Comment WSJT-X arrive-t-il à décoder 30 stations FT8 presque simultanément ?

Banniere décodage FT4 - FT8

Sur une bande FT8 très fréquentée, le waterfall de WSJT-X peut être couvert de dizaines de traces. Pourtant, quelques instants plus tard, le logiciel affiche parfois 20, 30 messages ou davantage.

Comment un ordinateur peut-il séparer autant de stations qui émettent pratiquement au même moment, avec des signaux parfois extrêmement faibles et quelquefois superposés ?

On pourrait imaginer que WSJT-X utilise des dizaines de petits récepteurs numériques indépendants. La réalité est différente et beaucoup plus intéressante : le programme analyse toute la bande audio, recherche les signaux susceptibles d’être du FT8, tente de les décoder et peut même soustraire certains signaux déjà identifiés avant de recommencer son analyse.

Une seule bande audio pour des dizaines de stations

Lorsque le transceiver est réglé sur une fréquence FT8, il reçoit en réalité une bande de quelques kilohertz.

Un signal FT8 n’occupe qu’environ 50 Hz. De nombreuses stations peuvent donc se trouver simultanément dans la bande passante du récepteur.

Schema 1 FT8

Le logiciel ne reçoit donc pas 30 flux différents : toutes les stations sont présentes dans la même forme d’onde numérisée.

On peut comparer cela à une photographie : l’appareil enregistre toute la scène en une seule fois, puis le logiciel recherche les différents objets présents dans l’image.

Que reçoit réellement WSJT-X : de l’audio ou de l’I/Q ?

C’est un point qui prête souvent à confusion depuis la généralisation des SDR.

Dans une installation classique, WSJT-X ne reçoit pas directement un flux I/Q.

Le transceiver est généralement utilisé en USB. C’est lui qui effectue la conversion du signal RF vers une bande audio ou baseband. Cette bande est ensuite transmise à l’ordinateur par une interface audio, aujourd’hui très souvent intégrée au transceiver et reliée en USB.

Schema 2

Le programme travaille donc normalement sur une forme d’onde audio réelle échantillonnée numériquement.

C’est d’ailleurs pour cette raison que WSJT-X peut sauvegarder les périodes reçues sous forme de fichiers WAV et les redécoder ultérieurement.

Avec un SDR, on rencontre souvent une architecture différente :

Schema3 FT8

Les composantes I et Q conservent une représentation complexe du signal autour d’une fréquence centrale. Mais WSJT-X n’a pas besoin de recevoir directement ces données I/Q pour décoder simultanément de nombreuses stations FT8.

Première étape : trouver où sont les stations

WSJT-X ne commence pas par rechercher des indicatifs.

Il cherche d’abord les endroits de la bande audio où se trouve probablement un signal FT8.

Pour cela, le protocole possède une sorte de signature connue du logiciel : les séquences de synchronisation Costas.

Une transmission FT8 comprend 79 symboles :

Schema 4 FT8

La modulation FT8 utilise 8 tonalités espacées de 6,25 Hz, donnant au signal une largeur d’environ 50 Hz.

WSJT-X recherche ces motifs de synchronisation à de nombreuses fréquences et avec différents petits décalages temporels.

Il peut alors dresser une liste de candidats FT8.

Schema 5 FT8

À ce stade, le programme ne sait pas nécessairement ce que disent ces stations. Il sait essentiellement :

« À cette fréquence audio et avec ce décalage temporel, il existe probablement un signal FT8. »

30 stations ne signifient pas 30 récepteurs

C’est l’une des clés du système.

Une fois les candidats détectés, WSJT-X tente de décoder chacun d’eux.

30 stations dans une seule bande audio

Une bande audio FT8 très encombrée. WSJT-X reçoit simultanément toute la bande audio, ici de 0 à 3000 Hz, dans laquelle peuvent cohabiter plusieurs dizaines de signaux FT8 d’environ 50 Hz de largeur. Le logiciel repère ensuite les différents candidats selon leur fréquence et leur synchronisation temporelle avant de tenter leur décodage.

Pour chaque symbole, le programme analyse les huit tonalités possibles.

Mais il ne se contente pas d’une décision brutale du type :

« La tonalité n° 5 est la plus forte, donc c’est forcément elle. »

Le décodeur travaille avec des informations de vraisemblance. Une tonalité peut être très probable, une autre moins probable, etc.

