DX-péditions de septembre 2026 : les opérations à suivre dès maintenant

Station radio DX au crépuscule

Le calendrier DX de septembre 2026 continue d’évoluer. Certaines opérations annoncées pour quelques jours sont finalement prolongées, d’autres commencent plus tard que prévu en raison des conditions météorologiques ou des difficultés de transport. Plusieurs stations particulièrement intéressantes sont actuellement présentes sur les bandes HF, le 6 mètres et même les satellites.

Voici les principales DX-péditions à surveiller depuis la France, avec une attention particulière portée aux Samoa américaines, aux Seychelles, au Guyana et à l’expédition arctique RI1FJZ.

KH8WW : la grande cible du moment

YL2GM et EA5EL sont annoncés depuis l’île d’Aunuʻu, aux Samoa américaines, sous l’indicatif KH8WW, du 10 au 24 septembre 2026.

L’équipe prévoit d’utiliser deux ou trois stations simultanément sur les bandes du 160 au 6 mètres, en CW, SSB et FT8. Plusieurs antennes ont été préparées, notamment une Spiderbeam, des verticales, une DX Commander et des dipôles en V inversé.

L’île d’Aunuʻu porte la référence IOTA OC-045. Les Samoa américaines constituent une entité recherchée et le trajet depuis la France sera difficile. Il faudra principalement surveiller les bandes hautes, notamment les 20, 17, 15, 12 et 10 mètres, en fonction de la propagation.

Les confirmations seront disponibles par l’OQRS de Club Log. Le chargement complet dans LoTW est annoncé six mois après la fin de l’expédition.

Consulter le site officiel de KH8WW

S79/DL2SBY : les Seychelles accessibles depuis la France

DL2SBY est actif sous l’indicatif S79/DL2SBY depuis l’île de Mahé, aux Seychelles, du 11 au 21 septembre.

La station est installée sur la côte nord de l’île, à environ 100 mètres de l’océan, avec un dégagement favorable du nord-est au nord-ouest. Cette implantation devrait offrir de bonnes conditions en direction de l’Europe.

L’activité est annoncée sur les bandes HF en CW, SSB et FT8 avec MSHV. Pour le 6 mètres, l’opérateur dispose d’une Yagi cinq éléments. Mahé appartient au groupe IOTA AF-024.

Pour les radioamateurs français, S79/DL2SBY devrait être l’une des opérations les plus accessibles de cette sélection. Les bandes de 20 à 10 mètres seront à privilégier en journée, tandis que les bandes plus basses pourront devenir intéressantes en soirée et autour du lever ou du coucher du Soleil.

Les QSO pourront être confirmés par LoTW, Club Log OQRS ou directement auprès de DL2SBY.

8R1TM : l’activité depuis le Guyana est prolongée

L’une des principales modifications concerne 8R1TM. L’activité de PY1SAD depuis Georgetown, au Guyana, était initialement annoncée jusqu’au 11 septembre. Elle est désormais prolongée jusqu’au 12 octobre 2026.

Le programme est également plus étendu que prévu : la station pourra être active du 160 au 10 mètres, en CW, SSB et modes numériques, ainsi que par satellite.

En semaine, l’opérateur prévoit principalement d’être présent entre 23 h et 03 h UTC, soit entre 1 h et 5 h du matin en France métropolitaine pendant l’heure d’été. Une activité plus importante est annoncée durant les week-ends.

Cette prolongation laisse davantage de temps pour contacter le Guyana, aussi bien sur les bandes HF que par satellite. Les confirmations sont prévues par LoTW, eQSL, QRZ ou directement auprès de PY1SAD.

D44TWO : le Cap-Vert également présent sur QO-100

DF2WO poursuit son activité depuis Praia, sur l’île de Santiago, au Cap-Vert, sous l’indicatif D44TWO. L’opération doit continuer jusqu’à la mi-septembre.

La station peut être entendue en CW, SSB et FT8 sur différentes bandes, mais également via le satellite géostationnaire QO-100. Cette dernière possibilité intéressera particulièrement les stations françaises équipées pour le transpondeur radioamateur d’Es’hail-2.

Santiago porte la référence IOTA AF-005. En raison de sa relative proximité avec l’Europe, D44TWO devrait être facilement accessible depuis la France sur plusieurs bandes.

Les confirmations sont gérées par l’OQRS de M0OXO.

KH0N : une courte activité numérique depuis Saipan

JA6CNL doit être actif sous l’indicatif KH0N depuis Saipan, dans les îles Mariannes, du 10 au 15 septembre.

