Le guide des modes numériques radioamateurs : de l’APRS au WSPR

Les modes numériqes

Introduction

L’univers radioamateur ne se limite plus à la phonie (SSB ou FM) et à la télégraphie. Grâce aux ordinateurs, aux cartes son et aux microcontrôleurs, de nombreux modes numériques ont vu le jour. Certains permettent de communiquer lorsque les signaux sont extrêmement faibles, d’autres transmettent des images, de la vidéo, des données ou encore la position GPS des stations.

Voici un tour d’horizon des principaux modes utilisés aujourd’hui.


APRS (Automatic Packet Reporting System)

L’APRS est un système de transmission de données permettant d’échanger automatiquement des positions GPS, de courts messages et des informations de télémesure.

Caractéristiques

  • Basé sur le protocole AX.25
  • Position GPS en temps réel
  • Messages courts
  • Réseau mondial d’iGates et de digipeaters

Utilisation

Suivi de stations mobiles, balises, stations météo, événements radioamateurs et objets connectés.


C4FM (System Fusion)

Développé par Yaesu, le C4FM est un mode vocal numérique offrant une excellente qualité audio tout en restant compatible avec la FM analogique sur certains relais.

Caractéristiques

  • Qualité audio élevée
  • GPS intégré
  • Commutation automatique analogique/numérique
  • Réseau Wires-X

Utilisation

Communications mobiles, relais numériques et réseaux internationaux.


CW (Continuous Wave)

Bien que la CW ne soit pas un mode numérique au sens strict, elle fait partie intégrante des modes modernes. La transmission repose sur le code Morse.

Caractéristiques

  • Largeur de bande de 100 à 300 Hz
  • Excellente portée
  • Fonctionne avec quelques watts seulement
  • Aucun ordinateur nécessaire

Utilisation

DX, concours, trafic QRP, expéditions et communications d’urgence.


DATV (Digital Amateur Television)

La DATV permet de transmettre de la vidéo numérique via les bandes radioamateurs.

Caractéristiques

  • DVB-S ou DVB-S2
  • Compression MPEG ou H.264/H.265
  • Possibilité de vidéo HD

Utilisation

QO-100, relais ATV, expérimentations vidéo et démonstrations techniques.


DMR (Digital Mobile Radio)

Issu du monde professionnel, le DMR est aujourd’hui très répandu chez les radioamateurs.

Caractéristiques

  • Deux Time Slots simultanés
  • Talk Groups
  • Réseaux mondiaux via Internet

Utilisation

Trafic mobile, relais numériques, réseaux internationaux.


D-Star

Créé par la JARL, D-Star est le premier véritable réseau radioamateur numérique mondial.

Caractéristiques

  • Indicatif transmis automatiquement
  • Données et voix simultanées
  • Réseau mondial de répéteurs

Utilisation

Communications vocales numériques et échanges de données.


FreeDV

FreeDV est un mode vocal numérique entièrement libre destiné principalement aux bandes HF.

Caractéristiques

  • Codec open source
  • Excellente intelligibilité
  • Fonctionne avec une simple carte son

Utilisation

Communications vocales HF en remplacement de la BLU analogique.


FT2

Le FT2 est un mode expérimental développé dans le cadre des travaux de l’équipe WSJT. Il n’a jamais connu la popularité du FT8 ou du FT4 et reste aujourd’hui très peu utilisé.

Caractéristiques

  • Mode expérimental
  • Échanges automatisés
  • Optimisé pour les faibles signaux
  • Principalement utilisé lors des phases de développement

Utilisation

Essais techniques et développement de nouveaux algorithmes de décodage. Dans la pratique, il a été largement supplanté par le FT8 puis le FT4.


FT4

Développé par l’équipe WSJT-X, le FT4 est une version plus rapide du FT8.

Caractéristiques

  • Cycle de 7,5 secondes
  • Sensibilité légèrement inférieure au FT8
  • Débit deux fois plus élevé

Utilisation

Concours et trafic rapide.


FT8

Créé par Joe Taylor (K1JT), FT8 est aujourd’hui le mode numérique le plus populaire.

Caractéristiques

  • Échanges de 15 secondes
  • Décodage jusqu’à -24 dB
  • Messages normalisés
  • Synchronisation par Internet

Utilisation

DX, faibles signaux, petites antennes, propagation difficile.


FST4 / FST4W

Ces modes constituent une évolution du FT8 destinée aux très faibles signaux.

Caractéristiques

  • Cycles de transmission longs
  • Sensibilité exceptionnelle
  • Très faible débit

Utilisation

Études de propagation et expérimentations.


Hellschreiber

Inventé dans les années 1930, ce mode dessine directement les caractères à l’écran du correspondant.

Caractéristiques

  • Très robuste
  • Lisible même avec un signal dégradé
  • Aspect graphique caractéristique

Utilisation

Expérimentation et trafic historique.


JS8Call

Basé sur le protocole FT8, JS8Call autorise les conversations libres.

Caractéristiques

  • Messages texte libres
  • Relais automatiques
  • Boîte aux lettres radio
  • Réseau maillé

Utilisation

Communications hors réseau Internet, secours, expéditions.


JT65

Ancêtre direct du FT8.

Caractéristiques

  • Séquences de 60 secondes
  • Très grande sensibilité
  • Longtemps la référence en EME

Utilisation

Faibles signaux, EME et trafic DX. Aujourd’hui largement remplacé par le FT8 et le Q65.


JT9

Version très étroite du JT65 destinée aux bandes HF.

Caractéristiques

  • Largeur de bande d’environ 15 Hz
  • Sensibilité exceptionnelle

Utilisation

DX en très faible puissance (QRP) et expérimentation.


