Après QO-100, l’Amérique prépare-t-elle son propre satellite radioamateur géostationnaire ?

Banniere Après QO-100

Depuis 2019, QO-100 a profondément changé la pratique du satellite radioamateur. Installé à bord du satellite Es’hail-2 en orbite géostationnaire, il offre en permanence aux radioamateurs situés dans sa zone de couverture un transpondeur étroit pour la SSB, la CW et les modes numériques, ainsi qu’un transpondeur large principalement destiné à la DATV.

Mais il existe un grand absent : le continent américain. Et justement, de l’autre côté de l’Atlantique, AMSAT prépare depuis plusieurs années les technologies nécessaires au retour des satellites radioamateurs vers les orbites hautes.

Le problème : QO-100 ne couvre pas l’Amérique

À près de 36 000 km au-dessus de l’équateur, un satellite géostationnaire apparaît pratiquement immobile dans le ciel. Plus besoin de calculer les passages ni de poursuivre un CubeSat pendant quelques minutes : une parabole fixe suffit.

La position de QO-100 permet de couvrir l’Europe, l’Afrique et une vaste partie de l’Asie, mais pas l’Amérique du Nord.

couverture satellitaire

Disposer d’un équivalent placé au-dessus de l’Atlantique ou des Amériques représenterait donc une petite révolution pour les radioamateurs américains.

GOLF : Greater Orbit, Larger Footprint

C’est ici qu’intervient le programme GOLF, pour Greater Orbit, Larger Footprint, développé par AMSAT-NA.

Son principe est particulièrement intéressant : plutôt que de tenter immédiatement une coûteuse mission en orbite haute, AMSAT veut procéder progressivement. Des satellites expérimentaux doivent valider en LEO les technologies nécessaires avant de viser MEO puis HEO.

Feuille de route AMSAT

Parmi les difficultés à maîtriser figurent le contrôle d’attitude trois axes, les panneaux solaires déployables et orientables, l’électronique tolérante aux radiations, les SDR embarqués et, à terme, la propulsion.

GOLF-TEE : le laboratoire volant

Le premier maillon s’appelle GOLF-TEE, pour Technology Exploration Environment. Attention cependant : GOLF-TEE n’est pas le futur QO-100 américain.

Ce CubeSat 3U est destiné à tester en orbite basse les technologies qui seront nécessaires beaucoup plus loin de la Terre. AMSAT travaillait encore récemment sur son logiciel de vol et son architecture électronique.

Et certaines caractéristiques commencent sérieusement à intéresser les amateurs de QO-100.

AMSAT prévoit notamment des liaisons micro-ondes avec uplink en bande C vers 5,6 GHz et downlink en bande X vers 10 GHz, en plus des bandes radioamateurs classiques 144 et 435 MHz. Le SDR expérimental envisagé doit également permettre une liaison descendante en 10 GHz.

Paraboles, amplificateurs, LNA, SDR et références de fréquence stables : voilà un terrain qui ne sera pas inconnu des utilisateurs de QO-100 !

Et maintenant… Artemis ?

Un développement particulièrement intéressant est apparu en 2026.

Le 31 mai, AMSAT a transmis à la NASA une lettre d’intention pour proposer un CubeSat AMSAT comme charge utile secondaire d’une future mission Artemis III, IV ou V.

Une telle opportunité permettrait de tester les technologies GOLF dans un environnement bien plus sévère que l’orbite basse : radiations, contraintes thermiques, communications à grande distance et contrôle d’attitude. AMSAT cite explicitement l’objectif de progresser du LEO vers le MEO puis le HEO.

Nous sommes donc encore loin d’un satellite géostationnaire opérationnel, mais technologiquement, les pièces du puzzle commencent à se mettre en place.

Alors, bientôt un « QO-100 américain » ?

Pas encore.

À ce jour, AMSAT n’annonce ni satellite radioamateur GEO américain avec une date de lancement, ni position orbitale réservée, ni véritable successeur américain de QO-100.

La stratégie est néanmoins claire : retrouver progressivement les orbites hautes et développer les technologies nécessaires pour y exploiter de nouveaux transpondeurs radioamateurs.

GOLF-TEE ne sera donc pas le QO-100 américain. Une éventuelle mission Artemis ne le sera probablement pas davantage.

Mais ces projets pourraient constituer quelques-unes des étapes indispensables pour qu’un jour, en tournant leur parabole vers le ciel, les radioamateurs américains disposent eux aussi de leur satellite presque immobile au-dessus de l’horizon.

Liens utiles

Construire une station satellite automatique : du TLE au moteur du rotor

Station Sat

Suivre un satellite à la main avec une antenne directive est tout à fait possible. Mais lorsqu’un satellite en orbite basse traverse le ciel en quelques minutes, il faut simultanément connaître sa position, orienter l’antenne en azimut et en élévation et, pour certaines liaisons, corriger le décalage Doppler.

La bonne nouvelle, c’est que toutes ces opérations peuvent être automatisées.

Derrière une station satellite automatique se cache une chaîne assez logique :

TLE → calcul orbital → logiciel de poursuite → Hamlib → contrôleur → moteurs → antennes

Voyons comment les différents éléments communiquent.

Tout commence par le TLE

Pour suivre un satellite, il faut d’abord savoir où il se trouve et où il va se trouver quelques secondes plus tard.

