Par F4LER/ON6FS
Le guide complet du radioamateur
Introduction
Le câble coaxial est souvent considéré comme un simple accessoire reliant l’émetteur à l’antenne. Pourtant, il constitue un élément essentiel de toute station radioamateur. Un mauvais choix de câble peut entraîner plusieurs décibels de pertes, réduire considérablement la puissance réellement rayonnée par l’antenne et dégrader les performances en réception.
À l’inverse, un câble bien adapté permet d’exploiter pleinement son installation tout en garantissant une excellente fiabilité sur de nombreuses années.
Dans ce guide, nous allons passer en revue tout ce qu’il faut savoir sur les câbles coaxiaux : leur constitution, leurs caractéristiques électriques, leurs pertes, leur comportement selon la fréquence, leur mise en œuvre et les critères permettant de choisir le câble le plus adapté à chaque application.
Sommaire
- Qu’est-ce qu’un câble coaxial ?
- Comment est-il construit ?
- Pourquoi une impédance de 50 Ω ?
- Les différents types de diélectriques
- Les blindages
- Les différents conducteurs centraux
- Les pertes en fonction de la fréquence
- Qu’est-ce que le coefficient de vélocité ?
- Influence de la longueur
- Influence du ROS
- Comparatif des principaux câbles
- Quel câble choisir ?
- Comment installer un coaxial ?
- Les connecteurs
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
- Conclusion
1. Qu’est-ce qu’un câble coaxial ?
(Illustration : coupe d’un câble coaxial)
Le câble coaxial est un guide d’onde électrique conçu pour transporter des signaux radiofréquences avec un minimum de pertes.
Il est constitué de plusieurs couches concentriques :
- conducteur central
- isolant (diélectrique)
- blindage
- gaine extérieure
Cette géométrie particulière permet de confiner le champ électromagnétique à l’intérieur du câble, ce qui réduit les perturbations et limite les rayonnements parasites.
2. Comment est-il construit ?
Un câble coaxial est composé de quatre éléments principaux, chacun jouant un rôle essentiel dans la transmission des signaux radiofréquences.
| Élément | Description |
|---|---|
| Âme (conducteur central) | Située au centre du câble, elle transporte le signal haute fréquence entre l’émetteur et l’antenne. Réalisée en cuivre massif, multibrins ou en aluminium cuivré, sa qualité influence directement les pertes et la puissance admissible. |
| Diélectrique (isolant) | Ce matériau entoure le conducteur central et le maintient parfaitement centré. Il détermine en grande partie l’impédance caractéristique (50 Ω ou 75 Ω) du câble. Selon les modèles, il est constitué de polyéthylène massif, de mousse PE ou de PTFE (Téflon), chacun offrant des performances différentes en matière de pertes, de tenue en température et de rigidité. |
| Blindage (écran) | Formé d’une ou plusieurs tresses de cuivre et parfois complété par une feuille d’aluminium, le blindage empêche les signaux radio de rayonner vers l’extérieur et protège le câble contre les perturbations électromagnétiques. Un blindage de qualité améliore également le rendement en limitant les pertes. |
| Gaine extérieure | Dernière couche du câble, elle assure sa protection mécanique contre l’humidité, les rayons UV, les frottements et les agressions extérieures. Selon l’utilisation (intérieure, extérieure ou enterrée), elle est réalisée dans différents matériaux offrant une résistance plus ou moins élevée aux conditions environnementales. |
L’association de ces quatre éléments permet au câble coaxial d’acheminer efficacement les signaux HF, VHF, UHF et SHF avec un minimum de pertes, tout en garantissant une excellente protection contre les interférences et les influences extérieures.
3. Pourquoi une impédance de 50 Ω ?
L’impédance caractéristique d’un câble coaxial est déterminée par sa géométrie et les matériaux utilisés pour sa fabrication. Elle dépend principalement du diamètre du conducteur central, du diamètre intérieur du blindage et de la constante diélectrique de l’isolant.