LoRa

Initialement développée pour l’Internet des objets, cette modulation est désormais utilisée par certains radioamateurs.

Caractéristiques

  • Très longue portée
  • Très faible consommation
  • Faible débit

Utilisation

Capteurs, télémesures, APRS LoRa et expérimentations.


M17

M17 est un protocole numérique open source développé spécifiquement pour les radioamateurs.

Caractéristiques

  • Libre de droits
  • Open source
  • Développement communautaire

Utilisation

Alternative moderne aux protocoles propriétaires.


MFSK16 / MFSK32

Le Multi Frequency Shift Keying utilise plusieurs tonalités simultanées afin d’améliorer la robustesse des transmissions face au bruit et aux perturbations.

Caractéristiques

  • Plusieurs porteuses simultanées
  • Très bonne résistance aux interférences
  • Décodage relativement simple
  • Compatible avec la plupart des logiciels numériques

Utilisation

Conversations clavier à clavier, trafic DX, concours occasionnels et transmission de petites images. Le MFSK est également utilisé comme base de certains logiciels de SSTV hybride.


MSK144

Mode spécialement conçu pour les réflexions sur les traînées météoriques.

Caractéristiques

  • Échanges extrêmement rapides
  • Optimisé pour les ouvertures de quelques centaines de millisecondes

Utilisation

Meteor Scatter sur 50 MHz, 70 MHz et VHF.


Olivia

Olivia est un mode conçu pour rester utilisable dans des conditions radio très difficiles.

Caractéristiques

  • Très robuste au bruit
  • Faible débit
  • Correction d’erreurs performante

Utilisation

Urgence, trafic longue distance et propagation médiocre.


Packet Radio

Le Packet Radio est l’ancêtre des réseaux numériques radioamateurs.

Caractéristiques

  • Protocole AX.25
  • Réseaux locaux
  • BBS radio

Utilisation

Messagerie, télémesure, expérimentations réseau.


PACTOR

PACTOR combine plusieurs techniques de correction d’erreurs afin d’assurer une liaison très fiable.

Caractéristiques

  • Débit élevé
  • Adaptation automatique au canal
  • Modem spécialisé

Utilisation

Transfert de fichiers, Winlink, communications maritimes et d’urgence.


PSK31

Longtemps très populaire, le PSK31 reste un excellent mode pour les conversations clavier à clavier.

Caractéristiques

  • 31,25 bauds
  • Faible largeur de bande
  • Bonne efficacité spectrale

Utilisation

Conversations textuelles sur HF.


Q65

Développé par Joe Taylor (K1JT), le Q65 est un mode récent conçu pour les communications utilisant des trajets radio très particuliers.

Caractéristiques

  • Très forte sensibilité
  • Excellente résistance aux décalages Doppler
  • Plusieurs durées de transmission disponibles (15, 30, 60, 120 et 300 secondes)
  • Intégré au logiciel WSJT-X

Utilisation

Liaisons EME (Earth-Moon-Earth), météor scatter, diffusion troposphérique (Tropo), propagation ionosphérique sur VHF/UHF et bandes micro-ondes. Le Q65 est devenu la référence dans ces domaines où le FT8 atteint ses limites.


ROS

Le ROS est un mode numérique apparu au début des années 2010, spécialement conçu pour les conditions de propagation difficiles.

Caractéristiques

  • Très grande sensibilité
  • Plusieurs vitesses de transmission
  • Bonne correction d’erreurs
  • Largeur de bande variable

Utilisation

Communications à très faibles signaux et expérimentations sur les bandes HF.

Remarque : malgré ses qualités techniques, le ROS est resté confidentiel. Son développement a suscité plusieurs débats au sein de la communauté radioamateur concernant son occupation de la bande passante et sa conformité aux plans de bande de l’époque.


RTTY

Le Radio Teletype est l’un des plus anciens modes numériques.

Caractéristiques

  • Code Baudot (5 bits)
  • 45,45 bauds
  • Largeur de bande d’environ 250 Hz

Utilisation

Concours, DX et trafic traditionnel.


SSTV (Slow Scan Television)

La SSTV permet de transmettre des images fixes par radio.

Principaux formats

  • Martin M1 et M2
  • Scottie S1, S2 et DX
  • Robot 36 et 72
  • PD50, PD90, PD120 et PD180

Caractéristiques

  • Une image en 30 à 120 secondes
  • Compatible avec une simple carte son

Utilisation

Échange de photographies, événements spéciaux, transmissions depuis l’ISS.


THOR

THOR est un mode développé comme une évolution du MFSK afin d’améliorer encore la robustesse des transmissions.

Caractéristiques

  • Excellente résistance au bruit
  • Bonne tolérance aux évanouissements (QSB)
  • Plusieurs variantes (THOR4, THOR8, THOR11, THOR16, THOR22…)
  • Décodage fiable même avec des signaux dégradés

Utilisation

Conversations clavier à clavier, trafic longue distance et communications lorsque les conditions de propagation sont médiocres.


VARA HF / VARA FM

VARA est un protocole moderne optimisé pour le transfert de données.

Caractéristiques

  • Débit élevé
  • Correction d’erreurs
  • Compatible Winlink

Utilisation

Messagerie radio, transfert de fichiers et communications d’urgence.


WSPR (Weak Signal Propagation Reporter)

Le WSPR est exclusivement destiné à l’étude de la propagation.

Caractéristiques

  • Quelques dizaines de bits transmis
  • Sensibilité jusqu’à -28 dB
  • Réseau mondial de réception

Utilisation

Étude des ouvertures de bandes, essais d’antennes et trafic QRP.