Cette opération est principalement consacrée aux modes numériques FT8, FT4 et FT2. Saipan appartient au groupe IOTA OC-086.

La courte durée de l’activité et la distance séparant les Mariannes de la France en font une cible difficile. Les ouvertures sur les bandes hautes devront être exploitées rapidement. Les signaux numériques offrent toutefois une chance aux stations ne disposant pas d’une puissance ou d’antennes importantes.

VP5/K5UR depuis les îles Turques-et-Caïques

Rick, K5UR, est actif depuis Providenciales, dans les îles Turques-et-Caïques, sous l’indicatif VP5/K5UR, jusqu’au 17 septembre.

Il utilise environ 100 W sur les bandes HF, principalement en CW et FT8, avec une éventuelle activité en SSB. Providenciales porte la référence IOTA NA-002.

Cette station devrait être plus facile à contacter depuis la France que les opérations du Pacifique. Les bandes de 20, 17 et 15 mètres seront particulièrement intéressantes lorsque le trajet transatlantique sera ouvert.

Les contacts seront confirmés par LoTW.

V47YA et V47RCX depuis Saint-Kitts

K0YA et W5RCX sont actifs depuis l’île de Saint-Kitts sous les indicatifs V47YA et V47RCX, jusqu’au 30 septembre.

Le programme couvre les bandes du 160 au 6 mètres, en CW, SSB et FT8. V47RCX doit cependant utiliser exclusivement le FT8.

Saint-Kitts appartient au groupe IOTA NA-104. Les Caraïbes sont généralement accessibles depuis la France en fin d’après-midi et en soirée, particulièrement sur 20, 17 et 15 mètres.

9N/OM0GA depuis le Népal

Suvarna, OM0GA — également titulaire de l’indicatif VU3OPT — reste actif depuis le Népal sous l’indicatif 9N/OM0GA jusqu’au 19 septembre.

Il travaille principalement en CW, du 40 au 10 mètres. Le Népal demeure une entité recherchée, et les ouvertures vers la France pourront être relativement courtes.

Les QSO seront confirmés par l’OQRS de Club Log.

J48S depuis l’île grecque de Samos

ON5CT est actif depuis l’île de Samos sous l’indicatif J48S, du 11 septembre au 10 octobre.

Il prévoit d’utiliser les bandes du 80 au 10 mètres, en SSB, RTTY, FT8, FT4 et occasionnellement en CW. Il participera également au CQ WW RTTY des 26 et 27 septembre.

Samos porte la référence IOTA EU-049. L’entité DXCC grecque n’est évidemment pas rare depuis la France, mais cette activité intéressera particulièrement les chasseurs d’îles et de diplômes IOTA.

Les contacts seront chargés dans LoTW, Club Log et eQSL. Aucune QSL papier n’est prévue.

RI1FJZ : l’expédition arctique encore en route

La DX-pédition RI1FJZ n’est toujours pas active depuis la Terre François-Joseph. L’équipe poursuit sa navigation à bord du voilier Apostol Andrey en direction de l’île Alexandra.

Le départ de Mourmansk a été retardé par une tempête. L’arrivée dans l’archipel est désormais envisagée autour des 13 ou 14 septembre. Il ne faut donc pas se fier aveuglément aux calendriers indiquant un début d’activité le 9 septembre.

Une fois installée sur l’île, l’équipe prévoit d’émettre du 160 au 10 mètres, en CW, SSB et FT8. Des activités sont également envisagées en EME, via les satellites en orbite basse et sur QO-100.

La Terre François-Joseph constitue une entité DXCC particulièrement recherchée. L’île Alexandra appartient au groupe IOTA EU-019. Toutefois, les trajets radio passant par les régions polaires pourront être fortement influencés par l’activité géomagnétique.

Suivre la progression de RI1FJZ

Les opérations terminées ou sur le point de s’arrêter

L’activité 3W9C depuis l’île vietnamienne de Hòn Sơn devait prendre fin le 11 septembre vers 05 h UTC, avec une éventuelle prolongation sur 6 mètres jusqu’à 11 h UTC. La station doit donc désormais être considérée comme QRT.

L’expédition H44GJ depuis Lola Island, aux îles Salomon, arrive également à son terme. Elle était principalement consacrée à l’EME sur 6 mètres en Q65-60A. Cette opération a permis à plusieurs stations françaises et européennes de contacter une nouvelle entité sur 50 MHz.

Enfin, J38LD et J38DX doivent quitter les bandes le 12 septembre après une activité soutenue depuis la Grenade, notamment sur 80 mètres.