Pour un câble coaxial idéal, elle s’exprime par la formule :

avec :
- Z0 : impédance caractéristique du câble (Ω)
- D : diamètre intérieur du blindage
- d : diamètre du conducteur central
- εr : permittivité relative (constante diélectrique) de l’isolant
- ln : logarithme népérien.
Cette relation montre que l’impédance dépend uniquement de la géométrie du câble et du matériau isolant. Ainsi, un simple changement du diamètre de l’âme, du blindage ou du diélectrique suffit à modifier son impédance.
Les deux valeurs les plus courantes sont 50 Ω et 75 Ω, mais pourquoi le monde des radioamateurs a-t-il adopté le 50 Ω ?
L’origine remonte aux années 1930, lors des premiers développements des lignes coaxiales pour les télécommunications et le radar. Les ingénieurs ont constaté qu’un câble d’environ 77 Ω présentait les pertes les plus faibles, ce qui le rendait idéal pour la réception de signaux faibles. À l’inverse, une impédance voisine de 30 Ω permettait de transmettre la puissance maximale avant apparition d’échauffements ou de claquages électriques.

Le choix de 50 Ω représente donc un excellent compromis entre ces deux extrêmes : il offre une faible atténuation tout en supportant des puissances élevées. Cette valeur est rapidement devenue le standard des équipements radiofréquences : émetteurs-récepteurs, amplificateurs, antennes, wattmètres et analyseurs de réseau.
Le 75 Ω, quant à lui, est privilégié lorsque l’objectif principal est de minimiser les pertes. On le retrouve principalement dans les réseaux de télévision, de réception satellite et de vidéo, où les puissances mises en jeu sont généralement faibles.
Pour obtenir les meilleures performances, il est essentiel de conserver une impédance identique sur toute la chaîne radio (émetteur, câble, connecteurs et antenne). Une rupture d’impédance provoque des réflexions du signal, augmente le ROS (Rapport d’Ondes Stationnaires) et réduit la puissance réellement transmise à l’antenne.
À retenir : le 50 Ω constitue le meilleur compromis entre faibles pertes, forte capacité de transmission de puissance et compatibilité universelle avec les équipements radioamateurs et professionnels.
4. Les différents diélectriques
5. Les blindages
6. Les différents conducteurs centraux
7. Les pertes en fonction de la fréquence
L’atténuation représente la perte de puissance du signal lorsqu’il traverse un câble coaxial. Elle s’exprime généralement en dB pour 100 mètres. Plus cette valeur est faible, plus le câble est performant.
Trois facteurs influencent principalement les pertes :
- La fréquence : l’atténuation augmente fortement avec la fréquence. Un câble donnant d’excellents résultats en HF peut devenir très pénalisant en UHF ou en SHF. Cette augmentation est principalement due à l’effet de peau dans le conducteur et aux pertes dans le diélectrique.
- La longueur : les pertes sont directement proportionnelles à la longueur. Un câble de 20 mètres atténuera environ deux fois plus le signal qu’un câble de 10 mètres. Il est donc conseillé d’utiliser la longueur strictement nécessaire.
- Le diamètre du câble : à technologie identique, un câble de grand diamètre présente moins de pertes qu’un câble fin. Son conducteur central est plus important, le blindage est généralement plus épais et le diélectrique de plus grande section réduit les pertes. En contrepartie, le câble devient plus lourd, plus rigide et plus coûteux.
Le choix du câble dépend donc de la fréquence utilisée. En HF, un RG-58 peut convenir sur quelques mètres. En revanche, pour les bandes 23 cm, 13 cm ou 6 cm, il devient indispensable d’utiliser un câble faible perte comme l’Aircell 7, l’Ecoflex 10, le LMR-400 ou un feeder de plus gros diamètre.