Tableau comparatif des principaux modes numériques radioamateurs

Mode Usage principal Type Débit Faibles signaux Conversation libre Logiciel principal
APRS Position GPS, télémétrie Données ★★☆☆☆ ★★★☆☆ Non APRSIS32, PinPoint
C4FM Voix numérique Voix ★★★★☆ ★★★☆☆ Oui Radio Yaesu
CW Télégraphie Morse Télégraphie ★☆☆☆☆ ★★★★★ Oui Aucun
DATV Télévision numérique Vidéo ★★★★★ ★★☆☆☆ Oui DATV Express, Portsdown
DMR Voix numérique Voix ★★★★☆ ★★★☆☆ Oui Radio DMR
D-Star Voix numérique Voix ★★★★☆ ★★★☆☆ Oui Radio D-Star
FreeDV Voix HF numérique Voix ★★★☆☆ ★★★★☆ Oui FreeDV
FT2 Faibles signaux (historique) Données ★☆☆☆☆ ★★★★☆ Non Anciennes versions WSJT
FT4 DX rapide Données ★★☆☆☆ ★★★★☆ Non WSJT-X
FT8 DX, trafic quotidien Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
FST4 / FST4W Étude de propagation Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
Hellschreiber Texte Texte ★★☆☆☆ ★★★★☆ Oui FLDIGI
JS8Call Messagerie HF Texte ★★☆☆☆ ★★★★★ Oui JS8Call
JT9 Faibles signaux HF Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
JT65 Faibles signaux, EME Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
LoRa Télémétrie longue portée Données ★☆☆☆☆ ★★★★☆ Non LoRa APRS
M17 Voix numérique libre Voix ★★★★☆ ★★★☆☆ Oui Radio M17
MFSK16 / MFSK32 Conversations texte Texte ★★☆☆☆ ★★★★☆ Oui FLDIGI
MSK144 Meteor Scatter Données ★★☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
Olivia Texte robuste Texte ★☆☆☆☆ ★★★★★ Oui FLDIGI
Packet Radio Réseau AX.25 Données ★★★☆☆ ★★★☆☆ Oui Direwolf, AGWPE
PACTOR Transfert de fichiers Données ★★★★★ ★★★★☆ Limité Winlink
PSK31 Conversation clavier Texte ★★☆☆☆ ★★★★☆ Oui FLDIGI
Q65 EME, Tropo, Scatter Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X
ROS Très faibles signaux Texte ★☆☆☆☆ ★★★★★ Oui ROS
RTTY Concours, DX Texte ★★★☆☆ ★★★☆☆ Oui FLDIGI, MMTTY
SSTV Transmission d’images Image ★★★☆☆ ★★★☆☆ Non MMSSTV, QSSTV
THOR Texte robuste Texte ★★☆☆☆ ★★★★★ Oui FLDIGI
VARA HF / FM Messagerie Winlink Données ★★★★★ ★★★★☆ Limité VARA
WSPR Étude de propagation Données ★☆☆☆☆ ★★★★★ Non WSJT-X

Légende

  • Débit : ★☆☆☆☆ = très faible • ★★★★★ = très élevé.
  • Faibles signaux : capacité à décoder des signaux très en dessous du bruit.
  • Conversation libre : possibilité d’échanger des messages non limités à des trames standardisées.

Quel mode choisir ?

  • Pour débuter : FT8, APRS, SSTV.
  • Pour faire du DX : FT8, FT4, CW, Q65.
  • Pour discuter : JS8Call, FreeDV, DMR.
  • Pour expérimenter : WSPR, LoRa, DATV, M17.
  • Pour les concours : FT4, RTTY, CW.
  • Pour les communications d’urgence : VARA, ARDOP, JS8Call, PACTOR.

Conclusion

La radio numérique offre aujourd’hui une extraordinaire diversité de modes de communication. Certains privilégient les faibles signaux (FT8, WSPR, Olivia), d’autres les échanges de données (Packet, PACTOR, VARA), la voix numérique (DMR, D-Star, C4FM, FreeDV), les images (SSTV) ou même la vidéo (DATV).

Au-delà de leurs différences techniques, tous ces modes poursuivent un même objectif : repousser les limites des communications radio et encourager l’expérimentation, valeur fondamentale du radioamateurisme.

Ressources documentaires

Cet article consacré aux principaux modes numériques utilisés par les radioamateurs, ainsi que les illustrations qui l’accompagnent, ont été élaborés à partir de recherches et d’une assistance rédactionnelle fournies par ChatGPT. Les informations présentées ont ensuite été sélectionnées, vérifiées, complétées et adaptées afin de proposer un contenu clair, pédagogique et accessible aux radioamateurs, qu’ils soient débutants ou expérimentés.

Batteries Sodium-Ion : une alternative crédible aux LiFePO₄ pour les radioamateurs ?

3 types de batterie

Par F4LER/ON6FS

Depuis quelques mois, un nouveau type de batterie fait parler de lui : la batterie Sodium-Ion (Na-Ion). Encore peu connue du grand public, cette technologie est pourtant développée par plusieurs grands fabricants asiatiques et pourrait bien, à terme, compléter voire concurrencer les batteries LiFePO₄ dans de nombreuses applications.

Lors de discussions au radio-club F5KEE, nous avons évoqué cette nouvelle chimie qui suscite beaucoup de curiosité. Après quelques recherches, voici un tour d’horizon destiné à mieux comprendre ses avantages, ses limites et l’intérêt qu’elle pourrait représenter pour les radioamateurs.

Pourquoi une nouvelle technologie ?

