Pendant des décennies, les radioamateurs avaient cherché à aller toujours plus loin.
Ils avaient utilisé l’ionosphère, les aurores, les traînées de météores et même la Lune pour réfléchir leurs signaux.
Mais à la fin des années 1950, une idée autrement plus ambitieuse commence à germer :
Et si nous mettions directement un relais radio dans l’espace ?
L’idée pouvait sembler folle.
Pourtant, quatre ans seulement après Spoutnik, un petit objet construit par des radioamateurs allait effectivement tourner autour de la Terre.
Son nom : OSCAR-1.
Et son message était d’une simplicité désarmante : HI… HI… HI…
Les radioamateurs venaient de partir dans l’espace.
1957 : le « bip-bip » qui change tout
Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique lance Spoutnik 1, premier satellite artificiel de l’histoire.
À bord, un petit émetteur transmet régulièrement des impulsions radio.
Partout dans le monde, professionnels, scientifiques… mais aussi radioamateurs pointent leurs antennes vers le ciel.
Pour la première fois, il est possible d’écouter directement un objet fabriqué par l’homme tournant autour de la Terre.
Chez certains radioamateurs américains, l’expérience donne rapidement naissance à une idée : « Pourquoi ne construirions-nous pas, nous aussi, un satellite ? »
Le projet prend progressivement forme en Californie.
En 1960 est constitué Project OSCAR.
OSCAR signifie : Orbiting Satellite Carrying Amateur Radio.
Le défi est immense.
Nous sommes à une époque où l’électronique spatiale en est encore à ses débuts et où le lancement d’un satellite reste l’affaire de quelques grandes puissances.
Et pourtant… des radioamateurs vont réussir.
12 décembre 1961 : OSCAR-1 dit « HI »
Le 12 décembre 1961, OSCAR-1 est lancé depuis Vandenberg, en Californie, comme charge utile secondaire.
À peine quatre années se sont écoulées depuis Spoutnik.
Le satellite est minuscule.
Il pèse moins de 5 kg et embarque un petit émetteur d’environ 140 mW fonctionnant sur 144,983 MHz.
Pas de transpondeur.
Pas de caméra.
Pas d’ordinateur embarqué.
Il transmet simplement en télégraphie : HI
encore et encore.
La cadence de ce « HI » permet également d’obtenir des informations sur la température interne du satellite.
Plus de 570 radioamateurs répartis dans 28 pays envoient leurs observations à l’équipe OSCAR.
OSCAR-1 ne fonctionnera que 22 jours.
Mais peu importe.
Quelque chose vient de changer.
Un satellite construit par des radioamateurs vient réellement d’émettre depuis l’espace.
1962 : OSCAR-2 confirme l’aventure
Le 2 juin 1962, OSCAR-2 rejoint à son tour l’orbite terrestre.
Le radioamateurisme spatial n’est donc plus une expérience isolée.
Une nouvelle activité vient de naître.
Mais recevoir une balise est une chose.
Les radioamateurs veulent évidemment aller plus loin.
Ils ne veulent plus seulement : écouter un satellite.
Ils veulent : communiquer à travers lui.
1965 : OSCAR-3 devient un relais spatial
Le 9 mars 1965, OSCAR-3 est lancé.
Cette fois, le principe devient beaucoup plus intéressant pour le trafic radioamateur.
Le satellite possède un transpondeur.
Une station au sol transmet vers le satellite.
Le satellite reçoit le signal puis le retransmet vers la Terre sur une autre fréquence.
Nous obtenons : Station A → OSCAR-3 → Station B
Le principe ressemble finalement à celui d’un relais terrestre.
À un petit détail près… celui-ci tourne autour de la Terre !
Des radioamateurs séparés par de grandes distances peuvent désormais réaliser des QSO par satellite.

De Spoutnik à OSCAR-3, huit années ont suffi pour passer du simple signal spatial au premier relais radioamateur en orbite.
