Code Q : lesquels faut-il connaître pour la licence radioamateur et comment les mémoriser ?

Code Q : mémoriser les codes radioamateurs

Lorsqu’on prépare l’examen radioamateur, le code Q fait partie de ces sujets qui peuvent sembler rébarbatifs. QRM, QRN, QRO, QRP, QRV, QSY… À première vue, toutes ces abréviations se ressemblent !

Pourtant, il n’est pas nécessaire de mémoriser des centaines de codes. Une sélection relativement réduite permet de couvrir l’essentiel de ce qu’un futur radioamateur doit comprendre, tout en constituant un vocabulaire que l’on retrouvera ensuite quotidiennement sur les bandes.

Qu’est-ce que le code Q ?

Le code Q est un ensemble d’abréviations composées de trois lettres commençant par Q. Il a été développé à l’origine pour accélérer les communications radiotélégraphiques.

Son principal avantage est son caractère international. Un radioamateur français et un radioamateur japonais peuvent parfaitement comprendre « QRM » ou « QTH » sans parler la même langue.

Un même code peut généralement être employé comme une question ou comme une affirmation.

Par exemple :

QRL ? → Êtes-vous occupé ?

QRL → Je suis occupé.

En télégraphie, le gain de temps est évident. Mais de nombreux codes Q sont également passés dans le langage courant des radioamateurs, y compris en phonie.

Les principaux codes Q à connaître

Voici une sélection particulièrement utile pour la préparation à l’examen et pour le trafic amateur.

Code Signification principale
QRA Nom de la station
QRG Fréquence exacte
QRH Variation de fréquence
QRI Tonalité de l’émission
QRK Lisibilité du signal
QRL Être occupé
QRM Brouillage par d’autres émissions
QRN Parasites
QRO Augmenter la puissance
QRP Diminuer la puissance
QRQ Transmettre plus vite
QRS Transmettre plus lentement
QRT Cesser la transmission
QRU Rien à transmettre
QRV Être prêt
QRX Attendre / rappeler plus tard
QRZ Qui m’appelle ?
QSA Force du signal
QSB Variation de la force du signal, fading
QSL Accusé de réception
QSO Communication entre stations
QSP Retransmettre un message
QSY Changer de fréquence
QTC Message à transmettre
QTH Position géographique

Il existe bien d’autres codes Q, mais apprendre une liste gigantesque sans hiérarchie n’est probablement pas la meilleure manière de préparer l’examen.

Les apprendre par familles plutôt que par ordre alphabétique

La difficulté vient moins du nombre de codes que de leur ressemblance. Essayer de mémoriser successivement QRA, QRB, QRG, QRH, QRI, QRK… favorise les confusions.

Une méthode beaucoup plus efficace consiste à créer des familles logiques.

Fréquence

QRG : fréquence exacte
QRH : variation de fréquence
QSY : changement de fréquence

On peut imaginer une situation réelle :

« Je suis sur quelle fréquence exactement ? » → QRG

« Ma fréquence dérive-t-elle ? » → QRH

« Passons sur 145,450 MHz » → QSY

Brouillages et propagation

Deux codes sont particulièrement faciles à confondre :

QRM : brouillage provoqué par d’autres émissions
QRN : parasites, notamment atmosphériques

Une astuce mnémotechnique fonctionne assez bien :

QRM → M comme Man-made

QRN → N comme Nature

Ajoutons :

QSB → le signal monte et descend : c’est le fading.

Ainsi, si une station disparaît périodiquement dans le bruit sans qu’un autre émetteur ne la couvre, on parlera plutôt de QSB que de QRM.

Force et qualité du signal : attention à QRK et QSA

Voici encore deux notions qu’il ne faut pas mélanger.

QRK concerne la lisibilité du signal.

QSA concerne sa force.

Un signal peut donc être puissant mais difficilement compréhensible, ou relativement faible mais parfaitement lisible.

C’est une distinction que l’on retrouve d’ailleurs dans le fameux report RST : Readability, Strength, Tone utilisé par les radioamateurs.

