POTA : 10 QSO avant l’apéro ! (4/9)

Banniere POTA 10 QSO

Dans notre précédent article, « POTA : quelle antenne planter dans le décor ? », nous avons comparé EFHW, dipôle, verticale et fouet raccourci afin de choisir une antenne adaptée au terrain.

Cette fois, tout est prêt. La batterie est chargée, l’antenne est en l’air, le ROS est raisonnable et le carnet de trafic attend son premier indicatif.

Il ne reste plus qu’un petit détail : faire des QSO !

Pour réussir une activation POTA, il faut en réaliser au moins 10 au cours d’une même journée UTC. Voyons comment mettre toutes les chances de notre côté sans transformer notre paisible sortie au vert en concours international. (docs.pota.app)

Avant CQ : choisir la bonne bande

Avec une station multibande, inutile de s’obstiner sur une bande qui semble complètement fermée.

Le 40 m sera souvent intéressant pour des liaisons relativement régionales, tandis que le 20 m constitue une excellente bande généraliste permettant régulièrement des contacts européens et DX. Lorsque la propagation le permet, 17, 15 et 10 m peuvent réserver de très belles surprises.

Mais propagation, saison, heure et activité solaire changent constamment la donne.

Le meilleur instrument reste donc encore… le bouton du VFO. Écoutez quelques minutes différentes bandes : balises, stations entendues et niveau d’activité donnent déjà de précieuses indications.

POTA autorise toutes les bandes auxquelles votre licence vous donne accès, y compris les bandes WARC : POTA n’est pas un contest. (docs.pota.app)

Une fréquence libre… vraiment libre ?

Vous trouvez enfin un petit coin tranquille.

Avant de lancer un enthousiaste « CQ POTA ! », écoutez suffisamment longtemps pour vérifier qu’aucun QSO n’est déjà en cours.

Demandez ensuite :

« Cette fréquence est-elle occupée ? »

En CW, on utilisera généralement QRL?

La documentation officielle POTA recommande précisément cette procédure et rappelle qu’il n’existe pas de fréquences POTA réservées ou recommandées. (docs.pota.app)

De la station au premier CQ POTA

Du montage au premier QSO POTA : installez et vérifiez la station, écoutez la bande, choisissez une fréquence réellement libre, spottez votre activation puis lancez votre CQ POTA. Une fois le premier indicatif inscrit dans le log, il n’en reste plus que neuf pour atteindre les 10 QSO de l’activation !

Se spotter : allumer le phare

Vous pouvez appeler CQ pendant vingt minutes en espérant qu’un radioamateur passe par hasard sur votre fréquence.

Ou indiquer aux Hunters exactement où vous êtes !

POTA autorise explicitement l’auto-spot. Sur le site POTA, l’activator peut signaler sa présence avec son indicatif, sa référence, sa fréquence et son mode. Les Hunters consultant la liste des spots savent alors immédiatement où venir vous chercher. (docs.pota.app)

Si vous n’avez pas accès à Internet, demandez simplement à l’un de vos premiers correspondants de vous spotter. C’est même une recommandation du guide officiel. (docs.pota.app)

Un spot reste normalement visible environ 30 minutes après le dernier spot ou re-spot. (docs.pota.app)

CQ POTA !

Il est maintenant temps d’appuyer sur le PTT :

« CQ POTA, CQ POTA, ici F4XXX portable, F4XXX portable, Parks on the Air, à l’écoute. »

POTA n’impose aucun échange particulier. Indicatif et informations nécessaires au log suffisent ; un report peut naturellement être échangé comme lors d’un QSO classique. (docs.pota.app)

Vous pouvez annoncer votre référence régulièrement pour renseigner les stations qui découvrent votre appel directement sur la bande.

Et n’oubliez pas : vous êtes dehors pour vous amuser. Rien n’interdit de discuter quelques instants lorsque le trafic est calme.

Au secours, ils répondent tous !

Vous venez de vous spotter.

Un appel…

Et cinq indicatifs arrivent simultanément !

Bienvenue dans votre premier pile-up POTA.