C’est notamment le rôle des données orbitales appelées TLE — Two-Line Element Set. Malgré leur aspect quelque peu cryptique, ces deux lignes contiennent les paramètres permettant de calculer l’orbite d’un satellite : inclinaison, excentricité, mouvement moyen, époque des éléments, etc.

Des organismes comme CelesTrak publient régulièrement ces données.

Attention cependant : un TLE ne dit pas directement :

« Orientez l’antenne à 137° d’azimut et 43° d’élévation. »

Il faut encore transformer ces paramètres orbitaux en coordonnées utilisables depuis notre station.

Du TLE à la position du satellite

C’est ici qu’intervient un modèle de propagation orbital tel que SGP4.

Le calcul tient compte du TLE, de l’heure et de la position géographique de la station :

TLE + heure UTC + latitude + longitude + altitude → position apparente du satellite

On obtient alors deux valeurs essentielles.

L’azimut (AZ) indique la direction horizontale :

0° = nord — 90° = est — 180° = sud — 270° = ouest.

L’élévation (EL) indique la hauteur du satellite au-dessus de l’horizon :

0° = horizon — 90° = zénith.

Voilà enfin des nombres qu’un rotor peut comprendre.

Du TLE à l’antenne

Gpredict, le chef d’orchestre

Un logiciel comme Gpredict automatise une grande partie de ces opérations.

Après avoir chargé les éléments orbitaux et renseigné la position de la station, il peut prévoir les prochains passages et calculer continuellement l’azimut et l’élévation du satellite.

Pendant un passage, ces valeurs changent constamment :

AZ 125,2° / EL 18,4°

puis quelques secondes plus tard :

AZ 137,4° / EL 42,8°

et ainsi de suite.

Gpredict peut également participer au pilotage de la radio afin de compenser automatiquement le Doppler, particulièrement sensible en VHF et UHF.

Hamlib : faire communiquer logiciel et matériel

Reste un problème : comment transmettre ces coordonnées au rotor ?

Une solution très utilisée dans le monde radioamateur est Hamlib, bibliothèque open source proposant une interface commune avec de nombreux équipements radio.

Pour les rotors, le programme rotctld peut servir d’intermédiaire.

La chaîne devient :

Gpredict → TCP/IP → rotctld → contrôleur du rotor

L’intérêt est considérable : le logiciel de poursuite n’a plus besoin de connaître les détails électroniques ou mécaniques du système.

Il fournit simplement une consigne :

AZ = 137,4° — EL = 42,8°

Le contrôleur se charge du reste.

Arduino ou ESP32 : le contrôleur

Nous arrivons maintenant à la partie qui intéressera particulièrement les amateurs de construction.

Un Arduino, ESP32 ou autre microcontrôleur peut constituer le cerveau du rotor.

Son travail consiste à recevoir les positions demandées, lire les capteurs donnant la position réelle du rotor et commander les moteurs.

Le principe est celui d’un asservissement :

Erreur = position demandée − position mesurée

Si l’azimut demandé est de 137° alors que l’antenne se trouve à 125°, le contrôleur actionne le moteur jusqu’à atteindre la nouvelle position.

Un potentiomètre, un encodeur ou un autre capteur permet de fermer cette boucle de régulation.

Du microcontrôleur au moteur

Les sorties d’un Arduino ne peuvent évidemment pas alimenter directement un moteur de rotor.

Il faut donc ajouter un étage de puissance : pont en H pour certains moteurs à courant continu ou driver adapté pour des moteurs pas-à-pas.

Nous obtenons finalement :

Arduino → driver → moteur → réducteur → rotor

Le réducteur diminue la vitesse et augmente le couple tout en permettant un positionnement plus précis.

Des fins de course peuvent compléter l’installation afin d’éviter qu’une erreur logicielle n’entraîne le rotor au-delà de ses limites mécaniques.

De l’ordinateur aux moteurs

Pourquoi deux moteurs ?

Une station satellite classique possède deux axes indépendants.

Le moteur AZ fait tourner l’ensemble horizontalement, généralement sur une plage proche de 360°.

Le moteur EL incline les antennes entre l’horizon et le zénith.

Les deux mouvements sont effectués simultanément afin que les Yagi VHF/UHF restent orientées vers le satellite pendant tout son passage.

Un passage presque au zénith constitue d’ailleurs un exercice difficile : la direction apparente peut changer très rapidement et le rotor doit être suffisamment réactif.

Rotor satellite AZ/EL

Finalement, rien de mystérieux

Une station satellite automatique peut sembler complexe lorsqu’on l’observe dans son ensemble. Pourtant, elle n’est qu’une succession de blocs relativement simples :

TLE → SGP4 → Gpredict → Hamlib/rotctld → Arduino → drivers → moteurs AZ/EL → antennes.

Chaque bloc possède une fonction précise et peut être remplacé ou amélioré indépendamment.

C’est précisément ce qui rend le projet passionnant pour un radioamateur : informatique, mécanique, électronique, radio et programmation se rencontrent dans une même réalisation.

Et maintenant que nous savons comment tout cela fonctionne, une suite s’impose presque naturellement :

construire notre propre contrôleur de rotor AZ/EL autour d’un Arduino et le faire dialoguer avec Gpredict.