Puissance et vitesse

Quatre codes peuvent être appris sous forme de deux couples :

QRO ↔ QRP

QRO signifie augmenter la puissance, tandis que QRP signifie la diminuer.

Dans le langage radioamateur moderne, « faire du QRP » désigne couramment le trafic à faible puissance.

Deuxième couple :

QRQ ↔ QRS

QRQ demande d’accélérer la transmission.

QRS demande au contraire de ralentir.

En télégraphie, « QRS » est particulièrement pratique lorsqu’un correspondant transmet du Morse trop rapidement !

Les codes qui racontent presque un QSO

Une autre technique consiste à apprendre plusieurs codes en imaginant le déroulement d’un contact.

Avant d’émettre :

QRL ? → Cette fréquence est-elle occupée ?

Vous lancez appel et entendez plusieurs stations :

QRZ ? → Qui m’appelle ?

Vous êtes disponible :

QRV → Je suis prêt.

Vous réalisez la liaison :

QSO → communication entre les deux stations.

Vous confirmez avoir correctement reçu :

QSL → reçu, accusé de réception.

Vous proposez de changer de fréquence :

QSY → changeons de fréquence.

Vous demandez au correspondant d’attendre :

QRX → attendez / je vous rappellerai.

Puis vous terminez :

QRT → cessez la transmission.

En transformant une liste abstraite en scénario, les codes deviennent beaucoup plus faciles à retenir.

Et le fameux QTH ?

C’est probablement avec QSO, QSL, QRM et QRP l’un des codes les plus connus des radioamateurs.

QTH correspond à la position géographique d’une station.

On entend ainsi régulièrement en phonie :

« Mon QTH est Viry-Châtillon. »

Il s’agit d’un usage radioamateur devenu tellement courant que le terme « QTH » est parfois employé comme synonyme de domicile ou de lieu d’émission.

Ne pas apprendre seulement « QRM = brouillage »

Pour préparer efficacement un QCM, il faut être capable de retrouver l’information dans les deux sens.

Première question :

Que signifie QRM ?

→ Brouillage provenant d’autres émissions.

Mais il faut également pouvoir répondre immédiatement à :

Quel code indique un brouillage provoqué par d’autres émissions ?

→ QRM.

C’est important, car reconnaître une réponse lorsqu’on voit le code n’est pas exactement le même exercice mental que retrouver le code à partir de sa définition.

La méthode des cartes recto-verso

Une méthode simple consiste donc à fabriquer de petites cartes.

Sur le recto :

QRN

Au verso :

Parasites atmosphériques / naturels

Mais fabriquez également la carte inverse :

Parasites atmosphériques / naturels

et au verso :

QRN

Avec une vingtaine de codes, cela représente une quarantaine de cartes. Mélangez-les et consacrez-y seulement quelques minutes chaque jour.

Cinq codes par jour

Inutile de vouloir tout apprendre en une soirée.

On peut par exemple organiser la révision ainsi :

Jour 1 : QRM – QRN – QRO – QRP – QRT

Jour 2 : QRV – QRX – QRZ – QSY – QSO

Jour 3 : QSL – QTH – QRG – QRH – QSB

Jour 4 : QRK – QSA – QRQ – QRS – QRL

Les codes restants peuvent être ajoutés progressivement.

À partir du cinquième ou sixième jour, abandonnez l’ordre des listes et travaillez exclusivement avec des questions tirées au hasard.

C’est cette dernière étape qui permet de vérifier que le code est réellement assimilé et non simplement récité grâce à sa position dans une liste.

Apprendre pour l’examen… mais surtout pour la radio

Le code Q ne doit finalement pas être considéré uniquement comme quelques lignes supplémentaires du programme à mémoriser.

Une fois l’indicatif obtenu, certains de ces codes seront rencontrés constamment : QSO, QSL, QTH, QRM, QRN, QSB, QRP, QRO, QRZ ou QSY font véritablement partie du vocabulaire radioamateur international.

Le plus efficace est donc de ne pas chercher à réciter mécaniquement une longue liste. Regroupez les codes par fonction, associez-les à des situations concrètes et entraînez-vous dans les deux sens.