Les prochaines opérations à préparer

Plusieurs autres DX-péditions méritent déjà une place dans le calendrier :

  • YM7KK/0, depuis l’île turque de Giresun, du 13 au 15 septembre : IOTA AS-154, POTA, WWFF et WCA ;
  • 5W0AF, depuis les Samoa, du 21 septembre au 12 octobre : 40 à 10 mètres, éventuellement 80 mètres, principalement en SSB ;
  • 9T0MD, depuis la République démocratique du Congo, du 30 septembre au 11 octobre : 160 à 6 mètres, CW, SSB, FT8 et RTTY ;
  • YJ0BP, depuis le Vanuatu : activité annoncée après le 9 septembre et jusqu’au début octobre depuis IOTA OC-035 ;
  • XR0Z, depuis l’île Alexander Selkirk, pendant environ dix jours en octobre : 160 à 10 mètres, CW, SSB et FT8, avec la référence IOTA SA-101 ;
  • H49A, depuis Guadalcanal, aux îles Salomon, du 7 au 21 octobre : toutes les bandes HF ainsi que le 6 mètres, en CW, SSB et FT8.

L’opération T32AZ depuis Kiritimati a, quant à elle, été partiellement annulée. Les deux premières semaines initialement prévues ne pourront pas avoir lieu. Une activité reste néanmoins envisagée pour l’Oceania DX SSB Contest des 3 et 4 octobre.

Quelles stations surveiller en priorité depuis la France ?

KH8WW constitue actuellement la cible la plus rare et la plus ambitieuse. Le trajet jusqu’aux Samoa américaines sera difficile, mais la présence de plusieurs stations et l’utilisation de différents modes devraient multiplier les possibilités.

S79/DL2SBY sera probablement beaucoup plus facile à contacter. Son installation proche de l’océan et son bon dégagement vers l’Europe en font une excellente cible sur les bandes hautes.

Pour les amateurs de satellites, 8R1TM doit être surveillé jusqu’au 12 octobre, tandis que D44TWO est actuellement disponible sur QO-100. RI1FJZ deviendra ensuite l’une des opérations les plus intéressantes, aussi bien en HF qu’en EME et par satellite, dès que l’équipe aura effectivement atteint la Terre François-Joseph.

Sources et liens utiles

Les dates, les modes et les fréquences peuvent évoluer rapidement en fonction de la météo, des transports, des autorisations et des conditions locales. Avant de lancer appel, il reste indispensable de consulter les annonces officielles, les clusters DX et, lorsque cela est possible, les journaux en ligne des expéditions.

F5KEE à la Fête des Associations de Viry-Châtillon 2026

F5KEE au FAB 2026 à Viry-Châtillon

Le samedi 5 septembre 2026, le radio-club F5KEE participait à la Fête des Associations de Viry-Châtillon, organisée dans le cadre de FAB 2026. Cette journée ensoleillée et la température agréable, fut une belle occasion de présenter au public les nombreuses facettes du radioamateurisme.

Dès 7 h 30, les membres du club étaient sur place pour installer le matériel. Notre stand comprenait une station décamétrique reliée à une antenne G5RV, une station VHF équipée d’une antenne verticale VHF/UHF, ainsi que deux stations QO-100 disposant chacune de leur propre parabole. Cette diversité permettait aux visiteurs de découvrir aussi bien les communications terrestres que les liaisons réalisées par l’intermédiaire du satellite géostationnaire QO-100.

FAB 2026 Viry-Chatillon

À partir de 9 h, le public a commencé à parcourir les allées. Bien visible, notre kakémono a attiré l’attention de nombreux visiteurs et favorisé les échanges. Plusieurs personnes se sont montrées intéressées par nos activités et quelques contacts prometteurs ont été établis. Nous espérons naturellement les retrouver prochainement au sein du radio-club.

Vers 16 h, nous avons également eu le plaisir de recevoir la visite du maire de Viry-Châtillon et de son équipe, avec lesquels nous avons pu échanger autour de notre passion et des activités de F5KEE.

La manifestation s’est achevée vers 17 h, après une journée agréable et riche en rencontres. Il ne restait alors plus qu’à démonter les antennes et les stations, puis à rapporter l’ensemble du matériel dans les locaux du club.

Un grand merci aux membres présents pour leur participation, ainsi qu’aux organisateurs et à toutes les personnes venues nous rencontrer. Rendez-vous, nous l’espérons, pour une prochaine découverte du monde passionnant de la radio !