Ces informations alimentent ensuite le puissant système de correction d’erreurs LDPC, pour Low-Density Parity-Check.

Le message FT8 comporte 77 bits d’information. Après ajout du CRC et du codage correcteur, le mot codé comporte 174 bits.

Cette importante redondance permet de reconstruire un message même lorsque certains symboles ont été fortement dégradés par le bruit ou les interférences.

Ainsi, avec 30 stations suffisamment séparées, le problème revient essentiellement à effectuer de nombreuses tentatives de décodage sur les candidats détectés dans la même bande audio.

Comment WSJT-x trouve et décode le FT8

Les principales étapes du décodage FT8 par WSJT-X. À partir de l’ensemble de la bande audio reçue, le logiciel recherche les séquences de synchronisation Costas, identifie les candidats, analyse leurs huit tonalités, puis utilise le décodage LDPC et le contrôle CRC pour valider les messages. Les signaux correctement décodés peuvent ensuite être reconstruits et soustraits de l’audio afin de permettre une nouvelle passe et de faire apparaître des stations jusque-là masquées.

Faut-il attendre 15 secondes avant de commencer le décodage ?

Non, et c’est un détail particulièrement intéressant.

On pourrait imaginer le fonctionnement suivant :

Schema 6 FT8

Ce serait cependant une perte de temps.

WSJT-X peut engager certains traitements avant même la fin complète de la période FT8.

Des étapes de décodage sont ainsi lancées vers la fin du créneau, une première pouvant commencer aux environs de 11,8 secondes, puis d’autres vers 13,5 et 14,7 secondes, selon le fonctionnement et la version du décodeur.

Le calcul informatique ne commence donc pas brutalement à la quinzième seconde : une partie du travail a déjà été engagée.

Schema 7 FT8

Combien de temps faut-il pour décoder 30 stations ?

Il n’existe pas de durée universelle du genre :

30 stations × 20 ms = 600 ms.

Le temps de calcul dépend de nombreux paramètres :

  • la puissance du processeur ;
  • le nombre de candidats détectés ;
  • la profondeur de décodage choisie ;
  • la qualité des signaux ;
  • le nombre de candidats difficiles ;
  • la quantité d’interférences ;
  • le nombre de passes nécessaires ;
  • les possibilités de parallélisation du processeur.

Surtout, les 30 candidats ne doivent pas obligatoirement être traités comme 30 gros calculs entièrement successifs.

Sur les versions modernes et avec un processeur multicœur, une partie du travail peut être parallélisée.

Voilà pourquoi, dans la pratique, plusieurs dizaines de messages semblent apparaître presque simultanément dans la fenêtre Band Activity.

Et si deux stations se chevauchent ?

C’est ici que le décodage devient particulièrement ingénieux.

Imaginons deux stations extrêmement proches :

Schema 8 FT8

La forme d’onde audio contient alors approximativement :

x(t) = A(t) + B(t) + bruit

La station B peut être partiellement masquée par A.

Mais imaginons que WSJT-X réussisse malgré tout à décoder A.

Il connaît maintenant le message exact envoyé par cette station.

Et c’est là que les choses deviennent particulièrement intéressantes.

Le logiciel peut reconstruire le signal qu’il vient de décoder

Puisque WSJT-X connaît désormais le message A, il connaît également la succession des symboles et tonalités FT8 que cette station a nécessairement émise.

Il peut donc reconstruire mathématiquement son signal.

Il ne suffit cependant pas de fabriquer un FT8 théorique et de le soustraire brutalement : le signal reçu a subi le canal radio et possède une certaine amplitude et une certaine phase.

Le logiciel estime donc ces caractéristiques afin de produire une représentation aussi proche que possible du signal A effectivement reçu.

Schema 9 FT8

Et voilà que B peut devenir décodable alors qu’elle ne l’était pas auparavant.

C’est le principe de la soustraction des signaux décodés, apparenté aux techniques de suppression successive d’interférences.

Et WSJT-X peut recommencer

C’est probablement le mécanisme le plus spectaculaire lorsque la bande FT8 est encombrée.

Imaginons plusieurs stations partiellement superposées :

Schema 10 FT8

Après une première passe, WSJT-X peut donc réexaminer une forme d’onde dont certains signaux correctement décodés ont été retirés.