Quelques minutes quotidiennes suffisent alors pour transformer ce qui ressemblait initialement à une soupe de trois lettres en un vocabulaire parfaitement naturel.

Et lorsque « QRM ? » apparaîtra dans une question d’examen, vous ne chercherez plus dans votre mémoire : vous penserez immédiatement brouillage.

La roue de la loi d’Ohm : comprendre les formules plutôt que les apprendre par cœur

Banniere Loi d'ohm

La roue de la loi d’Ohm est certainement l’un des aide-mémoires les plus connus en électronique. On la retrouve dans les manuels, les ateliers, les laboratoires et jusque sur les murs de nombreux radio-clubs. Elle rassemble, dans un même dessin, les principales formules permettant de calculer une tension, une intensité, une résistance ou une puissance.

Cette roue est très pratique lorsqu’on connaît déjà la loi d’Ohm. Pourtant, lorsqu’on débute, elle peut produire l’effet inverse de celui recherché : douze formules apparaissent simultanément et il devient difficile de savoir laquelle choisir.

Faut-il alors apprendre toutes ces expressions par cœur ? Heureusement, non. Deux relations fondamentales suffisent pour retrouver l’ensemble de la roue.

Roue Loi d'Ohm

La roue de la loi d’Ohm rassemble les douze formules reliant la tension, l’intensité, la résistance et la puissance.

Que contient la roue de la loi d’Ohm ?

La roue repose sur quatre grandeurs électriques :

Grandeur Symbole Unité
Tension U volt (V)
Intensité I ampère (A)
Résistance R ohm (Ω)
Puissance P watt (W)

La tension représente la différence de potentiel électrique entre deux points. L’intensité correspond au courant qui traverse le circuit. La résistance s’oppose au passage de ce courant, tandis que la puissance indique la quantité d’énergie électrique utilisée ou dissipée chaque seconde.

La roue regroupe généralement les douze formules suivantes :

Pour calculer la tension

    \[U = R \times I\]

    \[U = \frac{P}{I}\]

    \[U = \sqrt{P \times R}\]

Pour calculer l’intensité

    \[I = \frac{U}{R}\]

    \[I = \frac{P}{U}\]

    \[I = \sqrt{\frac{P}{R}}\]

Pour calculer la résistance

    \[R = \frac{U}{I}\]

    \[R = \frac{P}{I^2}\]

    \[R = \frac{U^2}{P}\]

Pour calculer la puissance

    \[P = U \times I\]

    \[P = R \times I^2\]

    \[P = \frac{U^2}{R}\]

Présentées de cette manière, ces douze formules donnent l’impression qu’il faut toutes les mémoriser. En réalité, elles dérivent de seulement deux relations.

Les deux formules à retenir

La première est la véritable loi d’Ohm :

    \[U = R \times I\]

Elle signifie que la tension aux bornes d’une résistance est égale à la valeur de cette résistance multipliée par le courant qui la traverse.

La seconde est la formule de la puissance électrique :

    \[P = U \times I\]

Elle indique que la puissance consommée ou dissipée est égale au produit de la tension par l’intensité.

deux relations fondamentales

Deux relations fondamentales suffisent pour retrouver toutes les formules de la roue.

Ces deux expressions constituent le point de départ de toutes les autres formules de la roue.

Par exemple, si nous connaissons la tension et la résistance, nous pouvons transformer la loi d’Ohm pour rechercher l’intensité :

    \[I = \frac{U}{R}\]

Si nous remplaçons ensuite II par U/RU/R dans la formule de la puissance, nous obtenons :

    \[P = U \times \frac{U}{R}\]

Soit :

    \[P = \frac{U^2}{R}\]

La roue n’est donc pas un ensemble de douze lois différentes. C’est simplement une représentation des différentes façons de combiner deux relations fondamentales.

Une autre approche : que cherche-t-on ?

methode je cherche je connais

Pour sélectionner la bonne formule, il suffit d’identifier la grandeur recherchée et les deux grandeurs connues.