Actualité du 6 septembre 2026

Actualités radioamateurs : espace et satellites

Spectrum réussit enfin son envol et place cinq satellites en orbite

Après de nombreux reports depuis le début de l’année, le lanceur Spectrum d’Isar Aerospace a finalement décollé le 5 septembre à 20 h 12 UTC depuis Andøya, en Norvège. Cette deuxième mission, baptisée Onward and Upward, marque une étape historique : Spectrum a franchi les différentes phases du vol, atteint la vitesse orbitale puis effectué sa manœuvre de circularisation avant de libérer ses charges utiles. Il s’agit du premier lancement commercial réussi vers l’orbite depuis l’Europe continentale.

Cinq CubeSats étaient à bord : CyBEEsat, TriSat-S, Platform-6, FramSat-1 et SpaceTeamSat1, auxquels s’ajoutait l’expérience non séparable Let It Go. Pour les radioamateurs, FramSat-1 et SpaceTeamSat1 sont particulièrement intéressants avec des liaisons respectivement annoncées sur 435,141 MHz et 437,395 MHz.

SatNOGS s’adapte rapidement aux nouveaux satellites de Spectrum

Le décollage réussi de Spectrum déclenche maintenant une autre phase : identifier précisément les cinq nouveaux objets en orbite et fournir des éléments orbitaux fiables aux stations de réception. La communauté SatNOGS avait anticipé le lancement en créant les fiches des satellites et en leur attribuant des identifiants NORAD temporaires.

Les fréquences annoncées sont variées : 137,500 MHz pour CyBEEsat, 401,360 MHz pour Platform-6, 435,141 MHz pour FramSat-1, 437,395 MHz pour SpaceTeamSat1 et 2280,550 MHz pour TriSat-S. Les TLE utilisés pour programmer les observations doivent désormais être ajustés à l’heure réelle du lancement, puis remplacés progressivement par les données orbitales issues du suivi des objets. C’est précisément l’un des points forts du réseau SatNOGS : des centaines de stations peuvent contribuer à détecter et identifier rapidement les nouveaux satellites.

HamTV : un signal de test à recevoir sur 2395 MHz depuis l’ISS

Autre activité intéressante pour les amateurs de réception satellite : HamTV émet actuellement depuis le module Columbus de l’ISS sur 2395 MHz. Il s’agit pour le moment d’une transmission de test, sans caméra active, permettant notamment aux stations au sol de régler et vérifier leur installation de réception.

Le système HamTV utilise la télévision numérique amateur en DVB-S avec modulation QPSK. ARISS indique que ces transmissions « à vide » sont justement destinées à permettre aux stations terrestres d’affiner leurs équipements. Le signal peut être recherché pendant un passage favorable de l’ISS avec une parabole correctement suivie, une source adaptée à la bande S et un récepteur DATV ou SDR approprié. Une belle occasion de tenter une réception inhabituelle : au lieu d’écouter l’ISS en VHF ou UHF, il faut cette fois pointer sa parabole vers 2,395 GHz.

POTA : qui m’entend ? PSK Reporter vous le montre ! (10/13)

Banniere POTA PSK Reporter

Dans notre précédent article, « POTA France 2026 : que faire sans coordinateur français ? », nous avons vu que les Activators français pouvaient continuer leurs activités POTA et transmettre directement leurs logs.

Revenons maintenant sur le terrain.

La station est installée, l’antenne déployée et WSJT-X commence à envoyer nos premiers appels FT8. Mais personne ne répond…

Notre signal sort-il seulement du parc ?

Avant d’accuser l’antenne, les 5 watts ou la propagation, ouvrons PSK Reporter. Cet outil peut nous montrer, presque en temps réel, où notre signal numérique est reçu dans le monde.

PSK Reporter, c’est quoi ?

PSK Reporter est un réseau de collecte automatique des signaux numériques décodés par les radioamateurs.

Son principe est simple :

notre station → émission FT8 → station distante → décodage → PSK Reporter → carte.

Si une station située en Allemagne décode notre CQ et utilise un logiciel transmettant ses réceptions à PSK Reporter, notre indicatif peut apparaître sur la carte quelques instants plus tard.

PSK Reporter devient ainsi un formidable outil pour répondre à la question :

« Où suis-je entendu ? »

Et aucun QSO n’est nécessaire !

POTA : Comment votre signal arrive sur PSK Reporter ?

PSK Reporter : ce sont les stations qui vous décodent qui font apparaître votre signal sur la carte.

Comment apparaître sur PSK Reporter ?

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, nous n’avons pas besoin de créer une « activation » sur PSK Reporter.

Ce sont les stations qui nous reçoivent qui transmettent les informations.

Avec FT8 et WSJT-X, utilisons donc des messages standards contenant notre indicatif. PSK Reporter indique que WSJT-X peut reporter les messages standards correctement décodés, alors que les messages non standards ne le sont pas nécessairement.