Une station faible auparavant masquée peut alors devenir un candidat exploitable.

C’est pourquoi le nombre de messages affichés après une période FT8 ne correspond pas simplement au résultat d’une seule analyse spectrale.

Décoder - Soustraire - Recommecer

Décoder, soustraire, recommencer : comment une station faible peut émerger. Après avoir décodé une station FT8, WSJT-X peut reconstruire son signal en estimant notamment son amplitude et sa phase, puis le soustraire de l’audio reçu ; une nouvelle analyse peut alors révéler une station plus faible jusque-là masquée, et le processus peut être répété.

Le logiciel possède encore un autre avantage : le contexte

WSJT-X peut également utiliser ce que l’on appelle le décodage AP, pour a priori.

Pendant un QSO, certaines informations sont déjà connues.

Si vous êtes F4AAA et que vous échangez avec F1BBB, le logiciel connaît déjà ces deux indicatifs. Il sait également que les messages d’un QSO FT8 suivent des structures très précises.

Il ne cherche donc pas toujours n’importe quelle succession de 77 bits parmi toutes les possibilités imaginables.

Une comparaison très simplifiée permet de comprendre le principe.

Si un texte dégradé donne :

BONJ___

il est beaucoup plus facile de retrouver BONJOUR lorsque l’on connaît la langue et le contexte.

Le décodage AP applique une idée comparable, mais évidemment avec des méthodes mathématiques adaptées au protocole FT8.

Du signal reçu aux 30 indicatifs

Nous pouvons maintenant réunir toutes les opérations.

Schema 11 FT8

Le petit miracle qui se produit toutes les 15 secondes

Lorsque 30 lignes apparaissent presque simultanément dans Band Activity, l’ordinateur n’a donc pas simplement écouté 30 fréquences avec 30 récepteurs virtuels.

Il a reçu une seule forme d’onde audio contenant toutes les stations.

Dans cette forme d’onde, il a recherché les signatures caractéristiques du FT8, déterminé leurs positions en fréquence et dans le temps, évalué les huit tonalités de chaque symbole et soumis les informations obtenues au puissant décodeur LDPC.

Une partie de ces opérations peut déjà commencer avant la fin de la période de réception.

Pour les situations difficiles, le logiciel peut aller encore plus loin : reconstruire certains signaux correctement décodés, les soustraire de la forme d’onde reçue puis recommencer l’analyse sur ce qui reste.

Le tout doit être réalisé extrêmement rapidement, car le FT8 impose son rythme : 15 secondes plus tard, le créneau suivant est déjà là.

La véritable prouesse du FT8 n’est donc pas seulement de permettre de décoder des signaux que l’oreille humaine ne distingue pratiquement plus dans le bruit.

C’est aussi de parvenir à retrouver des dizaines de conversations différentes dans quelques kilohertz de spectre, pratiquement au même instant.

Construire un émetteur QRP minimaliste en 2026 : que peut-on apprendre avec quelques composants ? (Tuna Tin 2)

Banniere Tina Tin 2

Aujourd’hui, un transceiver SDR peut embarquer des millions de transistors, des convertisseurs rapides et un puissant processeur de signal. Impressionnant… mais pas forcément idéal pour comprendre comment naît réellement un signal radio.

Pour cela, revenons en 1976 avec un montage devenu mythique : le Tuna Tin 2, un véritable émetteur CW pour la bande des 40 mètres construit avec… deux transistors et une poignée de composants.

Une boîte de thon devenue célèbre

Le Tuna Tin 2 fut imaginé par Doug DeMaw, W1CER puis W1FB, alors membre de l’équipe technique de l’ARRL. Son montage paraît dans QST en mai 1976 : un petit émetteur QRP installé sur une boîte de conserve métallique.

Le principe est remarquablement simple :

Quartz → oscillateur → amplificateur RF → filtre passe-bas → antenne

tuna tin

Architecture simplifiée du Tuna Tin 2.

Deux transistors 2N2222 suffisent. Le premier génère le signal HF, le second fournit la puissance nécessaire à l’antenne.

Premier miracle : fabriquer du 7 MHz avec du continu

Une alimentation de 12 V ne produit évidemment aucune HF. C’est le premier transistor qui transforme cette énergie continue en oscillation.

Un quartz 40 m est placé dans la boucle de réaction de l’oscillateur. Grâce à sa très forte sélectivité, il impose pratiquement la fréquence d’émission.