Un relais qui ne tient pas en place
Un relais installé sur un point haut possède un avantage considérable : nous savons toujours où il se trouve.
Un satellite en orbite basse, ou LEO — Low Earth Orbit, pose un problème légèrement différent.
Il arrive à l’horizon.
Il monte rapidement dans le ciel.
Il passe au-dessus de nous.
Puis il redescend… et disparaît derrière l’autre horizon.
Tout cela en quelques minutes.
Pour le radioamateur, une nouvelle discipline apparaît.
Il faut connaître : l’heure du passage, l’azimut, l’élévation et la trajectoire du satellite.
Le logiciel de poursuite va progressivement devenir presque aussi important que le transceiver.
Et voilà le Doppler !
Une autre surprise attend l’opérateur.
Lorsque le satellite arrive vers nous, la fréquence reçue paraît légèrement plus élevée.
Lorsqu’il s’éloigne, elle paraît plus basse.
C’est : l’effet Doppler.
Exactement comme la sirène d’une ambulance qui semble changer de hauteur lorsqu’elle passe devant nous.
Sur les bandes VHF et surtout UHF, le phénomène devient suffisamment important pour nécessiter une correction de fréquence pendant le passage.
Le radioamateur ne doit donc plus seulement suivre son correspondant… il doit également poursuivre sa fréquence !
1969 : naissance d’AMSAT
L’aventure prend de l’ampleur.
En 1969 est créée aux États-Unis la Radio Amateur Satellite Corporation, mieux connue sous le nom : AMSAT
L’organisation va poursuivre l’héritage de Project OSCAR et développer de nouvelles générations de satellites.
D’autres organisations AMSAT apparaîtront ensuite dans différents pays.
Le satellite radioamateur devient progressivement une aventure internationale.
1972-1974 : AO-6 puis l’incroyable AO-7
Le 15 octobre 1972, AMSAT-OSCAR 6 est lancé.
Puis, le 15 novembre 1974, arrive : AMSAT-OSCAR 7 — AO-7.
À première vue, AO-7 pourrait n’être qu’une étape supplémentaire dans cette histoire.
Mais sa carrière va devenir extraordinaire.
Le satellite fonctionne jusqu’en 1981, lorsqu’un problème de batterie semble mettre définitivement fin à sa mission.
AO-7 devient silencieux.
Pendant : 21 ans.
Puis, le 21 juin 2002, des radioamateurs entendent de nouveau sa balise !
La batterie défaillante avait fini par se comporter de façon permettant aux panneaux solaires d’alimenter directement le satellite lorsqu’ils étaient éclairés.
Le vieux satellite de 1974 venait de se réveiller.
Et plus incroyable encore : AO-7 continue d’être utilisé par des radioamateurs lorsqu’il bénéficie de suffisamment d’énergie solaire.
Difficile d’imaginer meilleure publicité pour l’électronique des années 1970 !
Le problème des orbites basses
Les satellites LEO fonctionnent très bien.
Mais leur passage au-dessus d’une station ne dure que quelques minutes.
La couverture instantanée est également limitée.
Alors les ingénieurs radioamateurs commencent à rêver plus grand : placer des satellites sur des orbites beaucoup plus hautes.
Un satellite en orbite elliptique peut passer une longue période près de son apogée.
Vu depuis le sol, son déplacement apparent devient alors beaucoup plus lent.
Les QSO peuvent durer bien davantage.
C’est l’ambition des satellites dits : Phase 3.
1983 : AO-10 ouvre les grandes distances
Le 16 juin 1983, AMSAT-OSCAR 10 est lancé grâce notamment aux travaux d’AMSAT et d’AMSAT-DL.
Son orbite fortement elliptique permet une couverture considérable.
Le satellite reste utilisable pendant beaucoup plus longtemps qu’un simple LEO.
Des stations séparées par des milliers de kilomètres peuvent établir des communications via le même satellite.
Puis viendra AO-13, lancé le 15 juin 1988, autre satellite emblématique de cette génération.