Liens et ressources utiles

Pour aller plus loin et commencer à expérimenter avec votre propre station satellite automatique, voici quelques ressources de référence :

  • CelesTrak — pour récupérer les données orbitales TLE et comprendre leur format : celestrak.org
  • Gpredict — logiciel open source permettant de prévoir les passages des satellites et de piloter radios et rotors : projet Gpredict
  • Hamlib — bibliothèque open source assurant l’interface entre les logiciels radioamateurs et de nombreux transceivers ou contrôleurs de rotors : documentation Hamlib
  • SatNOGS — réseau mondial de stations sol satellites open source, particulièrement intéressant pour découvrir des solutions de rotors, contrôleurs et logiciels réalisés par la communauté : satnogs.org
  • AMSAT — une excellente porte d’entrée pour suivre l’actualité des satellites radioamateurs, leurs fréquences et leurs modes de fonctionnement : AMSAT

Ces ressources permettent de passer progressivement de la théorie à l’expérimentation : récupérer les TLE, prévoir un passage, calculer la trajectoire, commander le rotor et finalement suivre automatiquement un satellite avec ses propres antennes.

L’UIT publie son nouveau Handbook 2026

Handbook 2026

Une référence mondiale pour les radioamateurs

L’Union internationale des télécommunications (UIT) vient de publier l’édition 2026 de son Handbook on Amateur and Amateur-Satellite Services. Derrière ce titre plutôt institutionnel se cache un document particulièrement intéressant : il dresse un panorama international du radioamateurisme, de ses techniques, de sa réglementation et de son rôle dans les communications modernes.

Un document destiné aux administrations… mais pas seulement

Le Handbook n’est pas à proprement parler un manuel destiné à apprendre à trafiquer. L’UIT indique qu’il rassemble dans un même document les informations relatives aux services amateur et amateur par satellite, principalement à destination des administrations et des organisations radioamateurs.

Mais son contenu mérite largement l’attention des opérateurs.

Cette édition 2026 actualise une grande partie de la précédente version. L’UIT précise notamment que les chapitres concernant les satellites et les techniques opérationnelles ont été largement révisés, tandis que de nouvelles parties expliquent l’apport du radioamateurisme à la société et à l’enseignement technique.

De la réglementation à l’expérimentation

Le premier chapitre revient sur l’histoire du service amateur, les licences, les qualifications des opérateurs, les stations de radio-club, les relais et balises ainsi que la reconnaissance internationale des licences, notamment dans le cadre de la CEPT.

Mais le deuxième chapitre devient beaucoup plus concret.

On y retrouve les plans de bandes, les activités radio, les concours, DXpeditions, radiogoniométrie et programmes destinés aux jeunes. Le Handbook aborde également les différents systèmes de communication : télégraphie, transmission de données, téléphonie, images et multimédia.

L’expérimentation occupe elle aussi une place importante avec la conception d’antennes, l’étude de la propagation, le traitement numérique du signal et même les systèmes SDR — Software Defined Radio.

Voilà qui montre à quel point la radio d’amateur actuelle dépasse largement l’image du simple émetteur-récepteur posé sur une table.

Une place importante pour les communications d’urgence

L’UIT consacre également une partie du Handbook au rôle des radioamateurs lors des catastrophes.

Réseaux locaux, liaisons à moyenne distance et communications longue distance sont évoqués. Cette reconnaissance n’est pas anodine : une recommandation UIT-R actualisée en février 2026 encourage les administrations à favoriser l’existence de réseaux radioamateurs capables de fonctionner lorsque les autres moyens de télécommunication deviennent indisponibles, y compris depuis des installations temporaires alimentées sur batteries ou groupes électrogènes.

Les satellites radioamateurs à l’honneur

Un chapitre complet concerne le service amateur par satellite.

Stations terriennes, bandes utilisées, expérimentation, satellites de communication, missions éducatives et coordination internationale des fréquences sont abordés.

Pour ceux qui pratiquent les satellites LEO ou QO-100, cette partie permet surtout de comprendre tout le travail réglementaire et de coordination qui existe derrière quelques minutes de QSO via un satellite.

Une photographie du radioamateurisme moderne

Ce Handbook 2026 est finalement intéressant pour une raison simple : il montre comment une organisation internationale considère aujourd’hui notre activité.

On y retrouve les fondamentaux — antennes, trafic, bandes de fréquences — mais aussi SDR, traitement numérique, satellites, Internet, multimédia, expérimentation et communications d’urgence.

À l’heure où certains imaginent encore le radioamateurisme comme une activité essentiellement centrée sur la télégraphie et la phonie HF, le document de l’UIT raconte une tout autre histoire.

Le radioamateur reste un opérateur, mais il est également expérimentateur, concepteur, utilisateur du numérique et acteur potentiel des communications d’urgence.

Et en 2026, l’UIT continue manifestement de considérer cette activité centenaire comme suffisamment actuelle pour lui consacrer un Handbook international entièrement remis à jour.

Pour consulter le document : Handbook on Amateur and Amateur-Satellite Services — édition 2026 (PDF officiel UIT)

Perséides 2026 : et si nous utilisions les étoiles filantes pour faire des QSO en 144 MHz ?

Perséides 2026

Chaque année au mois d’août, les Perséides offrent l’un des plus beaux spectacles astronomiques de l’été. Mais pour les radioamateurs, ces étoiles filantes présentent un autre intérêt : elles peuvent permettre d’établir des liaisons VHF à plusieurs centaines, voire plus d’un millier de kilomètres, grâce à une technique appelée Meteor Scatter.

Et le moment est particulièrement bien choisi : les Perséides atteignent leur maximum dans la nuit du 12 au 13 août 2026. Cette année, la nouvelle Lune coïncide avec le maximum, offrant d’excellentes conditions d’observation. L’American Meteor Society indique un ZHR théorique de 100, avec des météores pénétrant dans l’atmosphère à environ 59 km/s.

