistiques POTA, les crédits des Hunters, vos P2P et éventuellement différents awards.

Le fichier ADIF est donc beaucoup plus qu’une formalité administrative : c’est la mémoire numérique de votre sortie radio.

Et conservez-en une copie !

Une batterie peut se vider, un ordinateur tomber en panne et un service en ligne évoluer…

mais un bon fichier ADIF sauvegardé ne pèse que quelques kilo-octets.

Le prochain volet sera : « POTA : où planter l’antenne sans planter l’activation ? »

Pour aller plus loin

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