C’est une première leçon fondamentale : l’énergie vient de l’alimentation, mais le quartz détermine la fréquence.

Et contrairement à un VFO, il n’y a quasiment rien à régler.

Deuxième transistor : passer des milliwatts aux centaines de milliwatts

Le signal produit par l’oscillateur est encore trop faible pour être envoyé directement vers l’antenne.

Le deuxième 2N2222 fonctionne donc comme amplificateur RF. Une réalisation typique fournit environ un demi-watt.

Cela paraît dérisoire. Pourtant :

    \[500\ \mathrm{mW}=0,5\ \mathrm{W}\approx27\ \mathrm{dBm}\]

Sur une charge fictive de 50 Ω, on peut même retrouver la puissance avec :

    \[P=\frac{V_{\mathrm{RMS}}^2}{R}\]

Le Tuna Tin devient ainsi un excellent petit laboratoire de mesure RF.

Le composant essentiel : le filtre de sortie

Un transistor ne produit pas une sinusoïde parfaite. En plus de notre fondamentale vers 7 MHz apparaissent des harmoniques, notamment vers 14, 21 ou 28 MHz.

Effet du filtre passe-bas du Tuna Tin 2.

D’où le réseau LC placé en sortie : le filtre passe-bas.

Il laisse passer le 7 MHz tout en atténuant fortement les fréquences supérieures. Les versions modernisées du Tuna Tin 2 conservent naturellement ce principe.

Voilà une excellente expérience : observer le signal avant et après filtrage avec un analyseur de spectre.

Un émetteur simple ne doit jamais devenir un émetteur sale !

Et peut-on vraiment communiquer avec 500 mW ?

Absolument.

Le QRP démontre justement que la puissance ne fait pas tout. Une bonne antenne, peu de pertes dans le coaxial, un correspondant attentif et une propagation favorable peuvent permettre des liaisons étonnamment lointaines.

Le Tuna Tin 2 original a même inspiré des défis QRP et des réalisations ayant obtenu le Worked All States avec environ un demi-watt.

Sur 40 mètres, le plan de bande IARU Région 1 prévoit 7000 à 7040 kHz pour la CW, avec 7030 kHz comme centre d’activité QRP CW.

Construire un Tuna Tin 2 en 2026 ?

C’est justement là que l’expérience devient intéressante.

Deux 2N2222A, quelques résistances et condensateurs, un quartz, quelques inductances, un filtre passe-bas, une alimentation et une prise BNC suffisent pour retrouver les fondamentaux d’un véritable émetteur.

Mais aujourd’hui, nous pouvons ajouter quelque chose dont Doug DeMaw ne disposait pas aussi facilement en 1976 : nos instruments de mesure modernes.

La démarche devient alors :

Construire → brancher une charge fictive 50 Ω → mesurer la fréquence → mesurer la puissance → observer les harmoniques → vérifier le filtrage → seulement ensuite connecter l’antenne.

Le Tuna Tin 2 ne remplacera évidemment pas votre transceiver moderne. Mais pour comprendre ce qui se passe réellement entre 12 volts et une antenne, deux transistors peuvent parfois en apprendre beaucoup plus qu’un SDR à 2 000 €.

Liens et ressources utiles

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, retrouver le schéma du Tuna Tin 2 ou envisager sa construction, voici une sélection de ressources intéressantes :