Depuis plusieurs années, les batteries LiFePO₄ se sont imposées dans le monde radioamateur. Elles offrent un excellent compromis entre poids, sécurité, durée de vie et performances. Elles ont largement remplacé les batteries au plomb pour les stations portables, les alimentations de secours ou encore les installations solaires.

Mais cette technologie présente aussi quelques inconvénients :

  • elle repose sur l’utilisation du lithium ;
  • elle supporte mal la recharge à basse température ;
  • son coût reste dépendant de l’évolution du marché des matières premières.

Les fabricants cherchent donc depuis longtemps une solution utilisant des matériaux plus abondants et moins coûteux.

C’est précisément le cas du sodium.

Pourquoi le sodium ?

Le sodium est un élément extrêmement abondant sur Terre. On le trouve notamment dans le sel marin, mais également dans de nombreux minerais.

Contrairement au lithium, son extraction ne pose pas les mêmes problèmes d’approvisionnement et ne dépend pas d’un nombre limité de pays producteurs.

Certaines formulations de batteries Sodium-Ion permettent également de se passer du cobalt et du nickel, deux métaux dont l’extraction soulève souvent des questions économiques et environnementales.

L’objectif n’est donc pas seulement de réduire les coûts de fabrication, mais aussi de sécuriser les chaînes d’approvisionnement.

Des performances déjà très intéressantes

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une batterie Sodium-Ion fonctionne selon un principe très proche d’une batterie lithium-ion.

Pour l’utilisateur, cela ne change pratiquement rien.

Les batteries disposent généralement d’un BMS (Battery Management System) qui assure :

  • l’équilibrage des cellules ;
  • la protection contre les surcharges ;
  • la protection contre les décharges profondes ;
  • la surveillance de la température.

Autre bonne nouvelle : de nombreuses batteries Sodium-Ion destinées au remplacement des batteries au plomb peuvent être rechargées avec un chargeur LiFePO₄, sous réserve que le fabricant confirme cette compatibilité.

L’adoption de cette technologie ne nécessite donc pas forcément de renouveler tout son équipement.

Une excellente tenue au froid

C’est probablement l’un des principaux atouts de cette nouvelle chimie.

Les batteries LiFePO₄ offrent d’excellentes performances en décharge lorsque les températures deviennent négatives, mais leur recharge doit rester prudente en dessous de 0 °C.

Les batteries Sodium-Ion, elles, conservent généralement de meilleures performances à basse température.

Pour les radioamateurs pratiquant le portable hivernal, les activations SOTA, POTA ou les expéditions en montagne, cela pourrait constituer un avantage appréciable.

Et pour nos stations radio ?

Prenons l’exemple d’une batterie d’environ 100 Ah.

Caractéristique Plomb AGM LiFePO₄ Sodium-Ion
Tension nominale 12 V 12,8 V Environ 12 à 12,8 V selon le modèle
Énergie nominale pour 100 Ah Environ 1 200 Wh Environ 1 280 Wh Environ 1 200 à 1 280 Wh
Énergie réellement utilisable Environ 50 %, soit 600 Wh Environ 90 %, soit 1 150 Wh Environ 90 à 95 %, selon le fabricant
Poids approximatif pour 100 Ah 28 à 32 kg 10 à 13 kg 12 à 18 kg selon la technologie
Durée de vie indicative 300 à 600 cycles 3 000 à 6 000 cycles Environ 2 000 à 6 000 cycles selon les cellules
Profondeur de décharge conseillée Environ 50 % 80 à 100 % 80 à 100 % selon le fabricant
Rendement charge-décharge Environ 80 à 85 % Environ 95 à 98 % Environ 90 à 96 %
Comportement au froid Capacité et puissance réduites Décharge possible, mais recharge généralement interdite sous 0 °C Généralement meilleur fonctionnement et meilleure recharge à basse température
Sécurité thermique Bonne, mais dégagement d’hydrogène possible selon le modèle Très bonne stabilité thermique Très bonne stabilité thermique, mais BMS indispensable
Risque d’incendie Faible Très faible par rapport aux batteries lithium-ion NMC Très faible, sans être totalement nul
Chargeur Chargeur plomb adapté Chargeur LiFePO₄ Chargeur Sodium-Ion ou chargeur compatible confirmé par le fabricant
Disponibilité actuelle Très importante Très importante Encore limitée
Prix actuel indicatif pour 100 Ah Environ 150 à 280 € Environ 180 à 450 € Prix encore très variable, souvent supérieur au LiFePO₄
Évolution probable du prix Technologie mature, faible baisse attendue Prix déjà fortement réduit ces dernières années Baisse probable avec l’augmentation de la production industrielle
Principal avantage Prix d’achat et disponibilité Faible poids et technologie éprouvée Sécurité, résistance au froid et matériaux abondants
Principal inconvénient Poids important et faible capacité utile Recharge difficile sous 0 °C Offre limitée et manque de recul à long terme
Usage radioamateur conseillé Station fixe, secours et petit budget Portable, SOTA, POTA et station autonome Portable hivernal, secours, solaire et station fixe
Tension par élément (cellule) 2,0 V nominal
1,75 à 2,45 V
3,2 V nominal
2,5 à 3,65 V
3,0 V nominal
1,5 à 4,0 V*

Les valeurs indiquées sont des ordres de grandeur. Elles peuvent varier selon les fabricants, la qualité des cellules, le BMS, la température et les conditions d’utilisation.

On constate immédiatement que les batteries Sodium-Ion se rapprochent beaucoup des performances du LiFePO₄.