Les radioamateurs ne disposent plus simplement d’un petit relais passant au-dessus de leur tête.
Ils disposent presque d’une véritable plateforme DX dans l’espace.
1983 : cette fois, le radioamateur est dans l’espace !
Cette même année 1983 marque une autre révolution.
Jusqu’ici, les radioamateurs avaient envoyé : leurs émetteurs, leurs transpondeurs et leurs satellites dans l’espace.
Mais le 28 novembre 1983, la navette Columbia décolle pour la mission STS-9.
À bord se trouve l’astronaute : Owen Garriott — W5LFL.
Et Garriott est radioamateur.
Il emporte avec lui un équipement radio fonctionnant sur la bande des 2 mètres.
Le 1er décembre 1983, il établit avec Lance Collister WA1JXN, dans le Montana, le premier véritable contact radioamateur entre un humain dans l’espace et un radioamateur au sol.
Cette fois, notre titre devient littéral : un radioamateur est réellement parti dans l’espace !
SAREX : CQ depuis la navette !
L’expérience de W5LFL ouvre la voie au : SAREX — Shuttle Amateur Radio Experiment.
Lors de différentes missions de la navette spatiale, des astronautes utilisent la radioamateur.
Imaginez la scène.
Vous êtes tranquillement dans votre shack.
Vous tournez le VFO sur la bande des 2 mètres.
Et soudain : CQ… CQ…
Le correspondant n’est ni à Paris, ni à Tokyo, ni à New York.
Il passe à plusieurs centaines de kilomètres au-dessus de votre tête… à près de 28 000 km/h.
SAREX va également montrer l’intérêt éducatif extraordinaire de la radioamateur spatiale : des élèves peuvent poser directement leurs questions aux astronautes.
Mir : un shack en orbite
La station spatiale soviétique puis russe Mir poursuit l’aventure.
Des équipements radioamateurs y sont installés et utilisés régulièrement.
Phonie, Packet Radio et contacts éducatifs deviennent possibles.
Une nouvelle idée s’impose : la radioamateur n’est plus simplement une expérience ponctuelle emportée dans une capsule.
Elle peut faire partie de l’équipement permanent d’une station spatiale.
Et justement… une station beaucoup plus grande est en préparation.
1996 : naissance d’ARISS
Les organisations radioamateurs des pays participant au futur programme ISS commencent à coordonner leurs efforts.
Le projet devient : ARISS Amateur Radio on the International Space Station.
L’objectif est ambitieux : concevoir, construire, certifier et exploiter des équipements radioamateurs directement à bord de la Station spatiale internationale.
2000 : la radioamateur s’installe sur l’ISS
Les premiers équipements radioamateurs destinés à l’ISS sont envoyés en orbite en 2000.
Le 13 novembre 2000, seulement onze jours après l’arrivée de l’équipage permanent Expedition 1, la station radioamateur est mise en service.
Depuis, les activités se sont multipliées : phonie FM, Packet Radio, APRS, répéteur cross-band, SSTV et surtout : contacts avec les écoles.
En 2025, ARISS célébrait 25 ans d’activité radioamateur continue sur l’ISS et indiquait avoir réalisé près de 1 800 contacts éducatifs, touchant environ un million de jeunes.
Un simple poste VHF peut donc parfois permettre à une classe d’entendre directement… un astronaute dans l’espace.
2006 : même une combinaison spatiale devient satellite !
L’histoire possède également quelques épisodes particulièrement savoureux.
En février 2006, une ancienne combinaison spatiale russe Orlan arrive en fin de carrière.
Que peut-on bien faire d’une combinaison spatiale devenue inutile ?
Les radioamateurs trouvent une réponse : en faire un satellite !
Un émetteur est installé sur la combinaison avec différents équipements.
Puis SuitSat est simplement libéré dans l’espace depuis l’ISS.
Pendant sa courte existence, il diffuse des messages vocaux et de la télémétrie vers la Terre.
Probablement l’un des satellites les plus étranges de l’histoire !