Pour nous radioamateurs, c’est surtout l’occasion de découvrir une propagation VHF assez étonnante.

Quand un météore devient réflecteur radio

Lorsqu’un petit fragment de matière pénètre dans l’atmosphère terrestre à très grande vitesse, il chauffe et laisse derrière lui une traînée ionisée.

Cette ionisation ne dure généralement que quelques fractions de seconde à quelques secondes, parfois davantage pour les météores les plus importants. Pendant ce bref instant, cette zone peut réfléchir ou diffuser des ondes radio.

Deux stations VHF qui ne peuvent normalement pas communiquer directement peuvent alors profiter de cette traînée comme d’un réflecteur temporaire situé à haute altitude.

Le signal apparaît brutalement puis disparaît presque aussi vite. À l’oreille, on peut entendre un fragment de modulation très bref : ce que les amateurs de Meteor Scatter appellent couramment un « ping ».

Tout l’enjeu consiste donc à transmettre suffisamment d’informations pendant ces ouvertures extrêmement courtes.

MSK144 : un mode conçu pour cela

À l’époque où les communications numériques n’existaient pas encore, le Meteor Scatter nécessitait des techniques particulièrement contraignantes, notamment de la télégraphie à très grande vitesse enregistrée puis ralentie à la réception.

Aujourd’hui, le logiciel WSJT-X simplifie considérablement l’expérience grâce au mode MSK144, spécialement développé pour le Meteor Scatter.

MSK144 transmet continuellement de très courtes trames pendant une séquence d’émission. Lorsqu’une réflexion apparaît, même pendant quelques dizaines de millisecondes, le logiciel tente immédiatement de récupérer les informations.

Les messages sont répétés jusqu’à 250 caractères par seconde, précisément afin d’exploiter les réflexions les plus courtes. Le décodage s’effectue en temps réel.

Le principe du QSO reste familier à ceux qui utilisent déjà FT8 : indicatifs, locator, report, confirmation et 73.

Mais ici, tout peut arriver pendant une fraction de seconde !

Jusqu’où peut-on aller ?

C’est justement ce qui rend l’expérience passionnante.

La documentation de WSJT-X indique que des contacts Meteor Scatter sont possibles sur les bandes VHF jusqu’à environ 2 100 km. Les résultats dépendent évidemment de la fréquence, des antennes, de la puissance et surtout de l’activité météoritique.

La bande des 144 MHz constitue un excellent terrain d’expérimentation.

Une station équipée d’une Yagi et d’une puissance raisonnable peut déjà tenter l’expérience. WSJT-X indique qu’avec de la patience, une centaine de watts et une seule Yagi permettent généralement de réaliser des contacts Meteor Scatter, même en dehors des grandes pluies de météores.

Lors des Perséides, les probabilités de disposer de nombreuses traînées ionisées augmentent fortement.

Comment essayer avec WSJT-X ?

Pour quelqu’un utilisant déjà FT8, l’installation est presque familière : transceiver VHF piloté par ordinateur, interface audio et synchronisation correcte de l’horloge.

Dans WSJT-X, il suffit ensuite de sélectionner MSK144. La documentation recommande notamment une fréquence audio de réception de 1 500 Hz et des séquences émission/réception de 15 secondes pour la plupart des utilisations.

Il reste évidemment à orienter l’antenne vers la région où une réflexion favorable peut permettre la liaison avec le correspondant recherché.

Et contrairement au FT8 sur HF, il faudra parfois être patient : plusieurs réflexions peuvent être nécessaires avant d’avoir reçu toutes les informations indispensables pour valider le QSO.

Les Perséides : le moment idéal pour essayer

Le Meteor Scatter ne fonctionne pas uniquement pendant les grandes pluies d’étoiles filantes. Des météores sporadiques pénètrent continuellement dans notre atmosphère et permettent des contacts tout au long de l’année.

Mais les Perséides constituent une occasion particulièrement intéressante pour débuter.

Elles sont actives du 17 juillet au 24 août, avec leur maximum les 12 et 13 août 2026. Elles proviennent des poussières laissées par la comète 109P/Swift-Tuttle.

Alors, cette nuit, ne vous contentez peut-être pas de regarder les étoiles filantes.

Allumez également le transceiver, lancez WSJT-X, sélectionnez MSK144 et écoutez le 144 MHz.

Une poussière de quelques millimètres située à une centaine de kilomètres au-dessus de votre antenne pourrait bien vous permettre de réaliser votre prochain DX.

Liens utiles pour aller plus loin

Pour approfondir le Meteor Scatter et préparer vos premiers QSO en MSK144, consultez la documentation officielle de WSJT-X ainsi que l’excellent document technique The MSK144 Protocol for Meteor-Scatter Communication de K9AN et K1JT. Pour connaître les périodes les plus favorables, l’American Meteor Society publie un calendrier des pluies de météores indiquant notamment les dates des maxima, la vitesse des météores et leur taux horaire théorique.

 

Après QO-100 : à quoi pourrait ressembler son successeur ?

QO-100 - Future GEO

Depuis sa mise en service en 2019, Qatar OSCAR-100 (QO-100) a profondément changé la pratique du satellite chez les radioamateurs. Pour la première fois, nous disposons d’un transpondeur radioamateur en orbite géostationnaire, accessible 24 heures sur 24 sur une immense zone géographique.