Pour un Activator POTA, la documentation officielle propose notamment d’ajouter une macro du type :

CQ POTA F4XXX JN18

avec notre indicatif et notre locator.

Si l’indicatif est trop long pour conserver le locator dans le message disponible, POTA recommande d’omettre le locator.

Attention au locator !

Voilà un piège classique du radioamateur portable.

À la maison, WSJT-X connaît déjà notre locator.

Mais notre parc peut se trouver dans un autre carré Maidenhead.

Avant de commencer l’activation, ouvrons donc :

WSJT-X → Settings → General

et vérifions :

My Call → notre indicatif utilisé pendant l’activation
My Grid → le locator réel de notre emplacement

La documentation POTA demande justement de mettre à jour My Grid lorsqu’on opère depuis un emplacement différent.

Sinon, nous risquons de faire croire à tout le monde que notre petite table de camping se trouve toujours dans le jardin de la maison !

Et « Enable PSK Reporter Spotting » ?

Dans :

WSJT-X → Settings → Reporting

se trouve l’option :

Enable PSK Reporter Spotting.

Activons-la : cela contribue au réseau PSK Reporter en transmettant les stations que notre propre WSJT-X décode.

Mais attention à ne pas inverser les rôles.

Cette case n’est pas ce qui permet directement à notre propre signal d’apparaître sur la carte. Pour cela, il faut qu’une ou plusieurs stations distantes nous décodent et transmettent à leur tour leurs réceptions.

C’est le principe collaboratif de PSK Reporter : chacun écoute et renseigne la carte pour les autres.

POTA : WSJT-X : les réglages avant de lancer CQ POTA

Avant d’appeler CQ POTA en FT8, vérifiez votre indicatif, le locator du parc et les paramètres de reporting de WSJT-X.

Faisons l’expérience depuis notre parc

Installons-nous sur 20 mètres en FT8.

Lançons quelques appels :

CQ POTA F4XXX JN18

Puis ouvrons le site PSK Reporter.

Recherchons notre indicatif comme station émettrice et limitons éventuellement l’affichage à la bande et au mode utilisés.

Après quelques minutes, les premiers reports peuvent apparaître.

France…

Belgique…

Allemagne…

Italie…

Et peut-être beaucoup plus loin !

Pour chaque réception, PSK Reporter peut notamment fournir l’indicatif de la station réceptrice, son locator, la fréquence et des informations associées au report.

Nos 5 watts viennent peut-être de traverser l’Europe alors que notre log affiche toujours…

zéro QSO !

PSK Reporter n’est pas un spot POTA

C’est une distinction essentielle.

PSK Reporter dit essentiellement :

« F4XXX a été décodé à cet endroit. »

Le spot POTA dit :

« F4XXX active actuellement le parc F-1234 sur cette fréquence et dans ce mode. »

PSK Reporter ne remplace donc pas le spotting POTA.

En FT8 ou FT4, la longueur limitée des messages ne permet pas toujours d’indiquer la référence du parc. Le guide officiel POTA recommande alors aux Hunters de consulter la page des spots pour identifier le parc activé.

Le bon réflexe reste donc :

se spotter sur POTA + appeler CQ POTA en FT8/FT4.

Les deux systèmes sont complémentaires.

Personne ne répond… mais toute l’Europe m’entend !

Voilà l’une des utilisations les plus intéressantes de PSK Reporter.

Supposons que nous appelions depuis dix minutes sans obtenir de QSO.

Nous regardons la carte et découvrons vingt stations qui nous ont décodés entre -8 et -19 dB.

Conclusion ?

Notre station fonctionne !

L’émetteur sort bien, l’antenne rayonne et la propagation permet à notre signal d’atteindre ces régions.

Le problème est peut-être simplement que personne ne souhaite nous répondre à cet instant.

À l’inverse, après plusieurs appels, aucun report n’apparaît.

Nous pouvons alors vérifier :

fréquence et bande → puissance réellement émise → ROS → antenne → réglages WSJT-X → locator → propagation.

Et avant d’augmenter la puissance, essayons éventuellement une autre bande.

POTA : 5 W : jusqu’où suis-je entendu ?

PSK Reporter permet de visualiser où votre signal FT8 est reçu et à quel niveau, même sans avoir réalisé le moindre QSO.

Et avec GridTracker ?

Les utilisateurs de GridTracker 2 peuvent aller encore plus loin.