Plutôt que de parcourir toute la roue à la recherche d’une formule, commençons par nous poser une question :

Quelle grandeur voulons-nous calculer ?

Nous devons choisir entre :

  • U : la tension ;
  • I : l’intensité ;
  • R : la résistance ;
  • P : la puissance.

Demandons-nous ensuite :

Quelles sont les deux grandeurs déjà connues ?

Ces deux questions suffisent généralement pour sélectionner la formule appropriée.

Prenons un exemple simple. Une résistance de 24 Ω est alimentée sous 12 V. Nous voulons connaître le courant qui la traverse.

Nous cherchons donc I et nous connaissons U et R. La relation à utiliser devient immédiatement :

    \[I = \frac{U}{R}\]

Le calcul donne :

    \[I = \frac{12}{24} = 0,5\ \text{A}\]

Le courant traversant la résistance est donc de 0,5 A, soit 500 mA.

Cette démarche est plus facile à retenir qu’une roue complète : je détermine ce que je cherche, j’identifie ce que je connais, puis je choisis la formule correspondante.

Un exemple appliqué à la radio

Supposons que nous mesurions une tension efficace de 20 V aux bornes d’une charge fictive de 50 Ω. Quelle puissance reçoit-elle ?

Nous cherchons P, tandis que nous connaissons U et R. La formule adaptée est :

    \[P = \frac{U^2}{R}\]

En remplaçant les lettres par les valeurs :

    \[P = \frac{20^2}{50}\]

    \[P = \frac{400}{50} = 8\ \text{W}\]

La charge fictive reçoit donc une puissance de 8 W.

Dans le cas d’un signal alternatif ou radiofréquence, la tension utilisée dans ce calcul doit être une tension efficace, également appelée tension RMS. Une mesure crête ou crête à crête ne peut pas être introduite directement dans la formule sans conversion préalable.

Ne pas oublier les unités

De nombreuses erreurs ne viennent pas de la formule, mais des unités employées.

Il faut notamment se souvenir que :

  • 1 A = 1 000 mA ;
  • 1 mA = 0,001 A ;
  • 1 kΩ = 1 000 Ω ;
  • 1 MΩ = 1 000 000 Ω ;
  • 1 kW = 1 000 W ;
  • 1 mW = 0,001 W.

Prenons une LED parcourue par un courant de 20 mA. Pour effectuer un calcul en ampères, il faut convertir cette valeur :

    \[20\ \text{mA} = 0,020\ \text{A}\]

Si cette conversion est oubliée, le résultat sera mille fois trop grand ou trop petit.

Une bonne habitude consiste donc à convertir toutes les valeurs en volts, ampères, ohms et watts avant de commencer le calcul. On pourra ensuite exprimer le résultat avec l’unité la plus pratique.

La roue reste-t-elle utile ?

Oui, car elle constitue un excellent aide-mémoire. Elle permet à une personne déjà familiarisée avec les grandeurs électriques de retrouver rapidement une formule.

Cependant, la roue ne doit pas remplacer le raisonnement. Elle devient beaucoup plus facile à utiliser lorsque l’on comprend que :

  1. seules deux relations sont véritablement fondamentales ;
  2. la grandeur recherchée détermine la famille de formules ;
  3. les deux grandeurs connues permettent de choisir la formule exacte ;
  4. les unités doivent être vérifiées avant le calcul.

La meilleure façon d’apprendre la loi d’Ohm n’est donc pas de mémoriser aveuglément douze expressions. Il faut commencer par comprendre les relations entre la tension, l’intensité, la résistance et la puissance.

Un calculateur pour apprendre en pratiquant

Le calculateur interactif placé ci-dessous reprend cette méthode progressive.

Commencez par sélectionner la grandeur recherchée : U, I, R ou P. Indiquez ensuite les deux grandeurs que vous connaissez, puis saisissez leurs valeurs et leurs unités. La formule correspondante sera choisie automatiquement.

Un volet d’explication permet également de comprendre comment la formule a été obtenue. L’objectif n’est donc pas seulement de fournir un résultat, mais d’aider chacun à acquérir le bon raisonnement.