  • Tuna Tin 2 original — QST, mai 1976 : l’article de Doug DeMaw, W1FB, « Build a Tuna Tin 2 », pp. 14–16, est la publication qui a lancé ce petit émetteur devenu un classique du QRP. L’ARRL confirme également que le montage original figurait en couverture de ce numéro.
    ARRL — histoire du Tuna Tin 2
  • Une adaptation avec des composants plus modernes : Doug Hendricks, KI6DS, explique comment le circuit historique a été adapté afin d’utiliser des composants plus faciles à trouver. C’est une excellente ressource pour qui souhaite réellement reconstruire le montage.
    The Tuna Tin 2 Transmitter — KI6DS
  • Schéma détaillé du Tuna Tin 2 : cette version « 35th Anniversary » montre clairement les deux 2N2222A, l’oscillateur à quartz, l’amplificateur, les valeurs des composants et surtout le filtre passe-bas de sortie. Le document indique également plusieurs tensions utiles pour le dépannage.
    QRPme — schéma Tuna Tin 2 35th Anniversary
  • Manuel de construction NJQRP : probablement la ressource la plus intéressante pour passer de la théorie à la pratique. On y trouve schéma, implantation des composants, câblage, transformateurs et procédure de mesure.
    NJQRP — Tuna Tin 2 Assembly Manual
  • Plan de bande IARU Région 1 : sur 40 mètres, la plage 7000–7040 kHz est prévue pour la CW et 7030 kHz constitue le centre d’activité QRP CW. Attention : il s’agit d’un centre d’activité, pas d’une fréquence réservée.
    IARU Région 1 — HF Band Plan
  • Réglementation radioamateur française : l’ANFR rassemble sur cette page les textes concernant les bandes attribuées, les conditions d’utilisation des installations radioamateurs et les principales références réglementaires françaises.
    ANFR — cadre juridique radioamateur

Retour sur le contact scolaire avec l’île Maurice

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

Le contact scolaire QO-100 avec l’île Maurice s’est déroulé avec succès le 5 avril 2026, malgré quelques aléas techniques qui font aussi partie de l’aventure radioamateur ! Organisée avec les collégiens du Collège Olivier de Serres de Viry-Châtillon, cette liaison a permis aux élèves d’échanger par radio avec l’île Maurice grâce au satellite géostationnaire QO-100.


🛰 Quelques défis techniques

Station QO-100

Tout ne s’est pas passé exactement comme prévu côté technique.
Notre chaîne DATV via QO-100 a malheureusement été mise hors service suite à une panne de l’émetteur : le transistor final du PA nous a lâchés lors du pointage de l’antenne.

Cependant, l’essentiel du projet reposait sur la liaison phonie via QO-100, et celle-ci a parfaitement fonctionné, permettant d’assurer le cœur de l’événement sans difficulté.


🎓 Une belle participation des collégiens

Classe ODS

Nous tenons à féliciter les collégiens du Collège Olivier de Serres à Viry-Châtillon (91), qui ont su faire preuve :

  • de calme
  • de sérieux
  • et surtout d’une grande qualité dans leurs questions

Leur implication a largement contribué à la réussite de ce contact.

L’ensemble des élèves, des professeurs ainsi que le Principal ont été ravis de cette expérience enrichissante, et se disent déjà prêts à renouveler l’opération.


🌍 Un moment de partage élargi

À l’issue des échanges, Vincent (FR5VK), depuis l’île de la Réunion, voisin de l’île Maurice, est intervenu pour saluer l’assistance, ajoutant une dimension encore plus conviviale à cet événement.

Le mot de clôture est revenu au Principal du collège, concluant cette belle rencontre sur une note très positive.


🙏 Remerciements

Nous adressons nos plus sincères remerciements à toutes les personnes qui ont rendu cet événement possible :

  • Jean-Marc (3B8DU) et son épouse Véronique (3B8AU) pour leur disponibilité et leur participation
  • Le Principal et les enseignants du collège pour leur confiance
  • Vincent (FR5VK) pour son intervention
  • Et tout particulièrement Chris (ON1RC) pour :
    • le relais de l’événement sur QO-100
    • la diffusion sur Twitch
    • et surtout ses nombreux conseils précieux, très utiles pour une première expérience de ce type

📻 Une expérience riche d’enseignements

Ce contact restera une expérience très enrichissante pour tous.
Il nous permettra également de tirer de nombreux enseignements techniques et organisationnels pour améliorer encore nos prochaines réalisations.


👉 Une chose est sûre : ce ne sera pas le dernier contact scolaire du radio-club F5KEE !

73 à tous ! 📡

Comment suivre le contact scolaire avec l’île Maurice ?

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

Le contact entre un collège de Viry-Châtillon et l’île Maurice pourra être suivi de plusieurs façons :

🕦 Rendez-vous à 11h30 (heure française) jeudi 26 mars

Lors de cet échange, 20 collégiens auront l’opportunité de poser chacun une question sur l’île Maurice.

⚠️ Les fréquences utilisées, en phonie comme en DATV, seront déterminées en fonction de l’occupation du transpondeur au moment du contact.