Leur densité énergétique est légèrement inférieure, ce qui explique un poids un peu plus élevé pour une capacité identique, mais la différence reste relativement faible.

Pour alimenter un transceiver comme un Yaesu FT-991, un Icom IC-705, un FT-710, ou une station portable complète, cette différence sera souvent négligeable.

En revanche, leur comportement à basse température pourrait faire la différence dans certaines situations.

Les avantages</h3

Les batteries Sodium-Ion présentent déjà plusieurs qualités intéressantes :

  • excellente sécurité ;
  • très faible risque d’emballement thermique ;
  • longue durée de vie ;
  • très bonne résistance aux basses températures ;
  • matériaux abondants ;
  • possibilité d’utiliser des chargeurs LiFePO₄ sur certains modèles ;
  • stockage prolongé à pleine charge moins critique que pour d’autres technologies.

Les limites actuelles

Cette technologie reste cependant relativement récente.

Aujourd’hui :

  • l’offre est encore limitée ;
  • les prix demeurent relativement élevés ;
  • le choix de capacités est moins important que pour le LiFePO₄ ;
  • le retour d’expérience sur une utilisation de plus de dix ans est encore faible.

Comme toute technologie émergente, il faudra encore quelques années pour disposer d’un recul suffisant.

Faut-il remplacer son LiFePO₄ ?

La réponse est probablement non… du moins pas immédiatement.

Le LiFePO₄ reste aujourd’hui une technologie parfaitement maîtrisée, fiable et largement disponible.

En revanche, pour un futur achat, il sera certainement intéressant de comparer les deux solutions.

Si les batteries Sodium-Ion poursuivent leur baisse de prix tout en confirmant leurs excellentes performances, elles pourraient devenir une alternative très séduisante pour les radioamateurs.

La sécurité : un argument qui pourrait faire la différence

Lorsqu’on évoque les batteries au lithium, beaucoup pensent immédiatement aux images d’incendies de trottinettes ou de véhicules électriques. Il faut toutefois distinguer les différentes technologies.

Les batteries LiFePO₄ utilisées par de nombreux radioamateurs sont déjà beaucoup plus sûres que les batteries lithium-ion classiques (NMC ou NCA). Leur chimie est très stable et le risque d’emballement thermique est nettement réduit.

Les batteries Sodium-Ion vont encore un peu plus loin sur cet aspect.

Comme elles ne contiennent pas de lithium métallique et utilisent une chimie différente, elles présentent une meilleure stabilité thermique. Elles sont moins sensibles aux perforations, aux courts-circuits ou aux températures élevées. Plusieurs fabricants mettent également en avant leur excellente résistance aux variations climatiques, avec un fonctionnement pouvant aller de –40 °C à +70 °C selon les modèles.

Bien entendu, cela ne signifie pas qu’une batterie Sodium-Ion est totalement ininflammable. Comme toute batterie de forte capacité, elle doit être protégée par un BMS (Battery Management System) et utilisée avec un chargeur adapté.

Pour un radioamateur qui transporte régulièrement son matériel dans un véhicule, une caravane ou un sac à dos, cette sécurité supplémentaire constitue néanmoins un argument de poids.

Et le prix dans tout cela ?

C’est probablement le point qui intéresse le plus les futurs utilisateurs.

Aujourd’hui, les batteries Sodium-Ion grand public restent encore relativement peu diffusées. Les capacités disponibles sont limitées et les prix sont souvent comparables, voire légèrement supérieurs, à ceux des batteries LiFePO₄.

Cette situation est toutefois appelée à évoluer rapidement.

Le principal avantage du sodium est qu’il s’agit d’une ressource extrêmement abondante, disponible partout dans le monde. Contrairement au lithium, il ne dépend pas de quelques régions productrices et son coût est beaucoup plus stable.

De plus, certaines chimies Sodium-Ion utilisent également de l’aluminium à la place du cuivre sur une partie de la batterie et ne nécessitent ni lithium, ni cobalt, ni nickel. Ces matériaux représentent aujourd’hui une part importante du coût des batteries lithium.

Les grands industriels comme CATL ou BYD investissent désormais massivement dans cette technologie. La production industrielle est en pleine montée en puissance et les premières usines dédiées entrent progressivement en service.

Les organismes spécialisés dans l’énergie estiment que, lorsque les volumes de production auront atteint leur régime de croisière, le coût de fabrication d’une batterie Sodium-Ion pourrait être 20 à 30 % inférieur à celui d’une batterie LiFePO₄ équivalente. Certaines études évoquent même des coûts de production pouvant être jusqu’à 30 % plus faibles grâce à des matières premières moins coûteuses et moins sensibles aux fluctuations des marchés.

Il faut cependant rester prudent : ces économies ne se retrouveront pas immédiatement dans le prix payé par l’utilisateur. Comme toute technologie émergente, les premières générations resteront relativement coûteuses jusqu’à ce que la production atteigne une véritable échelle industrielle.

À moyen terme, il est néanmoins raisonnable de penser que les batteries Sodium-Ion deviendront de plus en plus compétitives. Elles pourraient d’abord séduire les installations fixes, le stockage photovoltaïque, les alimentations de secours et les stations radioamateurs, où quelques centaines de grammes supplémentaires ne constituent pas un critère déterminant.

Le scénario le plus probable n’est donc pas la disparition des batteries LiFePO₄, mais la coexistence des deux technologies. Le LiFePO₄ conservera sans doute un avantage pour les applications où le poids est primordial, tandis que le Sodium-Ion pourrait progressivement s’imposer lorsque le coût, la sécurité et la robustesse seront les critères essentiels.