Avec une parabole, un LNB et quelques watts en 2,4 GHz, il est aujourd’hui possible de réaliser des contacts à plusieurs milliers de kilomètres en SSB, CW, modes numériques ou DATV.

Mais QO-100 ne sera évidemment pas éternel. Et dans le domaine spatial, préparer une nouvelle mission demande des années.

C’est pourquoi AMSAT-DL réfléchit déjà à l’après QO-100, dans le cadre d’une étude menée avec l’Agence spatiale européenne (ESA). Le projet porte un nom : futureGEO.

Pourquoi préparer maintenant l’après QO-100 ?

Il n’est absolument pas question d’enterrer QO-100. Lors du workshop futureGEO organisé à Friedrichshafen en juin 2026, une durée de fonctionnement encore importante d’Es’hail-2 a été évoquée.

Mais concevoir une nouvelle charge utile, choisir les technologies, obtenir les fréquences, trouver des partenaires puis surtout une opportunité de lancement peut prendre de nombreuses années.

Depuis janvier 2025, AMSAT-DL travaille ainsi dans le cadre du programme ARTES Future Preparation de l’ESA sur une étude baptisée Future Amateur Geostationary Payload Definition.

L’objectif est de déterminer ce que pourrait devenir la prochaine génération de charge utile radioamateur géostationnaire.

Trois grandes pistes sont actuellement étudiées.

Enhanced QO-100+ : améliorer ce qui fonctionne déjà

La première solution serait la plus proche de notre QO-100 actuel.

Baptisée provisoirement Enhanced QO-100+, elle conserverait le principe des transpondeurs classiques : le satellite reçoit nos émissions et les retransmet vers la Terre.

Nous pourrions ainsi retrouver un transpondeur bande étroite destiné à la SSB, CW et aux modes numériques ainsi qu’un transpondeur large bande pour la DATV.

Mais cette nouvelle génération pourrait apporter plusieurs améliorations : nouvelles balises, plusieurs bandes de fréquences, transmission de textes et d’images ou encore fonctions destinées aux communications d’urgence.

Cette solution aurait un avantage évident : nous savons déjà que le concept QO-100 fonctionne remarquablement bien.

Digital Innovation Lab : un SDR dans l’espace

La deuxième proposition est beaucoup plus ambitieuse.

Avec le Digital Innovation Lab, il ne serait plus simplement question de placer un relais dans l’espace. La charge utile disposerait d’importantes capacités de traitement numérique du signal.

Nous entrerions alors véritablement dans le domaine du SDR — Software Defined Radio — spatial.

Contrairement à un transpondeur classique qui retransmet essentiellement ce qu’il reçoit, une plateforme numérique pourrait traiter les signaux à bord et permettre d’expérimenter de nouvelles modulations ou de nouveaux protocoles.

On peut alors imaginer un véritable laboratoire radioamateur géostationnaire, permettant de tester de nouvelles technologies sans devoir construire un nouveau satellite pour chaque expérimentation.

C’est probablement l’idée la plus révolutionnaire de futureGEO : certaines fonctions pourraient évoluer grâce au logiciel alors que le satellite serait déjà en orbite.

High Frequency Pathfinder : explorer encore plus haut

La troisième proposition regarde encore plus loin.

Le High Frequency Pathfinder serait notamment destiné à explorer les communications dans les bandes millimétriques (mmWave).

Pour les expérimentateurs radioamateurs, ce serait un formidable terrain de jeu : nouvelles antennes, propagation sur les très hautes fréquences, balises expérimentales, mesures scientifiques et nouvelles techniques de transmission.

Nous serions alors bien au-delà d’un simple « QO-100 amélioré ».

Le satellite deviendrait également une plateforme d’expérimentation hyperfréquence.

Trois visions pour le futur

Ces trois concepts représentent finalement trois philosophies différentes.

Enhanced QO-100+ privilégie la continuité en améliorant une formule éprouvée.

Digital Innovation Lab transforme le satellite en plateforme SDR évolutive et expérimentale.

High Frequency Pathfinder ouvre la porte aux expérimentations sur les bandes millimétriques et aux technologies radio de demain.

La future solution pourrait d’ailleurs combiner plusieurs de ces idées.

Il faut cependant rester prudent : futureGEO n’est pas encore un satellite dont le lancement serait programmé. Nous sommes actuellement dans une phase d’étude et de définition des besoins.

QO-100 n’était peut-être que le début

QO-100 a démontré qu’un satellite géostationnaire radioamateur pouvait devenir un formidable outil de communication et d’expérimentation.

Sept ans après son lancement, nous nous sommes presque habitués à pouvoir utiliser depuis notre jardin un transpondeur situé à près de 36 000 km au-dessus de la Terre.

La question n’est donc peut-être plus seulement de savoir comment remplacer QO-100.

Elle devient plutôt :

que pourrions-nous faire de mieux la prochaine fois ?

Avec QO-100+, le Digital Innovation Lab et le High Frequency Pathfinder, les premières réponses commencent à apparaître.

Le successeur de QO-100 pourrait ainsi ne plus être seulement un relais radioamateur, mais devenir un véritable laboratoire radio dans l’espace accessible depuis nos stations.

Une évolution que nous suivrons évidemment avec beaucoup d’intérêt.