Contact scolaire avec l’île Maurice – Jeudi 26 mars

Contact Scolaire ile Maurice3B8DU

 

Le radio-club F5KEE a le plaisir d’annoncer l’organisation d’un contact radio exceptionnel avec l’île Maurice, qui se déroulera le jeudi 26 mars aux alentours de 11h30.

À cette occasion, nous aurons le privilège d’échanger avec Jean-Marc (3B8DU) et son XYL Véronique (3B8BAU), radioamateurs passionnés basés à Maurice.

👨‍🎓 Un moment privilégié pour les élèves
Une vingtaine de collégiens participeront activement à ce contact en posant des questions sur la vie, la culture et l’environnement de l’île Maurice. Une belle opportunité de découverte et d’ouverture sur le monde grâce à la radio !

🌍 À propos de l’île Maurice
Située dans l’océan Indien, à proximité de l’île de la Réunion, Maurice est connue pour sa richesse culturelle, ses paysages magnifiques et sa diversité.

📡 Moyens techniques mis en œuvre
Pour cette liaison, nous utiliserons le satellite géostationnaire QO-100, permettant une communication stable et accessible.
En parallèle :

  • Une transmission DATV sera réalisée via QO-100
  • Un flux vidéo en direct sur Twitch sera également proposé afin de permettre au plus grand nombre de suivre cet événement

⚙️ Les fréquences utilisées ne sont pas encore définies et seront choisies en fonction de l’occupation du spectre au moment du contact.


Nous espérons vous voir nombreux pour suivre ce moment de partage entre radioamateurs et jeunes curieux, pour cette ouverture sur le Monde !

73 de l’équipe F5KEE

Tests DATV en conditions réelles : validation réussie !

Retour Video QO100

Après plusieurs essais réalisés en laboratoire puis au shack, les premiers résultats n’étaient pas totalement rassurants. Les mesures et observations laissaient planer quelques doutes sur le comportement de la chaîne DATV en situation réelle.

Nous avons donc décidé de passer à l’étape supérieure. Ce dimanche, direction le parking du radio-club avec la parabole de 120 cm et l’émetteur DATV (100 W max) afin de relancer les essais en grandeur nature.

En nous appuyant sur le WEBSDR WideBand de la BATC, nous avons minutieusement optimisé le pointage de l’antenne vers le satellite, ajustant progressivement l’élévation et l’azimut pour obtenir le meilleur signal possible. Une fois le pointage affiné, nous avons réglé la puissance d’émission afin d’atteindre un niveau propre et stable, sans excès inutile.

Via Twitch EA2RCF

Grâce au retour vidéo disponible via le compte Twitch de EA2RCF (https://www.twitch.tv/ea2rcf_qo100_1?lang=fr), nous avons pu confirmer que notre émission DATV était bien reçue, avec des résultats très satisfaisants.

Ces essais concluants nous permettent désormais d’engager cet équipement DATV pour la retransmission de l’événement via le transpondeur Wideband de QO-100, tandis que le contact radio avec l’Île Maurice se déroulera sur le transpondeur Narrowband de QO-100, comme prévu le 26 mars.

Ont participé à ces tests : Christophe F4CQA, Sébastien F4JLK, Michel F4DWE et Freddy F4LER.

Station DATV QO-100

Classes de soudures

Nous poursuivons avec plaisir notre collaboration avec le Collège Olivier de Serres, situé sur le plateau de Viry-Châtillon. Dans le cadre de ce partenariat, nous nous sommes engagés à accompagner le professeur de technologie lors de séances d’initiation à la soudure.

Ces ateliers, destinés aux élèves de 5ᵉ, sont organisés par groupes de 10 à 12 participants. Leur objectif : réaliser une toupie électronique qui s’illumine lorsqu’on la met en rotation. Un projet ludique et motivant qui permet aux collégiens de découvrir concrètement l’univers de l’électronique.

Du côté du Radio-Club F5KEE, trois membres ont pris part à ces séances : Eric F4LHJ, Patrick F4FHK et moi-même, F4LER. Notre présence a permis d’aider les jeunes constructeurs à surmonter les petits pièges classiques de la soudure débutante : ponts de soudure entre deux pastilles, composants montés à l’envers comme des transistors ou des LED, etc.

À ce jour, deux groupes ont déjà terminé leur toupie électronique avec succès, et sont repartis fièrement avec leur première réalisation technique entre les mains. Une belle expérience pour eux comme pour nous !