Après quelques essais, la roue de la loi d’Ohm ne devrait plus apparaître comme un tableau rempli de formules compliquées. Elle deviendra ce qu’elle aurait toujours dû être : un simple aide-mémoire représentant les relations logiques entre quatre grandeurs électriques.

Liens utiles pour aller plus loin

Code couleur des résistances : comment lire leur valeur sans se tromper ?

Banniere code couleur resistance

Les résistances font partie des composants que l’on rencontre le plus souvent en électronique. Dans un montage radioamateur, une alimentation, un amplificateur, un filtre ou une simple carte Arduino, elles sont partout. Pourtant, contrairement à de nombreux composants modernes, les résistances traversantes n’affichent généralement pas leur valeur en clair.

Pour connaître leur valeur, il faut décoder les anneaux de couleur imprimés sur leur corps. Le principe est simple une fois que l’on connaît la règle. Voyons comment lire rapidement une résistance à 4, 5 ou 6 anneaux.

Pourquoi utiliser des couleurs ?

Une petite résistance ne laisse pas beaucoup de place pour imprimer « 4,7 kΩ ±5 % ». Les fabricants utilisent donc depuis longtemps un système normalisé dans lequel chaque couleur représente un chiffre, un multiplicateur ou une tolérance.

Le principe repose sur une série de dix couleurs correspondant aux chiffres de 0 à 9 :

Noir 0 – Brun 1 – Rouge 2 – Orange 3 – Jaune 4 – Vert 5 – Bleu 6 – Violet 7 – Gris 8 – Blanc 9.

À celles-ci viennent notamment s’ajouter l’or et l’argent, utilisés pour certains multiplicateurs et pour les tolérances.

Le tableau du code couleur des résistances

tableau du code couleur des résistances

Le tableau suivant constitue la référence essentielle à conserver près de l’établi.

Couleur Chiffre Multiplicateur Tolérance Coeff. température
Noir 0 × 1 250 ppm/°C
Brun 1 × 10 ± 1 % 100 ppm/°C
Rouge 2 × 100 ± 2 % 50 ppm/°C
Orange 3 × 1 k 15 ppm/°C
Jaune 4 × 10 k 25 ppm/°C
Vert 5 × 100 k ± 0,5 % 20 ppm/°C
Bleu 6 × 1 M ± 0,25 % 10 ppm/°C
Violet 7 × 10 M ± 0,1 % 5 ppm/°C
Gris 8 × 100 M ± 0,05 % 1 ppm/°C
Blanc 9 × 1 G
Or × 0,1 ± 5 %
Argent × 0,01 ± 10 %

Dans quel sens lire une résistance ?

Avant même de décoder les couleurs, il faut savoir dans quel sens tenir la résistance.

Sur une résistance classique à quatre anneaux, l’anneau de tolérance, souvent or ou argent, est généralement légèrement séparé des autres. Il doit se trouver à droite.

On commence donc la lecture depuis l’autre extrémité.

Lorsque les anneaux sont difficiles à distinguer ou régulièrement espacés, cette règle peut être moins évidente, notamment avec certaines résistances de précision. Dans le doute, le multimètre reste le meilleur arbitre.

Comment lire une résistance à 4 anneaux ?

C’est probablement le cas le plus courant dans les tiroirs de nos ateliers.

Les quatre anneaux correspondent à :

1er anneau : premier chiffre
2e anneau : deuxième chiffre
3e anneau : multiplicateur
4e anneau : tolérance

Prenons une résistance :

Jaune – Violet – Rouge – Or

Jaune correspond à 4, violet à 7 et rouge indique un multiplicateur de ×100.

Nous obtenons donc :

47 × 100 = 4 700 Ω

soit :

4,7 kΩ ±5 %

L’anneau or indique en effet une tolérance de ±5 %.

Cela signifie que la résistance réelle peut théoriquement se situer entre environ 4,465 kΩ et 4,935 kΩ.

Et une résistance à 5 anneaux ?

