POTA côté Hunter : chassez les parcs sans quitter votre shack ! (8/13)

Banniere Hunters POTA

Dans notre précédent article, « POTA : où planter l’antenne sans planter l’activation ? », nous avons vu comment trouver un parc, vérifier ses limites et choisir un emplacement adapté pour installer notre station.

Cette fois, laissez le sac à dos, la batterie et le mât télescopique au placard !

Pour participer à POTA, il n’est absolument pas nécessaire de partir dans un parc. Vous pouvez rester confortablement installé devant votre transceiver et partir à la chasse aux Activators du monde entier.

Bienvenue de l’autre côté du pile-up : vous êtes maintenant Hunter POTA !

Hunter POTA : aucune expédition nécessaire !

Le principe est extrêmement simple.

L’Activator émet depuis une référence POTA. Le Hunter, lui, cherche et contacte cet Activator.

Et contrairement à l’Activator, le Hunter n’a pas besoin de se trouver dans un parc POTA.

Maison, radio-club ou autre emplacement depuis lequel vous êtes autorisé à émettre : peu importe. Il suffit d’établir le contact avec la station activant le parc.

Pas de batterie à porter, pas de mât à monter et aucune inquiétude concernant la pluie…

Enfin une discipline sportive adaptée au fauteuil du shack !

Où se cachent les Activators ?

Direction le site Parks on the Air, dans la rubrique consacrée aux spots.

Vous y trouverez les Activators actuellement signalés avec notamment leur indicatif, la référence du parc, la fréquence, le mode et l’heure du spot.

Par exemple :

F4XXX — F-1234 — 14,260 MHz — SSB

Voilà notre cible !

Il suffit de régler le transceiver sur 14,260 MHz et surtout…

d’écouter.

Un spot indique qu’une station a été signalée sur cette fréquence, mais celle-ci peut avoir changé de fréquence, terminé son activation ou être momentanément inaudible chez vous.

La première règle du Hunter est donc exactement la même que partout ailleurs en radio :

écouter avant d’émettre.

POTA : Trouver un Activator en 30 secondes

Trouver un Activator POTA en quelques secondes : la liste des spots indique l’indicatif de l’Activator, la référence du parc, sa fréquence, son mode et l’heure du dernier signalement. Choisissez une station, réglez votre transceiver sur sa fréquence et surtout écoutez avant d’appeler : un spot peut dater de quelques minutes et l’Activator peut avoir changé de fréquence ou être passé QRT.

Notre premier QSO Hunter

Nous entendons :

« CQ POTA, CQ POTA, F4XXX depuis F-1234… »

Pas besoin de discours compliqué.

Lorsque l’Activator termine son appel, donnez simplement votre indicatif :

« F5KEE »

S’il vous reprend :

« F5KEE, vous êtes 59 »

répondez avec son report :

« Merci, vous êtes également 59. 73 ! »

Et voilà.

Votre premier parc est chassé !

Selon les opérateurs et les conditions, l’échange peut évidemment être un peu plus détaillé. Certains donnent systématiquement leur référence de parc, d’autres la répètent périodiquement.

Le principe reste cependant celui d’un QSO radioamateur normal.

POTA : Votre premier QSO Hunter

Votre premier QSO Hunter POTA : repérez un Activator dans la liste des spots, écoutez sa fréquence puis donnez clairement votre indicatif lorsqu’il appelle. Après l’échange des reports, conservez le QSO dans votre propre log. Le crédit POTA apparaîtra lorsque l’Activator aura envoyé et fait traiter son fichier ADIF : le Hunter n’a aucun log à transmettre à POTA.

Au secours, tout le monde appelle !

Vous venez malheureusement de choisir un Activator très recherché.

Dix indicatifs arrivent simultanément.

Bienvenue dans le pile-up POTA.

La tentation consiste à répéter son indicatif cinq fois avec encore davantage de puissance.

Mauvaise stratégie.

Écoutez plutôt comment travaille l’Activator.

S’il annonce :

« La station F4 seulement… »

et que votre indicatif commence par F5, n’appelez pas.

S’il reprend :

« Station avec Kilo November ? »

laissez répondre la station concernée.

En revanche, si vous reconnaissez une partie de votre propre indicatif, répondez clairement avec votre call complet.

Un pile-up bien géré fonctionne parce que l’Activator dirige le trafic et les Hunters écoutent ses instructions.

POTA : Dans un pile-up : soyez celui qu'on entend !

Dans un pile-up POTA, soyez celui qu’on entend ! Écoutez les consignes de l’Activator, donnez votre indicatif une seule fois, clairement et au bon moment, puis attendez qu’il vous reprenne. Répéter son call sans arrêt ou augmenter inutilement la puissance ne fait souvent qu’ajouter du QRM : en pile-up, l’écoute et la discipline sont les meilleures alliées du Hunter.