Atténuation typique (dB / 100 m)
| Câble | Ø ext. | 30 MHz | 145 MHz | 432 MHz | 1296 MHz | 2400 MHz | 5,8 GHz |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| RG-58 | 5 mm | 6 | 16 | 29 | 53 | 76 | 125 |
| RG-213 | 10 mm | 3 | 8 | 15 | 28 | 40 | 67 |
| Aircell 7 | 7,3 mm | 2,6 | 6,5 | 11,5 | 21 | 30 | 51 |
| Ecoflex 10 | 10,2 mm | 1,8 | 4,3 | 7,8 | 14 | 20 | 34 |
| LMR-400 | 10,3 mm | 1,7 | 3,9 | 7,2 | 13 | 19 | 31 |
| 1/2″ Cellflex | 15,5 mm | 1,0 | 2,4 | 4,3 | 8 | 11 | 18 |
| 7/8″ Cellflex | 28 mm | 0,6 | 1,3 | 2,3 | 4 | 6 | 10 |
Conseil radioamateur : en HF (30 MHz), les différences entre les câbles restent relativement modestes. À partir de 432 MHz, elles deviennent significatives, et au-delà de 1,3 GHz, le choix d’un câble faible perte est primordial. Par exemple, 20 m de RG-58 à 2,4 GHz absorbent plus de 15 dB, soit plus de 96 % de la puissance émise. À l’inverse, un LMR-400 ou un Cellflex permet de conserver une bien plus grande partie de l’énergie jusqu’à l’antenne.
Ce tableau illustre parfaitement pourquoi le diamètre et la qualité de fabrication du câble deviennent déterminants lorsque la fréquence augmente.
8. Qu’est-ce que le coefficient de vélocité ?
Le coefficient de vélocité (CV), appelé également Velocity Factor (VF), indique la vitesse à laquelle une onde radio se propage dans un câble coaxial par rapport à la vitesse de la lumière dans le vide (≈ 300 000 km/s).
Cette vitesse dépend exclusivement du diélectrique utilisé. Plus la constante diélectrique est faible, plus l’onde se propage rapidement. Le coefficient de vélocité est exprimé sous la forme d’un nombre compris entre 0 et 1, ou en pourcentage.
Quelques valeurs typiques :
| Diélectrique | Coefficient de vélocité |
|---|---|
| Polyéthylène massif | 0,66 |
| Polyéthylène expansé (Foam PE) | 0,80 à 0,85 |
| PTFE (Téflon) | 0,69 à 0,72 |
| Air | ≈ 0,97 |
Le coefficient de vélocité est particulièrement important lorsqu’un câble coaxial est utilisé comme élément accordé : transformateur quart d’onde, stub de découplage, ligne d’adaptation ou déphaseur. Dans ces applications, ce n’est pas la longueur physique du câble qui compte, mais sa longueur électrique.
La relation est simple :
Longueur électrique = Longueur physique × Coefficient de vélocité
À l’inverse :
Longueur physique = Longueur électrique ÷ Coefficient de vélocité
Prenons un exemple sur 144 MHz. Une longueur électrique d’un quart d’onde dans le vide mesure environ 52 cm. Avec un câble en polyéthylène massif (CV = 0,66), il faudra couper le câble à seulement 34 cm pour obtenir exactement le même déphasage électrique. Avec un câble Foam PE (CV = 0,83), cette longueur passe à environ 43 cm.
Cette différence explique pourquoi deux câbles de même longueur physique peuvent présenter des comportements très différents lorsqu’ils sont utilisés comme ligne d’accord.
À retenir : le coefficient de vélocité n’a pratiquement aucune influence sur le ROS d’une ligne coaxiale correctement adaptée. En revanche, il est indispensable pour calculer avec précision les stubs, les transformateurs quart d’onde et toutes les lignes coaxiales dont la longueur électrique joue un rôle dans le fonctionnement du système radio.
9. Influence de la longueur
La longueur d’un câble coaxial joue un rôle important dans les performances d’une installation radio. Plus le câble est long, plus l’atténuation augmente et plus la puissance disponible à l’antenne diminue. Cette perte est pratiquement proportionnelle à la longueur : doubler la longueur du câble revient à doubler son atténuation.
Prenons un exemple. Un câble présentant une atténuation de 6 dB pour 100 mètres perdra environ 0,6 dB sur 10 mètres, 1,2 dB sur 20 mètres et 3 dB sur 50 mètres. Une perte de 3 dB signifie que la moitié de la puissance émise est dissipée dans le câble avant même d’atteindre l’antenne.