Les résistances de précision utilisent fréquemment cinq anneaux. Cette fois, les trois premiers anneaux représentent trois chiffres significatifs.

La lecture devient :

1er anneau : premier chiffre
2e anneau : deuxième chiffre
3e anneau : troisième chiffre
4e anneau : multiplicateur
5e anneau : tolérance

Prenons :

Brun – Noir – Noir – Rouge – Brun

Les trois premiers anneaux donnent :

1 – 0 – 0 = 100

Le rouge correspond au multiplicateur ×100 :

100 × 100 = 10 000 Ω

Nous avons donc une résistance de :

10 kΩ ±1 %

Le dernier anneau brun indique la tolérance de ±1 %.

Et une résistance à 5 anneaux ?

Lecture pratique du code couleur : exemples de résistances à 4 et 5 anneaux et calcul de leur valeur.CodeCouleur

Et avec 6 anneaux ?

Une résistance à six anneaux se lit pratiquement comme une résistance à cinq anneaux. Le sixième anneau ajoute généralement une information concernant le coefficient de température.

Celui-ci s’exprime en ppm/°C, c’est-à-dire en parties par million par degré Celsius.

Cette caractéristique est surtout importante dans les circuits de précision : appareils de mesure, références de tension, oscillateurs, circuits analogiques sensibles ou équipements devant conserver leurs caractéristiques malgré les variations de température.

Pour nos montages courants, cette information est souvent secondaire, mais il est utile de savoir à quoi correspond ce mystérieux sixième anneau.

Attention aux résistances de faible valeur

L’or et l’argent ne servent pas uniquement à indiquer la tolérance. Lorsqu’ils occupent la position du multiplicateur, ils permettent de représenter des résistances inférieures à 10 Ω.

Par exemple :

Rouge – Rouge – Or – Or

Rouge = 2
Rouge = 2
Or = ×0,1

Donc :

22 × 0,1 = 2,2 Ω

avec une tolérance de ±5 %.

De même, l’argent comme multiplicateur correspond à ×0,01.

Une petite astuce pour mémoriser le code

Il n’est finalement pas indispensable d’apprendre immédiatement toutes les correspondances. Avec l’habitude, les couleurs les plus utilisées finissent par être mémorisées naturellement.

On rencontre par exemple très souvent :

Brun = 1
Rouge = 2
Orange = 3
Jaune = 4

Ainsi, une résistance brun-noir-rouge devient rapidement reconnaissable : 10 × 100 = 1 kΩ.

Une jaune-violet-rouge donne 47 × 100 = 4,7 kΩ.

Une brun-noir-orange donne 10 × 1 000 = 10 kΩ.

Et une jaune-violet-orange donne 47 × 1 000 = 47 kΩ.

À force de manipuler des composants, certaines valeurs deviennent reconnaissables au premier coup d’œil.

Les couleurs ne sont pas toujours faciles à distinguer

Sur le papier, le système paraît infaillible. Sur l’établi, c’est parfois une autre histoire !

Une résistance ancienne ayant chauffé peut présenter des couleurs altérées. Le rouge peut être confondu avec le brun, le bleu avec le violet et certaines teintes deviennent difficiles à identifier sous un mauvais éclairage.

Le problème est encore plus sensible pour les personnes ayant des difficultés à distinguer certaines couleurs.

Il ne faut donc jamais hésiter à utiliser un multimètre.

Pour obtenir une mesure fiable dans un circuit, il peut être nécessaire de dessouder au moins une patte de la résistance. Les autres composants connectés en parallèle peuvent sinon modifier complètement la valeur mesurée.

Code couleur ou multimètre ?

Les deux méthodes sont complémentaires.

Le code couleur permet d’identifier immédiatement la valeur nominale prévue par le fabricant et sa tolérance. Le multimètre permet de connaître la valeur réellement mesurée.

Cette distinction peut devenir intéressante lors d’un dépannage. Une résistance ayant fortement chauffé ou vieilli peut avoir changé de valeur, alors que ses anneaux continuent évidemment d’indiquer sa valeur d’origine.