Conclusion

Les batteries Sodium-Ion ne constituent pas une révolution, mais plutôt une évolution logique du stockage d’énergie.

Elles offrent des performances proches du LiFePO₄ tout en utilisant des matériaux beaucoup plus abondants. Leur excellente tenue aux basses températures, leur sécurité intrinsèque et leur longue durée de vie en font une technologie particulièrement prometteuse.

Pour le moment, le LiFePO₄ conserve une légère avance grâce à sa maturité et à son excellent rapport performances/prix. Mais il est fort probable que, dans les prochaines années, les batteries Sodium-Ion trouvent progressivement leur place dans les stations radioamateurs, les installations solaires, les alimentations de secours et les activités de terrain.

Comme souvent en radio, une technologie ne remplace pas immédiatement une autre : elles coexistent pendant plusieurs années. Les batteries Sodium-Ion semblent bien engagées pour suivre ce chemin. Il sera donc intéressant de suivre leur évolution et de voir si elles deviennent, demain, le nouveau standard pour alimenter nos équipements sur le terrain comme au shack.

Ressources documentaires

Cet article consacré aux batteries au plomb, au lithium et au sodium est le fruit de recherches approfondies réalisées avec l’aide de ChatGPT. Les informations ont été recoupées, organisées et enrichies afin de proposer un contenu clair, pédagogique et aussi précis que possible. Les illustrations présentées ont également été générées à l’aide de l’intelligence artificielle. Malgré le soin apporté à sa réalisation, il est conseillé de vérifier les données techniques auprès des fabricants ou de sources spécialisées.

 

Créer facilement sa carte QSL avec ChatGPT

Par Freddy F4LER / ON6FS

BandeauQSL

Depuis quelques mois, nous nous amusons à concevoir différentes cartes QSL à l’aide de ChatGPT.
Le résultat est souvent bluffant et permet de réaliser rapidement des cartes personnalisées, originales et parfaitement adaptées à votre activité radioamateur.

Le principe est simple : il suffit de rédiger une requête (appelée aussi prompt) décrivant précisément ce que vous souhaitez obtenir.

Voici un exemple de requête type que nous utilisons pour créer le recto d’une carte QSL :

« Dessine-moi une carte QSL pour [Indicatif], ajouter une image de fond avec [votre image choisie], le prénom est [Prénom, éventuellement le nom], son QTH est [QTH avec numéro de département et France], le locator est [Locator]. Ne pas avoir une image trop foncée. Ne pas mettre le tableau. »

L’avantage est que vous pouvez personnaliser pratiquement tous les éléments :

  • le paysage ou monument en arrière-plan
  • les couleurs
  • la disposition des textes
  • les éléments radioamateur (antenne, station, satellite, ISS, etc.)
  • les drapeaux ou logos.

Si vous possédez déjà une photo ou une image que vous souhaitez utiliser, vous pouvez directement l’ajouter à votre requête grâce à la fonction d’ajout d’image de ChatGPT.

Une fois la première version générée, n’hésitez pas à demander des modifications afin d’améliorer progressivement le résultat.
Par exemple :

Si vous n’obtenez pas en demandant à ChatGPT quelques ajustements, Ex :

  • “Garder la mise en page et ajouter un petit drapeau français sous le Locator et enlever ….”

A chaque nouveau prompt, visualisez le résultat, jusqu’à avoir le résultat escompté

  • « Garder la mise en page et ajouter un petit drapeau français sous le locator. »
  • « Enlever l’ISS et éclaircir l’image de fond. »
  • « Agrandir l’indicatif et modifier la police du tableau. »

L’intérêt est justement de pouvoir affiner la création étape par étape.
Après chaque nouvelle requête, visualisez le résultat obtenu puis ajustez les détails jusqu’à obtenir exactement la carte QSL souhaitée.

Avec un peu d’imagination, il devient possible de réaliser des cartes très professionnelles et entièrement personnalisées, sans avoir besoin de maîtriser un logiciel graphique complexe.

Quelques idées d’illustrations :

  • monuments de votre ville
  • paysages locaux
  • station radio personnelle
  • activité portable /P
  • satellites radioamateurs
  • cartes du monde ou de propagation
  • image humoristique
  • photos aériennes ou panoramiques.

Exemple de réalisation

exemple de QSL

Si vous souhaitez disposer d’une carte QSL imprimée recto-verso, il faudra également demander à ChatGPT de générer le verso de la carte.

Le principe reste identique : il suffit de rédiger une nouvelle requête décrivant précisément les éléments souhaités.
Le verso contient généralement les informations nécessaires à la confirmation du QSO :

  • indicatif
  • prénom
  • QTH
  • locator
  • tableau des contacts
  • case « To Radio »
  • éventuellement des mentions SWL ou des cases à cocher
  • .

Voici un exemple de requête type pour créer le verso :

« J’ai besoin du verso d’une carte QSL, sur lequel je voudrais voir dans un encart l’indicatif [Indicatif], le prénom [Prénom], le QTH [Ville + département + France], le locator [Locator]. Prévoir le tableau (Date, Time UTC, Freq., Mode, RST). Prévoir une case “To Radio”. Mettre un fond discret avec la Terre et un satellite radioamateur. »

Comme pour le recto, vous pourrez ensuite demander différents ajustements afin d’améliorer progressivement le résultat :

  • « Garder la mise en page et agrandir le tableau. »
  • « Mettre le texte en noir et simplifier le fond. »
  • « Ajouter deux coches /P et /M à côté de l’indicatif. »

N’hésitez pas à effectuer plusieurs essais.
L’un des grands avantages de ChatGPT est justement la possibilité de modifier très facilement chaque détail jusqu’à obtenir une carte QSL parfaitement adaptée à vos goûts et à votre activité radioamateur.