Les CubeSats démocratisent l’espace
Pendant ce temps, une autre révolution se prépare.
Le : CubeSat.
Son unité de base, le 1U, mesure environ : 10 × 10 × 10 cm.
Cette standardisation permet aux universités et à de petites organisations de développer des satellites à des coûts beaucoup plus accessibles qu’autrefois.
De nombreux CubeSats utilisent les bandes radioamateurs.
Ils peuvent embarquer : balises, télémétrie, répéteurs FM, transpondeurs linéaires, liaisons numériques ou diverses expériences scientifiques.
Le petit satellite construit dans un garage en 1961 trouve finalement des dizaines de descendants miniatures.
AMSAT recense désormais plus de 120 satellites ayant reçu une désignation OSCAR depuis OSCAR-1.
Faire du satellite avec une petite Yagi
C’est peut-être l’aspect le plus étonnant de cette histoire.
Pour commencer à écouter certains satellites LEO, il n’est pas forcément nécessaire de disposer d’une station digne de la NASA.
Une petite antenne directive VHF/UHF peut suffire.
Un récepteur ou un transceiver adapté.
Un logiciel de poursuite.
Et surtout… deux bras !
Le satellite apparaît à l’horizon.
On pointe la Yagi.
Le signal monte.
On tourne progressivement l’antenne.
On corrige le Doppler.
Puis le signal diminue.
Quelques minutes plus tard… silence.
Le satellite est déjà parti vers un autre continent.
Voilà probablement l’une des formes de radio les plus spectaculaires que l’on puisse pratiquer avec une station relativement modeste.
AO-40 : quand les radioamateurs voient très grand
Tous les projets ne connaîtront cependant pas le même succès.
Phase 3D, devenu AMSAT-OSCAR 40, est lancé en novembre 2000.
AO-40 représente alors un projet extrêmement ambitieux avec plusieurs équipements et bandes de fréquences.
Mais des problèmes techniques importants vont progressivement compromettre sa mission.
Le satellite finit par devenir inutilisable.
Cette histoire rappelle une réalité : l’espace ne pardonne pas facilement les erreurs.
Une fois le satellite lancé, impossible d’ouvrir le capot pour remplacer un condensateur !
L’histoire des satellites radioamateurs comporte donc aussi des : lancements ratés, batteries défaillantes, pannes électroniques et satellites définitivement silencieux.
Puis arrive une idée encore plus ambitieuse.
2018 : direction l’orbite géostationnaire
Jusqu’ici, même les satellites radioamateurs placés sur des orbites élevées continuent à se déplacer dans notre ciel.
Pourquoi ne pas aller encore plus loin ?
À environ 35 786 km au-dessus de l’équateur, un satellite placé sur une orbite adaptée effectue un tour de Terre en 24 heures.
Vu depuis le sol, il paraît pratiquement immobile.
C’est : l’orbite géostationnaire.
Le 15 novembre 2018, une fusée Falcon 9 lance le satellite de télécommunications Es’hail-2.
À bord se trouve une charge utile radioamateur réalisée grâce à la coopération d’Es’hailSat, de la Qatar Amateur Radio Society (QARS) et d’AMSAT-DL.
Le satellite rejoint sa position à : 25,9° Est.
2019 : QO-100 change les règles
La charge utile radioamateur d’Es’hail-2 reçoit le nom : Qatar-OSCAR 100 — QO-100.
C’est le premier transpondeur radioamateur géostationnaire.
Et pour les radioamateurs situés dans sa zone de couverture, tout change.
Plus besoin d’attendre : 10 h 14 : passage du satellite.
Plus besoin de tourner continuellement l’antenne.
Plus de Doppler orbital rapide à suivre.
La parabole pointe toujours pratiquement vers le même endroit.
Et le satellite est disponible : 24 heures sur 24.
Après avoir construit des relais qui passaient quelques minutes dans notre ciel…
les radioamateurs disposent enfin d’un relais qui semble ne plus bouger.