Cette influence devient particulièrement sensible en UHF et en SHF, où les pertes sont beaucoup plus importantes qu’en HF. Ainsi, une longueur acceptable sur 30 MHz peut devenir pénalisante sur 2,4 GHz. C’est pourquoi il est recommandé de placer, lorsque cela est possible, l’émetteur ou le préamplificateur au plus près de l’antenne.
Contrairement à une idée encore répandue, il n’existe pas de longueur “magique” de câble coaxial permettant d’améliorer le ROS d’une antenne correctement conçue. Dans une installation adaptée, il est inutile de couper le câble à une demi-onde ou à un multiple de quart d’onde pour obtenir de meilleures performances. La seule règle valable est d’utiliser la longueur strictement nécessaire.
En revanche, certaines applications utilisent volontairement une longueur précise de câble, notamment les transformateurs quart d’onde, les stubs d’accord ou les déphaseurs. Dans ces cas particuliers, c’est la longueur électrique, calculée à partir du coefficient de vélocité du câble, qui est déterminante.
À retenir : plus un câble est court, moins il présente de pertes. Le meilleur câble est donc celui qui combine une faible atténuation avec la longueur minimale compatible avec l’installation.
10. Influence du ROS
Le ROS (Rapport d’Ondes Stationnaires), ou SWR (Standing Wave Ratio), indique la qualité de l’adaptation entre l’émetteur, le câble coaxial et l’antenne. Avec un ROS de 1:1, toute la puissance arrivant au bout du câble est absorbée par l’antenne. Lorsque l’impédance de l’antenne diffère de celle du câble, une partie du signal est réfléchie vers l’émetteur.
Le ROS est directement lié au coefficient de réflexion (Γ), défini par la relation :

avec :
- ZL : impédance de l’antenne (charge),
- Z₀ : impédance caractéristique du câble (généralement 50 Ω).
Le ROS se calcule ensuite grâce à la formule :

Cette formule montre qu’un coefficient de réflexion nul (Γ = 0) correspond à un ROS de 1:1, tandis qu’un coefficient de réflexion proche de 1 conduit à un ROS très élevé.
Un ROS élevé ne signifie pas que toute la puissance réfléchie est immédiatement perdue. Celle-ci effectue plusieurs allers-retours dans le câble et peut finalement être renvoyée vers l’antenne. Cependant, à chaque trajet, le câble dissipe une partie de l’énergie sous forme de chaleur. Le ROS crée donc des pertes supplémentaires, particulièrement importantes lorsque le câble est long, de qualité médiocre ou utilisé à haute fréquence.
Quelques exemples concrets
| ROS | Puissance réfléchie | Pour 100 W émis |
|---|---|---|
| 1:1 | 0 % | 0 W réfléchis |
| 1,5:1 | 4 % | 4 W réfléchis |
| 2:1 | 11 % | 11 W réfléchis |
| 3:1 | 25 % | 25 W réfléchis |
| 5:1 | 44 % | 44 W réfléchis |
Avec 10 mètres de câble faible perte en HF, un ROS de 2:1 reste généralement acceptable. En revanche, avec 30 mètres de RG-58 à 432 MHz, les pertes du câble sont déjà importantes : le signal réfléchi les traverse une seconde fois, ce qui réduit encore la puissance réellement rayonnée.
Un ROS élevé peut également provoquer des tensions ou des courants importants en certains points du câble. À forte puissance, cela peut entraîner un échauffement, un amorçage dans les connecteurs ou la détérioration du diélectrique.
Enfin, de nombreux émetteurs modernes réduisent automatiquement leur puissance lorsque le ROS dépasse environ 2:1 à 3:1, afin de protéger leurs transistors de sortie.
À retenir : un bon ROS ne compense pas un câble très atténuant, mais un câble à faibles pertes limite fortement les conséquences d’un ROS imparfait. L’objectif du radioamateur est donc d’obtenir une antenne correctement accordée, un câble de qualité et un ROS aussi proche que possible de 1:1.