Éclipses solaires et radioamateurisme : quand la Lune perturbe la propagation des ondes

Eclipse 12 aout 2026

Une éclipse solaire est avant tout un spectacle astronomique fascinant. Pendant quelques minutes, la Lune vient masquer une partie ou la totalité du Soleil et transforme parfois le jour en une étrange pénombre.

Mais pour les radioamateurs, une éclipse est également une formidable expérience grandeur nature.

En masquant temporairement le rayonnement solaire, la Lune modifie l’ionisation des couches supérieures de l’atmosphère. Or ce sont précisément ces couches qui permettent à nos signaux HF de parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres.

Une éclipse peut donc modifier la propagation radio, parfois de façon spectaculaire.

Et justement, le 12 août 2026, une importante éclipse solaire sera observable depuis la France. Une excellente occasion de tourner les boutons de nos émetteurs… mais aussi de sortir le carnet de mesures !

1 – Pourquoi les éclipses intéressent-elles les radioamateurs ?

Pour comprendre l’intérêt d’une éclipse, il faut revenir rapidement sur le fonctionnement de la propagation HF.

À plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes se trouve l’ionosphère.

Sous l’action principalement des rayonnements ultraviolets et X du Soleil, les molécules et les atomes présents dans cette région sont ionisés. Plusieurs couches apparaissent alors, traditionnellement appelées :

  • couche D ;
  • couche E ;
  • couches F1 et F2.

Ces différentes régions jouent un rôle essentiel dans la propagation des ondes radio.

Grâce à elles, un signal HF peut revenir vers la Terre au lieu de poursuivre simplement son chemin dans l’espace. Plusieurs bonds entre la Terre et l’ionosphère peuvent ainsi permettre des communications à très grande distance.

Mais cette ionosphère n’est absolument pas constante.

Elle varie entre le jour et la nuit, avec les saisons, l’activité solaire et même en fonction de notre position géographique.

Une éclipse solaire introduit une variation supplémentaire particulièrement intéressante.

2 – Une nuit artificielle en pleine journée

Lors d’une éclipse solaire, la Lune se place entre la Terre et le Soleil.

Dans la zone concernée, une partie du rayonnement solaire disparaît pendant quelques minutes.

Pour l’ionosphère, c’est un peu comme si la nuit tombait brutalement en pleine journée.

La comparaison n’est évidemment pas parfaite. L’éclipse est beaucoup plus courte qu’une véritable nuit et toutes les couches de l’ionosphère ne réagissent pas à la même vitesse.

Néanmoins, la diminution du rayonnement solaire provoque une réduction de l’ionisation.

Et cette modification peut directement influencer nos communications radio.

3 – La couche D : celle qui nous intéresse particulièrement

La couche D est située approximativement entre 60 et 90 km d’altitude.

Pendant la journée, elle absorbe une partie importante de l’énergie des signaux HF, particulièrement aux fréquences les plus basses.

C’est notamment pour cette raison que les bandes 160 et 80 mètres sont généralement beaucoup plus performantes la nuit.

Après le coucher du Soleil, la couche D perd rapidement une grande partie de son ionisation. L’absorption diminue alors fortement.

Pendant une éclipse, un phénomène comparable peut temporairement se produire.

La couche D s’affaiblit alors que nous sommes encore en pleine journée.

Résultat : certaines fréquences habituellement fortement absorbées peuvent soudainement mieux se propager.

4 – Les bandes basses pourraient en profiter

Les bandes les plus intéressantes à surveiller seront donc notamment :

Bande Fréquence approximative Effet potentiel
160 m 1,8 MHz diminution de l’absorption
80 m 3,5 MHz amélioration possible
60 m 5 MHz conditions proches du crépuscule
40 m 7 MHz propagation améliorée sur certains trajets
30 m 10 MHz variations intéressantes
20 m 14 MHz évolution possible des conditions

Il ne faut cependant pas comprendre ce tableau comme la garantie de réaliser soudainement des DX extraordinaires.

La propagation dépend d’un très grand nombre de paramètres. L’éclipse ne fait qu’en modifier certains.

C’est précisément cette incertitude qui rend l’expérience intéressante !

5 – Et les bandes hautes ?

On pourrait penser que toutes les bandes HF vont bénéficier de l’éclipse.

Ce n’est pas nécessairement le cas.

La diminution du rayonnement solaire influence également les couches supérieures de l’ionosphère et notamment la région F.

La densité électronique peut diminuer et provoquer une baisse de la MUF, la Maximum Usable Frequency, ou fréquence maximale utilisable pour une liaison donnée.

Une liaison parfaitement établie sur 21 ou 28 MHz pourrait donc devenir plus difficile pendant l’éclipse.

Nous pourrions ainsi observer deux phénomènes simultanément :

une amélioration de certaines bandes basses et une dégradation de certaines bandes hautes.

6 – L’éclipse solaire du 12 août 2026

Cette année nous offre justement une occasion exceptionnelle de réaliser quelques expériences.

Le mercredi 12 août 2026, une éclipse totale de Soleil traversera notamment le Groenland, l’Islande et le nord de l’Espagne.

Depuis la France métropolitaine, elle sera partielle mais particulièrement importante.

En région parisienne, plus de 90 % du disque solaire sera occulté au maximum.

Une particularité devra toutefois être prise en compte dans nos observations : l’éclipse se déroulera en fin de journée.

Nous observerons donc simultanément les effets de l’éclipse et ceux de l’arrivée naturelle du crépuscule.

Il faudra en tenir compte pour interpréter les résultats.