Une résistance marquée 10 kΩ ±5 % mais mesurée à 15 kΩ mérite donc quelques soupçons !

Ce qu’il faut retenir

Pour une résistance à 4 anneaux, retenez simplement :

2 chiffres + multiplicateur + tolérance

Pour une résistance à 5 anneaux :

3 chiffres + multiplicateur + tolérance

Et pour une résistance à 6 anneaux :

3 chiffres + multiplicateur + tolérance + coefficient de température

Enfin, lorsque les couleurs sont douteuses, que la résistance semble avoir chauffé ou que vous dépannez un appareil, ne faites pas une confiance aveugle aux anneaux : sortez le multimètre !

Le code couleur permet de savoir ce que la résistance devrait être. La mesure permet de savoir ce qu’elle est réellement.

Formulaire de calcul des résistances

L’examen radioamateur français se modernise

examen radioamateur ANFR

Qu’est-ce qui change réellement ?

L’examen permettant d’obtenir le certificat d’opérateur radioamateur en France évolue. Mais attention : il ne s’agit ni d’un nouvel examen, ni d’une modification du programme. C’est avant tout l’infrastructure informatique utilisée par l’ANFR qui se modernise.

Une évolution assez discrète pour le candidat, mais intéressante puisqu’elle concerne l’outil sur lequel passent les futurs radioamateurs.

Un examen déjà entièrement informatisé

Depuis plusieurs années, les candidats ne répondent plus à un questionnaire papier. L’examen organisé par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) est informatisé.

Le principe reste bien connu : une partie consacrée à la réglementation et une seconde aux connaissances techniques.

L’ANFR propose d’ailleurs sur son site une présentation en ligne de l’interface d’examen, permettant de se familiariser avec son fonctionnement. L’Agence précise cependant qu’il s’agit uniquement d’une présentation et non d’un véritable logiciel d’entraînement.

C’est l’infrastructure qui se cache derrière cette interface qui évolue.

Une nouvelle solution informatique

Les informations publiées autour de cette modernisation indiquent que l’examen doit désormais s’appuyer sur la solution d’un éditeur numérique français.

L’objectif est de disposer d’une interface plus moderne et d’une infrastructure plus robuste, mais également d’un système susceptible d’évoluer plus facilement dans les années à venir.

La nouvelle solution doit aussi permettre de conserver un environnement de présentation accessible depuis le site de l’ANFR afin que les futurs candidats puissent découvrir l’interface avant de se présenter à l’examen.

L’évolution concerne donc essentiellement les coulisses informatiques de l’examen, plutôt que l’examen lui-même.

Un hébergement dans un cloud français

Un autre point mérite l’attention : l’hébergement des données.

Les informations disponibles indiquent que les données doivent rester sous la maîtrise de l’ANFR et être hébergées dans un cloud français.

Ce choix prend évidemment une importance particulière lorsqu’une administration manipule les informations personnelles des candidats.

Sur son site officiel, l’ANFR confirme que les données renseignées dans l’outil d’examen font l’objet d’un traitement par l’Agence dans le cadre de sa mission d’organisation des examens. Elle précise également les droits des candidats en matière d’accès, de rectification, d’effacement et d’opposition conformément au RGPD.

Ce qui ne change pas

C’est probablement le point le plus important pour les futurs candidats : cette modernisation informatique ne signifie pas qu’il faut revoir sa préparation à l’examen.

Les informations disponibles indiquent que le contenu des épreuves et les conditions d’accès ne sont pas modifiés par ce changement d’infrastructure.

Le programme reste fixé par l’annexe 1 de l’arrêté du 21 septembre 2000 relatif aux conditions d’obtention des certificats d’opérateur des services d’amateur.

L’inscription continue également de s’effectuer auprès d’un centre d’examen de l’ANFR. L’Agence organise les sessions dans ses services régionaux et ses antennes et précise qu’il convient de prendre rendez-vous directement auprès du centre choisi.

Autrement dit, inutile de jeter vos cours et de recommencer votre préparation !