11. Comparatif des principaux câbles
Le choix d’un câble coaxial dépend de plusieurs critères : fréquence d’utilisation, longueur de la liaison, puissance à transmettre, contraintes mécaniques et budget. Le tableau ci-dessous compare les caractéristiques des câbles les plus couramment utilisés par les radioamateurs afin de faciliter le choix du modèle le mieux adapté à chaque application.
Nota : Les valeurs ci-dessous sont des valeurs typiques fournies par les fabricants. Elles peuvent légèrement varier selon les marques.
Câble Ø ext. (mm) Impédance (Ω) Rayon mini (mm) Poids (g/m) Coefficient de vélocité Puissance admissible* RG-58 5,0 50 25 38 0,66 0,30 kW RG-8X (Mini-8) 6,1 50 30 55 0,78 0,50 kW LMR-240 6,1 50 30 58 0,84 0,80 kW Aircell 7 7,3 50 35 60 0,83 0,90 kW RG-213/U 10,3 50 50 160 0,66 1,50 kW RG-214/U 10,8 50 55 190 0,66 1,50 kW Ecoflex 10 10,2 50 50 120 0,85 2,10 kW Hyperflex 10 10,3 50 50 115 0,85 2,00 kW Airborne 10 10,3 50 50 125 0,85 2,10 kW LMR-400 10,3 50 38 160 0,85 2,70 kW Hyperflex 13 12,8 50 65 190 0,85 3,80 kW LMR-600 15,0 50 75 280 0,87 5,20 kW Cellflex 1/2″ (LCF12-50J) 15,5 50 80 280 0,88 5,50 kW Cellflex 7/8″ (LCF78-50) 28,0 50 150 620 0,89 12,0 kW * Puissance admissible indicative à 145 MHz en fonctionnement continu, dans des conditions normales de température. La puissance admissible diminue lorsque la fréquence augmente.
Ce tableau constitue une excellente synthèse pour choisir rapidement le câble coaxial le plus adapté à une application radioamateur.
12. Quel câble choisir ?
- RG-58 : économique et très souple, réservé aux courtes longueurs en HF ou VHF.
- RG-8X : excellent compromis pour les stations portables.
- RG-213 / RG-214 : références historiques des radioamateurs, robustes mais aujourd’hui dépassées en termes de pertes.
- Aircell 7 : très bon compromis entre encombrement et faibles pertes.
- Ecoflex 10, Hyperflex 10 et Airborne 10 : excellents choix pour les stations fixes VHF/UHF.
- LMR-400 : l’un des meilleurs rapports performances/prix.
- Hyperflex 13 et LMR-600 : adaptés aux longues descentes d’antenne et aux puissances élevées.
- Cellflex 1/2″ et 7/8″ : câbles professionnels destinés aux relais, stations contest ou installations permanentes où les pertes doivent être minimales.
13. Comment installer un coaxial ?
14. Les connecteurs

15. Les erreurs à éviter
Un câble coaxial de qualité ne garantit pas à lui seul de bonnes performances. Certaines erreurs, pourtant courantes, peuvent augmenter les pertes, dégrader le ROS ou réduire considérablement la durée de vie de l’installation.
La première consiste à choisir un câble uniquement en fonction de son prix. Un RG-58 peut convenir sur quelques mètres en HF, mais devient rapidement inadapté en UHF ou en SHF où les pertes sont très importantes.
Il est également déconseillé de laisser des connecteurs exposés aux intempéries. L’humidité pénètre progressivement dans le câble, augmentant les pertes et provoquant l’oxydation des conducteurs. Une protection par ruban auto-amalgamant est fortement recommandée pour toute installation extérieure.
Une autre erreur fréquente est de plier le câble avec un rayon trop faible ou de l’écraser sous un collier. Cela déforme le diélectrique, modifie localement l’impédance et peut créer des réflexions parasites.
Il faut également éviter les adaptateurs inutiles. Chaque connecteur ou adaptateur supplémentaire introduit de faibles pertes et constitue un point de faiblesse mécanique ou d’infiltration d’eau.