Exemple de Verso

VersoQSL

Deux émetteurs-récepteurs radioamateurs disponibles à la vente

FT-897 et FT-1000MP a vendre

Dans le cadre du renouvellement et de l’optimisation de notre matériel, nous proposons à la vente deux émetteurs-récepteurs radioamateurs actuellement en double au sein de notre radio-club. Ces équipements, reconnus pour leur fiabilité et leurs performances, conviendront aussi bien à des opérateurs expérimentés qu’à des passionnés souhaitant s’équiper avec du matériel de qualité.

Le premier modèle est un Yaesu FT-897, un émetteur-récepteur polyvalent couvrant les bandes HF, 50 MHz, 144 MHz et 430 MHz. Il fonctionne sur tous les modes courants (SSB, CW, AM, FM, numériques) et se distingue par sa conception compacte et robuste. Ce transceiver est particulièrement apprécié pour sa capacité à fonctionner aussi bien en station fixe qu’en portable. Il peut être alimenté par secteur ou sur batterie, ce qui en fait un excellent choix pour les activités de terrain comme les expéditions ou le trafic en extérieur.

Voir l’annonce du Yaesu FT-897

Le second appareil est un Yaesu FT-1000MP, dédié aux bandes HF tous modes. Ce modèle haut de gamme est réputé pour ses performances en réception, notamment grâce à son excellente sélectivité et à la qualité de ses filtres. Il dispose d’un double récepteur, permettant une écoute simultanée sur deux fréquences, ainsi que de nombreuses fonctions avancées pour le trafic DX et le contest. Sa puissance d’émission et sa précision en font un équipement idéal pour une station fixe exigeante.

Voir l’annonce du Yaesu FT-1000MP

Ces deux appareils ont été utilisés avec soin et sont en bon état de fonctionnement. Ils représentent une opportunité intéressante pour acquérir du matériel performant à un tarif avantageux. N’hésitez pas à consulter les annonces correspondantes pour plus de détails et à nous contacter pour toute information complémentaire.

Des formations sur mesure pour réussir la licence radioamateur

Formation Licence Radioamateur
Pour devenir radioamateur, la réussite à un examen officiel organisé par l’ANFR est une étape incontournable. Cet examen valide les connaissances techniques et réglementaires nécessaires à la pratique de l’émission radio. Afin de vous accompagner efficacement dans cette démarche, notre radio-club met en place des formations adaptées à chaque candidat.

Notre approche repose sur un accompagnement personnalisé, tenant compte de votre niveau initial et de vos objectifs. La formation débute généralement par quelques séances en présentiel, indispensables pour évaluer vos acquis et poser des bases solides. Ces rencontres permettent également de créer un premier contact direct avec les formateurs et de manipuler du matériel lorsque cela est nécessaire.

Par la suite, des sessions d’entraînement sont organisées en visioconférence. Ce format flexible facilite la régularité du travail tout en s’adaptant à vos contraintes personnelles. Ces séances permettent de consolider les connaissances, de s’exercer sur des questions types d’examen et de progresser à votre rythme.

Selon vos besoins, vous pourrez être convié à nouveau en présentiel afin d’approfondir certaines notions spécifiques ou de lever des difficultés identifiées au cours de la formation. Cette alternance entre distanciel et présentiel garantit une progression efficace et ciblée.

Afin de maintenir une qualité d’accompagnement optimale, nous limitons volontairement le nombre de participants. Chaque session accueille ainsi un maximum de trois à quatre candidats. Ce choix nous permet d’offrir un suivi individualisé, favorisant l’écoute, les échanges et la réussite de chacun.

Notre objectif est clair : vous donner toutes les clés pour aborder sereinement l’examen et obtenir votre licence dans les meilleures conditions.

Retour sur le contact scolaire avec l’île Maurice

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

Le contact scolaire avec l’île Maurice s’est déroulé hier avec succès, malgré quelques aléas techniques qui font aussi partie de l’aventure radioamateur !


🛰 Quelques défis techniques

Station QO-100

Tout ne s’est pas passé exactement comme prévu côté technique.
Notre chaîne DATV via QO-100 a malheureusement été mise hors service suite à une panne de l’émetteur : le transistor final du PA nous a lâchés lors du pointage de l’antenne.

Cependant, l’essentiel du projet reposait sur la liaison phonie via QO-100, et celle-ci a parfaitement fonctionné, permettant d’assurer le cœur de l’événement sans difficulté.


🎓 Une belle participation des collégiens

Classe ODS

Nous tenons à féliciter les collégiens du Collège Olivier de Serres à Viry-Châtillon (91), qui ont su faire preuve :

  • de calme
  • de sérieux
  • et surtout d’une grande qualité dans leurs questions

Leur implication a largement contribué à la réussite de ce contact.

L’ensemble des élèves, des professeurs ainsi que le Principal ont été ravis de cette expérience enrichissante, et se disent déjà prêts à renouveler l’opération.


🌍 Un moment de partage élargi

À l’issue des échanges, Vincent (FR5VK), depuis l’île de la Réunion, voisin de l’île Maurice, est intervenu pour saluer l’assistance, ajoutant une dimension encore plus conviviale à cet événement.

Le mot de clôture est revenu au Principal du collège, concluant cette belle rencontre sur une note très positive.