Le logiciel travaille avec WSJT-X et peut afficher sur sa carte les informations provenant de PSK Reporter. Une fonction permet notamment de visualiser les endroits où nos transmissions ont été reçues.

GridTracker possède également une intégration POTA : les activations présentes sur pota.app peuvent être affichées sur la carte et le logiciel propose différentes fonctions facilitant la chasse et les contacts Park-to-Park.

Nous obtenons alors un véritable tableau de bord :

WSJT-X pour le trafic → PSK Reporter pour voir où nous sommes reçus → GridTracker pour visualiser → POTA pour l’activation et les spots.

Le petit test F5KEE : 5 W, 1 W… jusqu’où descendrons-nous ?

Profitons maintenant de PSK Reporter pour faire une expérience.

Depuis le parc :

1 — réglons la puissance à 5 W ;
2 — envoyons quelques CQ FT8 ;
3 — observons les reports ;
4 — passons à 2 W ;
5 — recommençons ;
6 — puis essayons 1 W.

Comparons ensuite le nombre et la distance des stations qui nous ont reçus.

Voilà une façon beaucoup plus instructive de tester une station QRP que de simplement regarder le wattmètre !

Vous risquez même d’avoir une surprise :

avec une bonne propagation, 1 W peut aller beaucoup plus loin que prévu.

Lors de votre prochaine activation POTA, lancez donc quelques appels FT8 avant même votre premier QSO et regardez PSK Reporter.

Votre log sera peut-être encore vide…

mais votre signal aura déjà fait le tour de l’Europe !

Prochain article : « POTA : quelle bande choisir pour ne pas appeler les écureuils ? (11/13) »

 

Pour aller plus loin

Actualités radioamateurs du 4 septembre 2026

Banniere Actualites 04/09/2026

F5KEE vous accueille au FAB 2026 de Viry-Châtillon

Le radio-club F5KEE participera samedi 5 septembre à la Fête des associations et des bénévoles de Viry-Châtillon. Les visiteurs pourront rencontrer les membres du club, découvrir le radioamateurisme et échanger autour des communications radio, de l’électronique et des activités proposées tout au long de l’année. Le FAB 2026 se déroulera de 9 h à 17 h au parc des sports Henri-Longuet. Une excellente occasion de découvrir le club ou de se renseigner sur la préparation à l’examen radioamateur. F5KEE

Field Day de F6KRK à Châteaufort

Le radio-club F6KRK de Montigny-le-Bretonneux installera une station de campagne à l’Espace Pégoud de Châteaufort. L’opération commencera samedi 5 septembre à 14 h et se terminera dimanche à 14 h. Fonctionnant pendant 24 heures dans des conditions proches de celles rencontrées lors d’une coupure des infrastructures habituelles, la station tentera de réaliser un maximum de contacts. Après plus de 1 200 QSO avec 80 pays en 2025, l’équipe ambitionne cette année de monter sur le podium européen. L’accès au site est libre. Ville de Châteaufort

Toute l’Europe se retrouve sur 145 MHz

Le concours IARU Région 1 145 MHz se déroulera du samedi 5 septembre à 14 h UTC au dimanche 6 septembre à 14 h UTC. Pendant 24 heures, les stations françaises et européennes tenteront de multiplier les liaisons à longue distance en SSB et en CW sur la bande des 2 mètres. Les participants échangent généralement le report, un numéro de série et leur locator Maidenhead. Stations fixes, portables et équipes installées sur des points hauts profiteront de ce grand rendez-vous annuel pour tester leurs antennes et les conditions de propagation troposphérique. IARU Région 1

F8KHQ au Forum des associations de Clamart

Le radio-club de Clamart F8KHQ sera présent au Forum des associations samedi 5 septembre, de 10 h à 18 h, sur l’esplanade du Panorama. Les visiteurs pourront retrouver les radioamateurs clamartois au stand 142, découvrir leurs activités et obtenir des renseignements sur les communications radio, les modes numériques ou la préparation au certificat d’opérateur. Ce rendez-vous constitue une porte d’entrée idéale pour les habitants qui souhaitent comprendre le fonctionnement d’une station, rejoindre un radio-club ou simplement rencontrer des passionnés de technique et de radio. Informations pratiques

L’ARAM95 présente le radioamateurisme à Domont

L’ARAM95 participera au Forum des associations de Domont samedi 5 septembre. Les membres de l’association présenteront le radioamateurisme, ses différentes pratiques et les activités proposées dans le Val-d’Oise : liaisons locales ou internationales, transmissions numériques, satellites, expérimentations et initiation des jeunes. Le forum se tiendra de 9 h à 16 h au gymnase du lycée, avenue du Lycée à Domont. Les visiteurs pourront rencontrer les bénévoles, poser leurs questions et découvrir comment débuter l’écoute ou préparer l’examen radioamateur. Ville de Domont