7 – FT8 : beaucoup de stations pour observer la propagation

Les modes numériques constituent d’excellents outils pour étudier le phénomène.

FT8 présente notamment l’avantage d’être extrêmement utilisé.

Il sera possible d’observer les stations reçues avant, pendant et après l’éclipse et de comparer leurs rapports.

Une station habituellement inaudible à une heure donnée pourrait par exemple devenir décodable pendant quelques dizaines de minutes.

Inversement, certaines stations pourraient disparaître.

Les données FT8 peuvent donc donner une première indication des modifications de propagation.

Mais il existe un outil encore plus adapté.

8 – WSPR : un excellent laboratoire

Le WSPR – Weak Signal Propagation Reporter – a justement été conçu pour étudier la propagation.

Une station transmet périodiquement un signal de très faible puissance contenant notamment son indicatif et son locator.

Les stations qui reçoivent ce signal publient automatiquement leurs rapports.

Nous pouvons ainsi savoir :

  • qui nous reçoit ;
  • à quelle distance ;
  • sur quelle fréquence ;
  • avec quel rapport signal/bruit ;
  • et à quelle heure.

Pour étudier une éclipse, c’est presque idéal.

On pourrait par exemple laisser une station WSPR fonctionner plusieurs heures sur 40, 30 ou 20 mètres et observer l’évolution des reports.

9 – Une expérience simple à réaliser

Pas besoin d’être scientifique ou de disposer d’un laboratoire !

Une expérience intéressante pourrait consister à commencer les observations environ deux heures avant l’éclipse et à les poursuivre jusqu’à deux heures après.

Par exemple :

14 MHz → 10 MHz → 7 MHz

Plusieurs stations pourraient également se répartir les bandes.

Pour chaque bande, nous pourrions relever le nombre de stations reçues, leurs distances et surtout les rapports signal/bruit.

Il serait ensuite possible de représenter ces résultats sous forme de graphiques.

Nous pourrions peut-être observer une évolution correspondant au passage de l’ombre de la Lune.

10 – Comparer avec la veille et le lendemain

Une difficulté subsiste : comment savoir si une variation observée est réellement provoquée par l’éclipse ?

La propagation change naturellement en permanence.

Une méthode simple consiste donc à réaliser exactement les mêmes observations :

le 11 août → le 12 août → le 13 août.

Même antenne, même puissance, mêmes bandes et mêmes horaires.

Les journées du 11 et du 13 août servent alors de références.

Si une anomalie importante apparaît uniquement le 12 août au moment de l’éclipse, elle devient beaucoup plus intéressante.

L’expérience prend alors une véritable dimension scientifique.

11 – Et les VHF/UHF ?

Les effets seront beaucoup moins évidents.

Les communications locales en VHF et UHF ne reposent généralement pas sur la réflexion ionosphérique comme les communications HF.

Votre relais 145 MHz local ne devrait donc pas soudainement disparaître parce que la Lune passe devant le Soleil !

Des phénomènes ionosphériques subtils peuvent néanmoins être étudiés sur certaines fréquences et certains modes particuliers.

Pour une première expérience radioamateur, il sera cependant beaucoup plus intéressant de se concentrer sur les bandes HF.

12 – Attention : ne regardez jamais directement le Soleil

Si l’expérience radio est sans danger particulier, l’observation visuelle de l’éclipse nécessite en revanche des précautions impératives.

Il ne faut jamais regarder directement le Soleil sans protection spécialement conçue pour l’observation solaire.

Des lunettes de soleil ordinaires ne suffisent absolument pas.

Et surtout, ne regardez jamais le Soleil au travers de jumelles, d’un télescope ou d’un autre instrument optique dépourvu d’un filtre solaire approprié placé à l’entrée de l’instrument.

L’expérience radio peut d’ailleurs parfaitement être réalisée sans observer directement le Soleil.

13 – Ce qu’il faut retenir

Une éclipse solaire n’est pas seulement un magnifique phénomène astronomique.

Pour les radioamateurs, c’est également une expérience naturelle à l’échelle d’un continent.

Lorsque la Lune masque le Soleil, le rayonnement reçu par l’ionosphère diminue. La couche D s’affaiblit, l’absorption des fréquences basses peut diminuer et les conditions de propagation HF peuvent temporairement se rapprocher de celles rencontrées au crépuscule.

Pendant ce temps, la modification des couches supérieures peut également entraîner une baisse de la fréquence maximale utilisable.

Certaines bandes peuvent donc s’améliorer alors que d’autres se dégradent.

Le 12 août 2026, nous disposerons d’une excellente occasion de vérifier tout cela depuis nos propres stations.

Quelques watts, une antenne HF, FT8 ou WSPR et un ordinateur suffisent pour participer à l’expérience.

Et plutôt que de simplement constater que « la propagation était bizarre ce soir-là », essayons de conserver les données.

Avant, pendant et après l’éclipse.

Puis comparons-les avec celles de la veille et du lendemain.

C’est aussi cela, le radioamateurisme : utiliser nos stations non seulement pour communiquer, mais également pour observer, expérimenter et essayer de comprendre les phénomènes qui permettent à nos ondes de parcourir le monde.

Retour sur le contact scolaire avec l’île Maurice

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

Le contact scolaire QO-100 avec l’île Maurice s’est déroulé avec succès le 5 avril 2026, malgré quelques aléas techniques qui font aussi partie de l’aventure radioamateur ! Organisée avec les collégiens du Collège Olivier de Serres de Viry-Châtillon, cette liaison a permis aux élèves d’échanger par radio avec l’île Maurice grâce au satellite géostationnaire QO-100.