Pas de panique. C’est votre activation et vous imposez le rythme. Le guide POTA conseille justement de contrôler son pile-up et suggère, lorsque nécessaire, d’appeler certaines catégories de stations : QRP, mobiles, autres parcs pour les P2P, etc. (docs.pota.app)

Vous n’avez compris que la fin d’un indicatif ?

« La station se terminant par ABC seulement… »

Loguez le contact, confirmez l’indicatif et passez au suivant.

Lorsque beaucoup de stations attendent, des échanges courts permettent à chacun d’avoir sa chance.

Comment gérer un pile-up POTA ?

Gérer un pile-up POTA sans perdre le fil : écoutez, isolez un indicatif ou un groupe de stations, répondez clairement, loguez le QSO puis passez au suivant. L’Activator garde la maîtrise du rythme : quelques échanges courts, de la méthode et un peu de patience permettent souvent d’atteindre rapidement les 10 QSO.

8 QSO… et plus personne !

Voici le moment où commence la chasse aux deux derniers contacts.

Première chose : ne démontez surtout pas !

Vérifiez que votre spot indique toujours la bonne fréquence. Lancez quelques nouveaux appels. Écoutez si la propagation a changé.

Toujours rien ?

Changez de bande.

Un QSO sur 40 m et un autre avec la même station sur 20 m peuvent être considérés comme des contacts distincts dans les conditions prévues par POTA. Les doublons strictement identiques sur une même journée UTC sont en revanche éliminés lors du traitement des logs. (docs.pota.app)

Et surtout, regardez les spots des autres activators.

Aucun QSO ? Le plan B !

Plus personne ne répond ? Passez au plan B ! Vérifiez d’abord la radio, l’antenne et votre spot, puis écoutez la propagation, changez de fréquence ou de bande et recherchez les activators disponibles pour tenter un P2P. En POTA, mieux vaut adapter sa stratégie que simplement augmenter la puissance !

P2P : activator cherche activator

Vous apercevez F1ABC qui active un autre parc sur 14,250 MHz ?

Allez le contacter !

Vous venez de réaliser un Park-to-Park (P2P) : un QSO entre deux activators. (docs.pota.app)

Notez soigneusement la référence POTA du correspondant. Il est fortement recommandé de l’enregistrer dans le champ SIG_INFO du fichier ADIF pour obtenir correctement les crédits P2P, particulièrement lorsque plusieurs références sont impliquées. (docs.pota.app)

C’est également une excellente méthode pour aller chercher les quelques QSO qui vous manquent.

Et si je n’atteins pas 10 ?

Supposons que la pluie arrive à 9 QSO.

L’activation n’atteindra pas le seuil requis pour être considérée comme réussie.

Mais envoyez quand même votre log !

POTA recommande de transmettre également les logs des tentatives incomplètes afin que les Hunters contactés obtiennent leurs crédits. (docs.pota.app)

Vos neuf QSO n’auront donc pas été inutiles.

SSB, CW, numérique… et même satellite

Rien ne vous oblige à rester en phonie.

La CW est redoutablement efficace avec quelques watts. Les modes numériques peuvent permettre des contacts lorsque les signaux deviennent difficiles.

Et il existe une subtilité amusante : les contacts réalisés via un répéteur terrestre ne sont pas admissibles, mais les contacts via satellite radioamateur sont autorisés par POTA. (docs.pota.app)

Voilà qui ouvre quelques perspectives pour une future expérimentation !

10 QSO : mission accomplie !

Le dixième indicatif vient d’entrer dans le log.

Activation réussie !

Mais rien ne vous oblige à couper immédiatement la radio. Les dix QSO constituent un minimum, pas une limite.

Continuez à répondre aux Hunters, changez de bande, recherchez quelques P2P ou essayez une autre antenne.

Car finalement, une activation réussie ne devrait peut-être pas se mesurer uniquement au nombre de lignes dans un fichier ADIF.

Si vous avez installé votre station au vert, réalisé quelques beaux contacts et déjà envie de recommencer…

le véritable objectif POTA est probablement atteint.

Pour aller plus loin

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