🙏 Remerciements

Nous adressons nos plus sincères remerciements à toutes les personnes qui ont rendu cet événement possible :

  • Jean-Marc (3B8DU) et son épouse Véronique (3B8AU) pour leur disponibilité et leur participation
  • Le Principal et les enseignants du collège pour leur confiance
  • Vincent (FR5VK) pour son intervention
  • Et tout particulièrement Chris (ON1RC) pour :
    • le relais de l’événement sur QO-100
    • la diffusion sur Twitch
    • et surtout ses nombreux conseils précieux, très utiles pour une première expérience de ce type

📻 Une expérience riche d’enseignements

Ce contact restera une expérience très enrichissante pour tous.
Il nous permettra également de tirer de nombreux enseignements techniques et organisationnels pour améliorer encore nos prochaines réalisations.


👉 Une chose est sûre : ce ne sera pas le dernier contact scolaire du radio-club F5KEE !

73 à tous ! 📡

Comment suivre le contact scolaire avec l’île Maurice ?

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

Le contact entre un collège de Viry-Châtillon et l’île Maurice pourra être suivi de plusieurs façons :

🕦 Rendez-vous à 11h30 (heure française) jeudi 26 mars

Lors de cet échange, 20 collégiens auront l’opportunité de poser chacun une question sur l’île Maurice.

⚠️ Les fréquences utilisées, en phonie comme en DATV, seront déterminées en fonction de l’occupation du transpondeur au moment du contact.

Contact scolaire avec l’île Maurice – Jeudi 26 mars

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

 

Le radio-club F5KEE a le plaisir d’annoncer l’organisation d’un contact radio exceptionnel avec l’île Maurice, qui se déroulera le jeudi 26 mars aux alentours de 11h30.

À cette occasion, nous aurons le privilège d’échanger avec Jean-Marc (3B8DU) et son XYL Véronique (3B8BAU), radioamateurs passionnés basés à Maurice.

👨‍🎓 Un moment privilégié pour les élèves
Une vingtaine de collégiens participeront activement à ce contact en posant des questions sur la vie, la culture et l’environnement de l’île Maurice. Une belle opportunité de découverte et d’ouverture sur le monde grâce à la radio !

🌍 À propos de l’île Maurice
Située dans l’océan Indien, à proximité de l’île de la Réunion, Maurice est connue pour sa richesse culturelle, ses paysages magnifiques et sa diversité.

📡 Moyens techniques mis en œuvre
Pour cette liaison, nous utiliserons le satellite géostationnaire QO-100, permettant une communication stable et accessible.
En parallèle :

  • Une transmission DATV sera réalisée via QO-100
  • Un flux vidéo en direct sur Twitch sera également proposé afin de permettre au plus grand nombre de suivre cet événement

⚙️ Les fréquences utilisées ne sont pas encore définies et seront choisies en fonction de l’occupation du spectre au moment du contact.


Nous espérons vous voir nombreux pour suivre ce moment de partage entre radioamateurs et jeunes curieux, pour cette ouverture sur le Monde !

73 de l’équipe F5KEE

Adaptation de la parabole au Collège

Support Parabole Termine

Lors de notre repérage sur site, une plateforme côté Nord nous était accessible. Sur le papier, la solution paraissait intéressante… mais un problème majeur s’est rapidement imposé : la longueur nécessaire de la ligne coaxiale.

À 2,4 GHz, chacun sait que les pertes deviennent rapidement critiques. Après une vingtaine de mètres, même avec un coaxial d’excellente qualité, il ne resterait plus grand-chose de notre puissance d’émission. Impossible de prendre ce risque pour un contact pédagogique d’une telle importance.

Nous avons donc revu notre stratégie et choisi d’installer l’antenne côté Sud, directement à une fenêtre de la salle retenue pour l’événement. Après avoir pris soigneusement les mesures sur place, nous avons fabriqué une structure support, une véritable “chaise” sur mesure, destinée à s’adapter parfaitement à la fenêtre et à recevoir la parabole en toute sécurité.

Une fois la fabrication terminée, retour au collège pour valider l’installation… et là, satisfaction générale : ajustement parfait, stabilité au rendez-vous, pointage optimal. Notre “œuvre d’art” est prête pour le grand jour !

Le montage est désormais validé pour le contact du 26 mars. Les préparatifs avancent et la pression monte doucement… 📡

Support Parabole Termine

Des collégiens de Viry-Châtillon en contact radio avec l’Île Maurice

Colegiens Radioamateur
Image d’illustration générée par IA

 
Le jeudi 26 mars à 11h30, une vingtaine d’élèves du Collège Olivier de Serre à Viry-Châtillon auront l’opportunité exceptionnelle de communiquer en direct avec des radioamateurs de l’Île Maurice.

Chaque collégien préparera une question portant sur la vie mauricienne : climat, faune, flore, culture et traditions ou encore quotidien des habitants. Une belle ouverture sur le monde, rendue possible grâce au radioamateurisme.

Cette mise en relation sera assurée par notre radio-club F5KEE, en s’appuyant sur le satellite géostationnaire Es’hail-2, plus connu des radioamateurs sous le nom de QO-100 et servant de relais. Positionné à environ 36 000 km d’altitude, au-dessus de la République Démocratique du Congo, ce satellite tourne à la même vitesse que la Terre. Depuis notre point de vue au sol, il semble donc immobile dans le ciel, à l’image des satellites de télévision.

Pour cette liaison, nous utiliserons un système émetteur-récepteur assemblé par nos soins, avec une émission sur la bande 2,4 GHz et une réception sur 10 GHz. L’antenne sera une parabole de 90 cm, équipée d’une tête adaptée à ce type de trafic satellite.

Les préparatifs sont en cours et mobilisent déjà toute l’équipe du club. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des différentes étapes de cette belle aventure pédagogique. 📡