🛰 Quelques défis techniques

Station QO-100

Tout ne s’est pas passé exactement comme prévu côté technique.
Notre chaîne DATV via QO-100 a malheureusement été mise hors service suite à une panne de l’émetteur : le transistor final du PA nous a lâchés lors du pointage de l’antenne.

Cependant, l’essentiel du projet reposait sur la liaison phonie via QO-100, et celle-ci a parfaitement fonctionné, permettant d’assurer le cœur de l’événement sans difficulté.


🎓 Une belle participation des collégiens

Classe ODS

Nous tenons à féliciter les collégiens du Collège Olivier de Serres à Viry-Châtillon (91), qui ont su faire preuve :

  • de calme
  • de sérieux
  • et surtout d’une grande qualité dans leurs questions

Leur implication a largement contribué à la réussite de ce contact.

L’ensemble des élèves, des professeurs ainsi que le Principal ont été ravis de cette expérience enrichissante, et se disent déjà prêts à renouveler l’opération.


🌍 Un moment de partage élargi

À l’issue des échanges, Vincent (FR5VK), depuis l’île de la Réunion, voisin de l’île Maurice, est intervenu pour saluer l’assistance, ajoutant une dimension encore plus conviviale à cet événement.

Le mot de clôture est revenu au Principal du collège, concluant cette belle rencontre sur une note très positive.


🙏 Remerciements

Nous adressons nos plus sincères remerciements à toutes les personnes qui ont rendu cet événement possible :

  • Jean-Marc (3B8DU) et son épouse Véronique (3B8AU) pour leur disponibilité et leur participation
  • Le Principal et les enseignants du collège pour leur confiance
  • Vincent (FR5VK) pour son intervention
  • Et tout particulièrement Chris (ON1RC) pour :
    • le relais de l’événement sur QO-100
    • la diffusion sur Twitch
    • et surtout ses nombreux conseils précieux, très utiles pour une première expérience de ce type

📻 Une expérience riche d’enseignements

Ce contact restera une expérience très enrichissante pour tous.
Il nous permettra également de tirer de nombreux enseignements techniques et organisationnels pour améliorer encore nos prochaines réalisations.


👉 Une chose est sûre : ce ne sera pas le dernier contact scolaire du radio-club F5KEE !

73 à tous ! 📡

Comment suivre le contact scolaire avec l’île Maurice ?

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

Le contact entre un collège de Viry-Châtillon et l’île Maurice pourra être suivi de plusieurs façons :

🕦 Rendez-vous à 11h30 (heure française) jeudi 26 mars

Lors de cet échange, 20 collégiens auront l’opportunité de poser chacun une question sur l’île Maurice.

⚠️ Les fréquences utilisées, en phonie comme en DATV, seront déterminées en fonction de l’occupation du transpondeur au moment du contact.

Contact scolaire avec l’île Maurice – Jeudi 26 mars

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

 

Le radio-club F5KEE a le plaisir d’annoncer l’organisation d’un contact radio exceptionnel avec l’île Maurice, qui se déroulera le jeudi 26 mars aux alentours de 11h30.

À cette occasion, nous aurons le privilège d’échanger avec Jean-Marc (3B8DU) et son XYL Véronique (3B8BAU), radioamateurs passionnés basés à Maurice.

👨‍🎓 Un moment privilégié pour les élèves
Une vingtaine de collégiens participeront activement à ce contact en posant des questions sur la vie, la culture et l’environnement de l’île Maurice. Une belle opportunité de découverte et d’ouverture sur le monde grâce à la radio !

🌍 À propos de l’île Maurice
Située dans l’océan Indien, à proximité de l’île de la Réunion, Maurice est connue pour sa richesse culturelle, ses paysages magnifiques et sa diversité.

📡 Moyens techniques mis en œuvre
Pour cette liaison, nous utiliserons le satellite géostationnaire QO-100, permettant une communication stable et accessible.
En parallèle :

  • Une transmission DATV sera réalisée via QO-100
  • Un flux vidéo en direct sur Twitch sera également proposé afin de permettre au plus grand nombre de suivre cet événement

⚙️ Les fréquences utilisées ne sont pas encore définies et seront choisies en fonction de l’occupation du spectre au moment du contact.


Nous espérons vous voir nombreux pour suivre ce moment de partage entre radioamateurs et jeunes curieux, pour cette ouverture sur le Monde !

73 de l’équipe F5KEE

Tests DATV via QO-100 : premières images, premières optimisations

Test DATV-1

Ce dimanche, nous avons consacré l’après-midi aux essais d’un émetteur DATV de 100 W, associé à une parabole prime-focus de 110 cm. La ligne d’alimentation, en coaxial 1/2″ de très bonne qualité, présente une perte estimée à environ 2 dB.

Les premiers essais, réalisés en SR125, n’ont pas été concluants. Christophe, F4CQA, est donc monté sur le toit afin d’affiner le pointage de l’antenne.
En fin de journée, après de multiples réglages et optimisations, il a finalement réussi à transmettre des images en SR250. Les images revenaient bien jusqu’à nous, même si la qualité restait plus que perfectible.

Il semble subsister un souci, soit du côté de la parabole, soit au niveau des pertes dans la ligne. Les investigations se poursuivent !

Test DATV-2