Du satellite LEO à l’ISS puis à QO-100 : trois façons bien différentes de pratiquer la radio depuis l’espace.
De 144 MHz à 10 GHz
QO-100 apporte une autre révolution.
Avec lui, le trafic satellite radioamateur entre pleinement dans le domaine des micro-ondes.
La liaison montante utilise la bande des : 2,4 GHz.
La descente se situe autour de : 10 GHz.
Dans le shack apparaissent alors : parabole, LNB, amplificateur 2,4 GHz, antenne hélice ou patch et souvent : SDR.
Le petit émetteur de 140 mW d’OSCAR-1 semble soudain bien loin.
Et pourtant… l’esprit est exactement le même.
Quatre générations pour conquérir l’espace
Nous pouvons finalement résumer cette extraordinaire aventure en quatre images.
1961 — OSCAR-1
Le satellite dit : HI et le radioamateur écoute.
1965 — OSCAR-3
Le satellite devient : un relais.
Les radioamateurs communiquent à travers l’espace.
1983-2000 — Shuttle, Mir et ISS
Cette fois : le correspondant lui-même est dans l’espace.
2019 — QO-100
Le relais radioamateur devient : géostationnaire.
Il ne passe plus au-dessus du radioamateur.
Il l’attend.

D’OSCAR-1 à QO-100 : plus de soixante ans d’aventure spatiale et d’expérimentation radioamateur.
Quelques dates à retenir
1957 — Spoutnik 1 fait entendre ses « bip-bip » depuis l’espace.
1960 — Création de Project OSCAR.
12 décembre 1961 — OSCAR-1 devient le premier satellite radioamateur.
2 juin 1962 — Lancement d’OSCAR-2.
9 mars 1965 — OSCAR-3 permet les premiers relais radioamateurs par satellite.
1969 — Création d’AMSAT.
15 octobre 1972 — Lancement d’AO-6.
15 novembre 1974 — Lancement d’AO-7.
16 juin 1983 — AO-10 ouvre l’époque des satellites radioamateurs à orbite haute.
1er décembre 1983 — Owen Garriott W5LFL réalise depuis Columbia le premier QSO radioamateur humain espace-Terre.
15 juin 1988 — Lancement d’AO-13.
2000 — AO-40 est lancé et la radioamateur s’installe sur l’ISS.
21 juin 2002 — AO-7 se réveille après 21 ans de silence.
2006 — SuitSat transforme une ancienne combinaison spatiale en satellite radioamateur.
Années 2000-2010 — Les CubeSats multiplient les possibilités d’expérimentation spatiale.
15 novembre 2018 — Lancement d’Es’hail-2.
2019 — QO-100 devient le premier transpondeur radioamateur géostationnaire opérationnel.
Quand les radioamateurs partirent dans l’espace !
Revenons maintenant en 1961.
Dans un garage américain, quelques passionnés assemblent un petit satellite.
Ils disposent de moyens dérisoires comparés à ceux des grandes agences spatiales.
Leur engin ne possède même pas de véritable système de communication bidirectionnel.
Il sait seulement transmettre : HI.
Soixante ans plus tard, des radioamateurs communiquent par satellites avec une simple Yagi tenue à la main.
Ils échangent des images SSTV provenant de l’ISS.
Des enfants parlent directement à des astronautes.
Des CubeSats transmettent leurs télémétries.
Et une parabole installée dans un jardin permet d’accéder à un transpondeur situé à près de 36 000 kilomètres au-dessus de l’équateur.
Entre OSCAR-1 et QO-100, la technologie a radicalement changé.
Mais pas l’idée qui avait animé les pionniers de Project OSCAR : expérimenter, construire et repousser les limites de la radio.
En 1961, les radioamateurs regardaient le ciel en se demandant s’ils pouvaient y envoyer un émetteur.
Quelques décennies plus tard… ils y avaient installé leurs relais, leurs expériences et même leurs correspondants.