Spectrum prêt pour un nouveau départ depuis la Norvège

Une nouvelle fenêtre de tir pourrait s’ouvrir ce 4 septembre pour la mission Onward and Upward d’Isar Aerospace. Le lanceur Spectrum doit décoller du centre spatial d’Andøya, en Norvège, pour son second vol de qualification. Il emportera cinq CubeSats — CyBEEsat, TriSat-S, Platform-6, FramSat-1 et SpaceTeamSat1 — ainsi que l’expérience non largable Let It Go. Développé par l’université norvégienne NTNU, FramSat-1 testera plusieurs technologies en orbite. Après plusieurs reports techniques, l’horaire exact reste soumis à confirmation, aux conditions météorologiques et à la disponibilité de la zone de sécurité. Isar Aerospace

Le Soleil se réveille avec une éruption M3.0

La nouvelle région active AR4524, apparue sur le bord nord-est du Soleil, a produit une éruption de classe M3.0, dont le maximum a été enregistré le 2 septembre vers 19 h 20 UTC. Une éjection de masse coronale a également été observée, mais sa trajectoire semble principalement éloignée de la Terre en raison de la position encore très excentrée de la région. AR4524 mérite néanmoins une surveillance attentive pendant sa rotation vers la face visible. Pour les radioamateurs, de nouvelles éruptions pourraient provoquer des perturbations momentanées de la propagation HF sur la partie éclairée du globe. EarthSky

L’EME sur 2,3 GHz et au-dessus commence demain

La seconde session 2026 du concours international Earth-Moon-Earth de l’ARRL débutera samedi 5 septembre à 00 h 00 UTC et se terminera dimanche 6 septembre à 23 h 59 UTC. Ce week-end est réservé aux bandes 2,3 GHz et supérieures. L’objectif consiste à contacter le plus grand nombre possible de stations en utilisant la Lune comme réflecteur. Les bandes 2,3, 3,4, 5,7, 10 GHz et au-delà devraient ainsi connaître une activité inhabituelle. Même sans station d’émission EME, les radioamateurs équipés pour les hyperfréquences pourront tenter d’écouter ces signaux particulièrement faibles. ARRL

Deux ballons à écouter sur 437,600 MHz

Deux ballons stratosphériques doivent être lâchés demain, samedi 5 septembre, depuis les Pays-Bas. Leurs petites balises transmettront leur télémétrie sur 437,600 MHz en modulation numérique 4FSK, probablement au format Horus Binary. La réception s’effectue en USB avec un récepteur ou une clé SDR ; il faudra tenir compte du décalage Doppler pendant le vol. Les trames pourront être décodées avec Horus-GUI puis envoyées vers SondeHub Amateur afin de participer au suivi collaboratif. Selon l’altitude et la trajectoire, les signaux pourraient devenir recevables à plusieurs centaines de kilomètres, éventuellement jusque dans le nord de la France. SondeHub Amateur

F5KEE au FAB 2026 de Viry-Châtillon : venez nous rencontrer !

Banniere F5KEE FAB2026

Le samedi 5 septembre 2026, le radio-club F5KEE participera au FAB 2026 de Viry-Châtillon (Fête des Associations), organisé au Stade Longuet.

Pour l’occasion, nous délaisserons notre local habituel pour nous installer en extérieur, sous barnum. Un choix presque incontournable pour des radioamateurs : quand il faut déployer quelques mètres de câble et surtout installer des antennes, le grand air devient rapidement notre meilleur allié !

Cette journée sera avant tout l’occasion de faire découvrir le radioamateurisme au public. Qu’est-ce qu’un radioamateur ? Avec qui peut-on communiquer ? Jusqu’où peut-on aller avec quelques watts et une antenne ? Peut-on contacter des satellites ? Que sont les modes numériques ? Autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre simplement, autour de nos équipements et, nous l’espérons, de quelques démonstrations en direct.

Mais le FAB 2026 sera également pour nous un moment de rencontre et de convivialité. Une occasion de sortir du shack, de retrouver les copains du club, d’échanger quelques idées de montages et de projets et, tout simplement, de partager ensemble une agréable journée autour de notre passion commune.

Que vous soyez radioamateur, curieux, passionné d’électronique, de radio ou simplement de passage, n’hésitez donc pas à venir nous rencontrer.

📅 Samedi 5 septembre 2026
📍 Stade Longuet – Viry-Châtillon
📻 Cherchez les antennes… F5KEE ne sera probablement pas très loin !

