Clé en T

Clé de manipulation, dite clé en T (version02)

L’idée de base est d’utiliser un principe mécanique simple, définissant parfaitement la position médiane de la clé,
et ne demandant pas de précision d’usinage.
La matière première utilisée, du plexiglas de 4 et 6 millimètres d’épaisseur. Ainsi pas copeaux salissants.

Principe:

La pièce 1 en plomb, alvéolée pour les têtes de vis, supporte le tout. Sa dimension dépend de votre boîtier si vous en utilisez un.
Son rôle est de lester le manipulateur.
La pièce 2 est un socle fixe donnant la référence de la position de repos.
La pièce 3 est une potence qui porte les contacts fixes et fixe la pièce 2 sur la pièce 1.
La pièce 4, le T, est mobile autour d’un axe fait de 2 roulements superposés 2 petits morceaux de plexiglas sont collés sur 4 formant une palette.
La pièce 5 pousse le ressort 7 diamètre 6 à 7 m/m , grâce à un petit piston 6 et une vis de 3 m/m.
La pièce 8 est une plaque libre légèrement biseautée comportant 4 petites billes 9 venant d’une roue libre de vélo.
Elle est pressée contre 2 et 4 par le ressort 7 Ainsi 2 et 4 se trouvent dans le plan défini par les quatre points (billes) de 8.
Il n’y a qu’une seule position stable de 4 , c’est quand les 4 billes sont en contact avec 2 et 4.

La vis 12 est une vis de 4 m/m qui fixe les roulements 10 sur la pièce 4 par l’intermédiaire des rondelles 11.

cleTcouleur.jpg

Réalisation:

Les contacts fixes (vis de 3) 16 sont vissés sur la potence 3, un contre-écrou les immobilise et bloque une cosse à souder pour les 2 fils
d’utilisation, points et traits.
Les 2 contacts mobiles 14 sont 2 petits rivets à tête plate enfoncés dans 4 et collés à la cyanolite et reliés ensemble à la masse,
La pièce 2 est percée à 9 m/m pour recevoir les 2 petits roulements emboîtés à force et maintenus par un grain 13 de 3 m/m
s’il y a lieu (trou trop grand ..) Insérer une petite rondelle 11 de chaque côté des roulements pour que 4 et l’écrou n’appuient pas sur la cage
des roulements et laissent un espace de 1 m/m entre 11 et 4.
Les quatre empreintes (trous borgnes) de 8 immobilisent les billes.
Si besoin mettre une goutte de cyanolite.
Toutes les vis de fixation sont des vis de 3, les pièces en plexiglas étant taraudées.
Les deux pattes de la palette de manipulation sont collées par une goutte de trichloréthylène ou cyanolyte et pressées ensemble.
Si les surfaces sont polies, le collage est invisible.
Les pièces en plexiglas seront polies avec du papier potée et finies au « Miror »
Une semelle de plomb laisse la place aux têtes de vis.
Si vous mettez la clé dans un boîtier, mettez la clé à l’intérieur et la semelle de plomb dessous,
le fond du boîtier étant pincé entre la semelle 1 et les pièces 2 et 5.

cleTmontage.jpg

cleTdetail.jpg

Mise en forme des différentes parties:

cleTusinage.jpg

Si vous avez bien suivi, voici le résultat:

cleTphoto.jpg

Passons maintenant à la partie électronique…
Ce manipulateur électronique est le frère du MAN7 paru dans RADIO-REF de juillet 1998.
Pour éviter des difficultés lors de retours HF dans le shack, il y a deux transistors en entrée.
Il génère les points et les traits à vitesse variable ainsi que l’écoute latérale, au moins utile pour s’entraîner.
La tension d’alimentation va de 4V à 15 V. Les valeurs des composants sont pour Val=12V. pour autre tension, ajuster R4 et R6,
la fréquence des oscillateurs augmentant quand la tension diminue.
Le cœur du montage est le circuit M1 (4015) CMOS constitué de deux registres à décalage, appelés SHIFT, M1a et M1b.
L’horloge est donnée par M3 dont la fréquence est ajustée par le potentiomètre P1.
Au repos, les deux SHIFTs sont à zéro.
Quand la clé est sur le contact TRAIT, à chaque top d’horloge, le « 1 » se propage sur M1-5, puis M1-4 puis M1-3.
Ces trois états sont sommés par M2 (14071), qui par D1 sature le transistor T1 de sortie.
En même temps par M2-10, le M1b est maintenu à zéro pour ne pas éventuellement mélanger trait et point.
Au quatrième top d’horloge, M1-10 passe à son tour en « 1 » ce qui remet à zéro M1a.
Si la clé est toujours sur le contact TRAIT, le cycle recommence avec trois unités de trait et une unité de repos.

Quand la clé est sur le contact POINT, au premier top d’horloge M1-13 passe en « 1 » ce qui par D2 sature T1 et par M2-11 maintient le SHIFT1 à zéro.
Au deuxième top d’horloge, M1-12 passe en « 1 » ce qui remet à zéro le SHIFT2, donc un point plus un espace sont générés. Dans les deux cas, c’est le temps de transit dans M1 et M2 qui défini la durée de l’impulsion de remise à zéro, 100 nano à 12V et 200 nano à 5V. L’écoute latérale est faite par un oscillateur M3 dont la fréquence est ajustable par R7. R10 est à ajuster en fonction de votre écouteur.
Il existe en deux versions, pour circuits intégrés DIL ou CMS.
Version DIL: Les éléments sont câblés normalement, les straps côté éléments.
Version CMS: Les éléments sont soudés coté cuivre, les straps face opposée.

Consommation suivant la tension d’alimentation et P1 réglé à 10 K Ohms

V alim. I milli Amp
au repos
I milli Amp
points
Vitesse
mots minute
3 0,05 0,40 24
5 0,10 0,65 20
9 0,42 1,50 17
12 0,85 2,30 15

MAN8.jpg

MAN8DIL.jpg

MAN8DILCU31b.jpg

Version CMS:

Man8cms.jpg

MAN8Cmscu1b.jpg

cmsphoto.jpg

On referme l’ensemble, et voici la clé QRV pour le trafic.

clefinie.jpg

Bonne réalisation…!

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