Faut-il envoyer notre log à POTA ?

Voilà une particularité importante du programme :

non.

Les Hunters n’envoient pas leurs logs à POTA pour obtenir leurs crédits.

C’est le fichier transmis par l’Activator qui permet au système d’enregistrer les contacts des Hunters.

Cela explique pourquoi, dans notre article précédent consacré à l’ADIF, nous insistions sur un point : même une activation comportant moins de dix QSO doit être envoyée à POTA.

Les Hunters contactés attendent leurs crédits !

Cela ne vous empêche évidemment pas d’enregistrer vos contacts dans votre logiciel habituel. C’est même recommandé pour conserver votre propre historique, envoyer une QSL ou alimenter d’autres services de log.

Mon QSO n’apparaît pas !

Vous venez de contacter un superbe parc à l’autre bout de l’Europe.

Vous ouvrez immédiatement votre compte POTA…

Rien.

Pas de panique.

Le QSO ne peut apparaître qu’après le traitement du log envoyé par l’Activator.

Celui-ci est peut-être encore dans son parc, en train de démonter son dipôle, de rentrer chez lui ou simplement de boire le café qu’il avait oublié pendant son pile-up.

Il peut donc s’écouler un certain temps avant que le contact apparaisse dans vos statistiques.

Si le QSO n’est toujours pas présent après l’envoi du log, une erreur d’indicatif est également possible.

D’où l’intérêt de toujours donner son call clairement et complètement.

Et maintenant… collectionnons les parcs !

Un premier parc en appelle rapidement un deuxième.

Puis un troisième.

Votre tableau de bord POTA commence alors à enregistrer vos activités de Hunter et votre progression.

POTA propose différents awards, qui permettent de transformer la chasse en véritable jeu de collection.

Vous pouvez ainsi chercher à contacter de nouvelles références, multiplier les parcs, travailler différentes zones ou poursuivre certains objectifs particuliers proposés par le programme.

Et contrairement aux diplômes traditionnels nécessitant parfois l’envoi de cartes QSL ou de justificatifs, le système POTA s’appuie directement sur les QSO enregistrés dans sa base.

Petit à petit, la carte se remplit.

Hunter aujourd’hui, Activator demain

Chasser les parcs constitue d’ailleurs un excellent entraînement avant une première activation.

Après quelques dizaines de contacts, vous aurez entendu différentes façons de lancer CQ, de gérer un pile-up, de donner une référence, de demander plusieurs fois un indicatif difficile ou d’annoncer un changement de fréquence.

Vous découvrirez également les petites habitudes qui facilitent énormément la vie de l’Activator.

Un Hunter qui donne son indicatif une seule fois, lentement et clairement est souvent beaucoup plus facile à sortir du bruit qu’une station qui le répète trois fois à toute vitesse.

Lorsque vous passerez vous-même derrière le micro dans un parc, ces expériences deviendront très utiles.

Et si le Hunter est lui-même dans un parc ?

Alors les choses deviennent encore plus intéressantes.

Supposons que vous activiez F-1234 et entendiez un opérateur activant F-5678.

Vous le contactez.

Vous êtes tous les deux Activators et chacun est également Hunter de l’autre parc.

C’est un Park-to-Park, ou P2P.

N’oubliez alors surtout pas d’échanger et de noter les références des deux parcs. Comme nous l’avons vu dans notre article consacré au fichier ADIF, cette information permettra d’identifier correctement le contact P2P.

Un seul QSO peut donc participer simultanément à votre activation, à celle de votre correspondant et à vos statistiques Park-to-Park.

Peut-on chasser sans la liste des spots ?

Bien sûr !

POTA existait dans nos radios avant d’exister sur nos écrans.

Rien ne vous empêche de parcourir les bandes à la recherche d’un :

« CQ POTA… »

Vous pouvez également tomber sur une activation par hasard pendant un QSO ordinaire.

En CW et dans certains modes numériques, des réseaux automatiques comme le Reverse Beacon Network peuvent également aider à repérer l’activité de certaines stations.

Mais la page des spots POTA reste évidemment le moyen le plus simple pour commencer.

Le meilleur équipement du Hunter ?

On pourrait répondre :

une beam, un amplificateur et un superbe SDR.

Mais avant tout cela, il existe un équipement beaucoup moins coûteux :

de bonnes oreilles.

Écoutez l’Activator, respectez son rythme, attendez qu’il termine le QSO précédent et donnez clairement votre indicatif.

Vous augmenterez vos chances d’être entendu tout en facilitant la vie de l’opérateur situé dans le parc.

Et lorsque la propagation est bonne, quelques minutes devant la liste des spots peuvent rapidement vous faire voyager de parc en parc…

sans même avoir besoin de mettre vos chaussures de randonnée !

Pour aller plus loin

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