À samedi au FAB 2026 !

Après QO-100, l’Amérique prépare-t-elle son propre satellite radioamateur géostationnaire ?

Banniere Après QO-100

Depuis 2019, QO-100 a profondément changé la pratique du satellite radioamateur. Installé à bord du satellite Es’hail-2 en orbite géostationnaire, il offre en permanence aux radioamateurs situés dans sa zone de couverture un transpondeur étroit pour la SSB, la CW et les modes numériques, ainsi qu’un transpondeur large principalement destiné à la DATV.

Mais il existe un grand absent : le continent américain. Et justement, de l’autre côté de l’Atlantique, AMSAT prépare depuis plusieurs années les technologies nécessaires au retour des satellites radioamateurs vers les orbites hautes.

Le problème : QO-100 ne couvre pas l’Amérique

À près de 36 000 km au-dessus de l’équateur, un satellite géostationnaire apparaît pratiquement immobile dans le ciel. Plus besoin de calculer les passages ni de poursuivre un CubeSat pendant quelques minutes : une parabole fixe suffit.

La position de QO-100 permet de couvrir l’Europe, l’Afrique et une vaste partie de l’Asie, mais pas l’Amérique du Nord.

couverture satellitaire

Disposer d’un équivalent placé au-dessus de l’Atlantique ou des Amériques représenterait donc une petite révolution pour les radioamateurs américains.

GOLF : Greater Orbit, Larger Footprint

C’est ici qu’intervient le programme GOLF, pour Greater Orbit, Larger Footprint, développé par AMSAT-NA.

Son principe est particulièrement intéressant : plutôt que de tenter immédiatement une coûteuse mission en orbite haute, AMSAT veut procéder progressivement. Des satellites expérimentaux doivent valider en LEO les technologies nécessaires avant de viser MEO puis HEO.

Feuille de route AMSAT

Parmi les difficultés à maîtriser figurent le contrôle d’attitude trois axes, les panneaux solaires déployables et orientables, l’électronique tolérante aux radiations, les SDR embarqués et, à terme, la propulsion.

GOLF-TEE : le laboratoire volant

Le premier maillon s’appelle GOLF-TEE, pour Technology Exploration Environment. Attention cependant : GOLF-TEE n’est pas le futur QO-100 américain.

Ce CubeSat 3U est destiné à tester en orbite basse les technologies qui seront nécessaires beaucoup plus loin de la Terre. AMSAT travaillait encore récemment sur son logiciel de vol et son architecture électronique.

Et certaines caractéristiques commencent sérieusement à intéresser les amateurs de QO-100.

AMSAT prévoit notamment des liaisons micro-ondes avec uplink en bande C vers 5,6 GHz et downlink en bande X vers 10 GHz, en plus des bandes radioamateurs classiques 144 et 435 MHz. Le SDR expérimental envisagé doit également permettre une liaison descendante en 10 GHz.

Paraboles, amplificateurs, LNA, SDR et références de fréquence stables : voilà un terrain qui ne sera pas inconnu des utilisateurs de QO-100 !

Et maintenant… Artemis ?

Un développement particulièrement intéressant est apparu en 2026.

Le 31 mai, AMSAT a transmis à la NASA une lettre d’intention pour proposer un CubeSat AMSAT comme charge utile secondaire d’une future mission Artemis III, IV ou V.

Une telle opportunité permettrait de tester les technologies GOLF dans un environnement bien plus sévère que l’orbite basse : radiations, contraintes thermiques, communications à grande distance et contrôle d’attitude. AMSAT cite explicitement l’objectif de progresser du LEO vers le MEO puis le HEO.

Nous sommes donc encore loin d’un satellite géostationnaire opérationnel, mais technologiquement, les pièces du puzzle commencent à se mettre en place.

Alors, bientôt un « QO-100 américain » ?

Pas encore.

À ce jour, AMSAT n’annonce ni satellite radioamateur GEO américain avec une date de lancement, ni position orbitale réservée, ni véritable successeur américain de QO-100.

La stratégie est néanmoins claire : retrouver progressivement les orbites hautes et développer les technologies nécessaires pour y exploiter de nouveaux transpondeurs radioamateurs.

GOLF-TEE ne sera donc pas le QO-100 américain. Une éventuelle mission Artemis ne le sera probablement pas davantage.

Mais ces projets pourraient constituer quelques-unes des étapes indispensables pour qu’un jour, en tournant leur parabole vers le ciel, les radioamateurs américains disposent eux aussi de leur satellite presque immobile au-dessus de l’horizon.

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