Beaucoup de radioamateurs pensent encore qu’une longueur “magique” de câble permet de corriger un mauvais ROS. Cette idée est fausse : seul un réglage correct de l’antenne permet d’obtenir une bonne adaptation.
Enfin, n’utilisez jamais un câble présentant une gaine endommagée, des traces d’humidité ou des connecteurs desserrés. Une inspection visuelle régulière et une mesure occasionnelle au ROS-mètre ou à l’analyseur d’antenne permettent de détecter rapidement une dégradation.
En résumé : choisissez un câble adapté à la fréquence, limitez sa longueur, protégez les connecteurs, respectez le rayon de courbure et entretenez régulièrement votre installation. Ces quelques précautions garantissent des performances optimales et une longue durée de vie de votre ligne coaxiale.
16. FAQ – Questions fréquentes
Voici les réponses aux questions les plus fréquemment posées par les radioamateurs et les utilisateurs de câbles coaxiaux.
1. Quel câble coaxial choisir pour la HF ?
Pour des longueurs modestes, un RG-213 est généralement suffisant. Pour les longues descentes, un câble à faibles pertes comme l’Ecoflex 10 ou le LMR-400 sera plus performant.
2. Le RG-58 est-il adapté à la VHF/UHF ?
Oui, pour des cordons ou des longueurs inférieures à une dizaine de mètres. Au-delà, les pertes deviennent rapidement importantes.
3. Un câble plus gros est-il toujours meilleur ?
En général oui, car il présente moins de pertes. En contrepartie, il est plus lourd, plus rigide et plus coûteux.
4. Existe-t-il une longueur idéale de câble coaxial ?
Non. Pour une installation correctement adaptée, il n’existe aucune longueur “magique”. Il faut simplement utiliser la longueur nécessaire.
5. Pourquoi mon ROS change-t-il lorsqu’il pleut ?
L’humidité peut modifier les caractéristiques de l’antenne ou pénétrer dans un connecteur mal protégé.
6. Puis-je raccorder deux câbles différents ?
Oui, à condition qu’ils aient la même impédance (généralement 50 Ω) et que les raccords soient correctement réalisés.
7. Quelle est la durée de vie d’un câble coaxial ?
Un câble de qualité correctement installé peut fonctionner plus de vingt ans. L’exposition au soleil, à l’humidité et aux contraintes mécaniques réduit sa durée de vie.
8. Comment savoir si mon câble est défectueux ?
Une augmentation des pertes, un ROS inhabituel ou la présence d’humidité dans les connecteurs sont de bons indicateurs.
9. Faut-il souder ou sertir les connecteurs ?
Les deux méthodes sont excellentes si elles sont réalisées avec les outils appropriés et selon les recommandations du fabricant.
10. Peut-on enterrer un câble coaxial ?
Oui, mais uniquement s’il est prévu pour un usage enterré ou placé dans une gaine de protection étanche.
11. Pourquoi le coefficient de vélocité est-il important ?
Il permet de calculer la longueur électrique des stubs, transformateurs quart d’onde et autres lignes d’adaptation.
12. Le câble coaxial influence-t-il le ROS ?
Indirectement. Un câble très atténuant peut masquer un mauvais ROS, sans pour autant améliorer réellement l’adaptation de l’antenne.
13. Les connecteurs ont-ils une fréquence limite ?
Oui. Un PL-259 convient parfaitement en HF et VHF, tandis que les connecteurs N, SMA ou 7/16 DIN offrent de meilleures performances aux fréquences élevées.
14. Comment protéger un connecteur extérieur ?
En utilisant du ruban auto-amalgamant, recouvert d’un ruban PVC résistant aux UV afin d’empêcher toute infiltration d’eau.
15. Quel est le meilleur câble coaxial ?
Il n’existe pas de câble universel. Le meilleur choix dépend de la fréquence utilisée, de la longueur de la liaison, de la puissance à transmettre, des contraintes mécaniques et du budget disponible.