Vers un examen davantage dématérialisé ?

Cette évolution pourrait néanmoins préparer l’avenir.

Une infrastructure informatique plus moderne et plus souple facilite théoriquement les mises à jour, la maintenance et l’évolution des services proposés aux candidats. Elle ne signifie toutefois pas que l’examen radioamateur pourra prochainement être passé depuis son domicile.

À ce jour, l’ANFR continue d’organiser les examens dans ses centres et antennes, avec la possibilité exceptionnelle d’organiser certaines sessions à l’extérieur de ses locaux. Pour cela, plusieurs conditions doivent être réunies, notamment plus de dix candidats sur une même journée et un éloignement supérieur à 100 km du centre d’examen le plus proche.

Pour les sessions organisées dans un établissement scolaire ou universitaire, l’ANFR recommande même de prendre contact avec le centre concerné au moins six mois auparavant.

Une modernisation bienvenue

Pour le candidat, cette évolution ne provoquera donc probablement aucun bouleversement spectaculaire.

Et c’est finalement plutôt une bonne nouvelle.

Le but n’est pas de réinventer l’examen radioamateur, mais de moderniser l’outil informatique qui permet de l’organiser, d’améliorer sa pérennité et de disposer d’une infrastructure capable d’accompagner les évolutions futures.

Programme, préparation, rendez-vous auprès de l’ANFR et passage des épreuves restent pour l’instant fondamentalement identiques.

La modernisation se déroule surtout derrière l’écran.

Mais dans un hobby où SDR, traitement numérique, modes numériques et stations contrôlées par ordinateur prennent chaque année davantage d’importance, il était finalement assez logique que l’examen permettant de devenir radioamateur modernise lui aussi son infrastructure numérique.

Les liens utiles de l’ANFR pour les futurs radioamateurs

Pour terminer, voici quelques pages officielles de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) qu’il est utile de conserver dans ses favoris lorsqu’on prépare l’examen ou que l’on vient d’obtenir son certificat.

Préparer et passer l’examen radioamateur
La page « Les certificats » explique comment choisir un centre d’examen, s’inscrire, préparer les épreuves et se présenter le jour J. Elle rappelle également le déroulement des deux QCM de 20 questions, consacrés à la réglementation et à la technique.

Les certificats et l’examen radioamateur

Découvrir l’interface de l’examen
L’ANFR propose une présentation en ligne permettant de découvrir le fonctionnement des épreuves informatisées. Attention : il ne s’agit pas d’un logiciel d’entraînement complet, mais d’une présentation destinée à se familiariser avec l’interface.

Présentation des épreuves d’examen

Obtenir et gérer son indicatif
Une fois le certificat obtenu, cette rubrique explique les différentes catégories d’indicatifs et les démarches permettant notamment de demander un indicatif personnel, un indicatif de radio-club ou un indicatif spécial. On y trouve également les informations concernant les duplicatas et la suspension d’un indicatif.

Les indicatifs radioamateurs

Accéder au téléservice Radioamateur
Le téléservice de l’ANFR permet d’effectuer en ligne plusieurs démarches administratives liées à son activité radioamateur.

Téléservice Radioamateur de l’ANFR

Consulter l’annuaire officiel des radioamateurs
L’ANFR met également à disposition un annuaire permettant de rechercher les radioamateurs autorisés.

Annuaire officiel des radioamateurs

Trouver une réponse à une question particulière
Changement d’adresse, obtention d’un indicatif, radio-clubs, examen pour les personnes en situation de handicap, bandes de fréquences autorisées… la rubrique Questions/Réponses regroupe de nombreuses informations pratiques.

Questions / Réponses Radioamateurs

Enfin, pour les textes réglementaires qui encadrent notre activité, la rubrique dédiée permet de retrouver les principales références juridiques applicables au service amateur.

Cadre juridique des radioamateurs

Ces pages constituent les sources officielles à privilégier : réglementation, modalités d’examen ou démarches administratives peuvent évoluer et une information ancienne trouvée sur un forum ou un site radioamateur n’est pas nécessairement encore valable.